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Critique d'album

Moving Gelatine Plates


Moving Gelatine Plates


(00/00/1971 - CBS - Rock progressif / jazz fusion - Genre : Rock)
Produit par

1- London Cab / 2- X?25 / 3- Gelatine / 4- Last Song / 5- Memories
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Débuts canterburyens pour le rock progressif français"
François, le 14/03/2021
( mots)

Alors que le rock progressif est en plein essor, la France demeure, au début des années 1970, une périphérie du genre, surtout si on la compare aux voisins continentaux – aux Pays-Bas, à l’Italie ou à l’Allemagne. Mais qui dit marge ne dit pas forcément désert. En effet, il existe un certain nombre de formations qui émergent et s’engouffrent dans ce genre complexe : en le mêlant avec du rock plus conventionnel et de la pop (Martin Circus, Triangle), en s’engouffrant dans des sentiers qui n’attendaient que d’être explorés (Magma, évidemment, et Ange qui en est à ses balbutiements dans son style théâtral), ou en perpétuant les sonorités psychédéliques (Ophiucus). 


Néanmoins, une réelle dynamique se créé autour de la scène de Canterbury, courant porté notamment par Soft Machine et Caravan, qui mêle rock, pop et jazz dans des agencements complexes et variés. Ces formations connaissent un vrai succès en France, notamment Soft Machine qui, en 1967 avait marqué Saint-Tropez puis les grandes salles parisiennes, si bien que la presse française lui promettait l’avenir des Beatles. Plus encore, la présence de David Aellen sur le territoire et la formation Gong infusent l’esprit de cette scène particulière. Il est alors évident que des groupes locaux s’inspirent de ce courant : on peut en citer deux, Ame Son et Moving Gelatine Plates qui nous intéresse ici. 


Relativement apprécié par le public, le groupe était invité avec ses compatriotes Alice et Ame Son au festival de Biot en 1970, branché rock et jazz, où étaient programmés, entre autres, King Crimson, Soft Machine, Frank Zappa. A la même période, il enregistre son premier album signé chez CBS, sobrement intitulé Moving Gelatine Plates


Evidemment, l’illustration de la pochette comme le nom étrange du groupe (issu d’une œuvre de Steinbeck) donnent des indices sur l’univers musical qui est proposé par Didier Thibault, Gérard Bertram, Maurice Helmlinger et Gérard Pons. Cela risque d'être déstabilisant. 


En effet, deux grandes dynamiques portent le groupe dans l’écriture des morceaux. D’une part, une attention réelle portée au rythme, souvent alambiqué, avec de multiples transitions et changements parfois brusques, qui surprennent l’auditeur et le sortent de toute léthargie. D’autre part, un refus du silence au profit des déluges de notes sans interruption, les talents du multiinstrumentiste Maurice Helmlinger aidant ("London Cab" où le saxophone est en transe) à rendre cette densité sonore tout à fait cohérente. 


S’il possède indéniablement une touche jazz affirmée, parfois free, flirtant grandement avec la scène de Canterbury et adepte d’expérimentations sonores (l’introduction de "London Cab", les voix accélérées) Moving Gelatine Plates ne sacrifie pas la mélodie et infuse des traits heavy à travers un grand usage de la guitare électrique. On est bien au carrefour des genres, quand le rock ne s'imposait aucune barrière, aucune convention, en matière d'explorations stylistiques. 


On sera donc porté par des morceaux aux structures aussi denses que complexes comme "Gelatine" et son jazz-rock cotonneux (quelle ligne de basse !). Le solo de batterie de "Last Song" puis les nappes d’orgue, les dissonances et syncopes de son introduction, les joutes instrumentales de la guitare et du saxophone : voilà un titre de quinze minutes varié et insolite. 


Si l’Ecole de Canterbury est anglaise, le style Canterbury déborde de ses frontières pour atteindre le continent et notamment la France, à travers des groupes transnationaux (Gong) ou locaux (Moving Gelatine Plates quoique celui-ci, comme Ame Son, est intimement lié à Gong par des circulations humaines). Loin d’être anecdotique, cette déclinaison est talentueuse, offrant une des premières œuvres progressives pour le pays, d’une qualité indéniable. 


 

Commentaires
ditibo, le 14/03/2021 à 23:24
Merci de tant d'honneur ! Amicalement, Didier THIBAULT.
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Album de la semaine

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