↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Diamond Head


Lightning to the Nations 2020


(20/11/2020 - - Classic Heavy - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Lightning to the Nations / 2- The Prince / 3- Sucking My Love / 4- Am I Evil? / 5- Sweet and Innocent / 6- It's Electric / 7- Helpless / 8- No Remorse / 9- Immigrant Song / 10- Sinner / 11- Rat Bat Blue
Note de /5
Vous aussi, notez cet album ! (0 vote)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 3.5/5 pour cet album
"Périlleux mais très réussi, Diamond Head réenregistre son album culte pour célébrer ses quarante ans"
François, le 21/12/2020
( mots)

Manowar s’y était risqué et s’en était mordu les doigts, Focus avait réenregistré ses Golden Oldies, Saxon aussi (Heavy Metal Thunder, 2002) sans qu’un album dans son intégralité ne connaisse une cure de jouvence … Diamond Head se lance donc dans l’entreprise hautement risquée qui consiste à réenregistrer un ancien opus, de préférence le plus culte, dans des conditions modernes aussi bien en termes de production que de composition du groupe. Risqué car ils ne sont pas à l’abri de rendre une copie bien pâle par rapport à l’original. De même, ils peuvent – et ils vont – se confronter aux vieux fans qui préféreront, immanquablement, la première version avant même d’avoir écouté la nouvelle. Les puristes … Et on ne parle même pas de ceux qui se demandent pourquoi cette formation inconnue reprend Metallica …


En effet, Diamond Head, fleuron de la New Wave of British Heavy Metal, a connu un succès modeste au début des années 1980, mais une vraie popularité quand la bande de Lars Ulrich les a cités comme source d’inspiration puis a repris le fameux "Am I Evil" (ainsi que la plupart des autres morceaux de l'album, souvent en B-sides de singles). D’ailleurs, en plus de ce disque, le groupe a ajouté quatre reprises, dont une de Metallica ("No Remorse"), histoire de renvoyer la pareille et de leur adresser un clin d’œil. On pourra ainsi suivre les soubassements musicaux de Diamond Head qui trouvent racines chez les grands noms du Hard-Rock et des débuts du Heavy-Metal des 1970’s : "Immigrant Song" de Led Zeppelin, magistralement repris et rehaussé d’un chorus dantesque, un "Sinner" de Judas Priest très maîtrisé et "Rat Bat Blue" de Deep Purple. On plonge ainsi dans l’histoire du groupe à travers des versions modernisées quoique très fidèles aux originaux. 


Mais revenons au cœur du sujet avec la refonte de Lightning to the Nations, leur premier album sorti en 1980, il y a quarante ans, et demandons-nous – après tout c’est la seule question qui se pose réellement face à une telle entreprise – si cela était justifié. Paradoxalement, on ne peut y répondre qu’après avoir entendu le résultat, sauf si on possède une mentalité un peu étriquée, telle que nous le décrivions plus haut. Tout de même, un argument pouvait être agité avant même d’avoir glissé le disque dans le lecteur : le nouveau chanteur Rasmus Bom Anderson. Depuis trois albums, le Danois fait forte impression, il était même époustouflant sur The Coffin Train – un album tellement réussi qu’on pouvait être tenté d’avoir une position iconoclaste en le déclarant meilleur opus du groupe. La technique d’Anderson est impressionnante ; il allie puissance, capacité à adopter les gimmicks du Metal (hurlements, "huh" …) tout en possédant un chant assez clair, justesse, variation de registre. Et franchement, à écouter les performances live, il ne semble pas avoir besoin de grandes retouches en studio. 


Du reste, l’album gagne ici une production moderne et vraiment intéressante : il est clair qu’on pourra toujours trouver du charme à celle de 1980 qui lui donne une beauté désuète, mais qui était honnêtement faiblarde. On est donc face à une véritable refonte sonore de Lightning to the Nations associée à un travail sur les morceaux assez fidèle : les auditeurs rétifs aux 1980’s pourront donc trouver un intérêt à cette démarche, quand les plus aguerris ne pourront qu’être impressionnés par cette nouvelle version. Diamond Head connait une nouvelle jeunesse et témoigne à nouveau de cette vitalité en offrant un œuvre plus riche, plus agressive, plus grandiloquente, plus intense. 


Mais il y a quelques nuances dans les nouveaux enregistrements que nous voudrions exposer à travers un exemple, l’incontournable "Am I Evil". Une remarque a été faite sur le tempo, plus lent que sur la première version. Il semble que la volonté soit de lui donner une puissance plus lourde par ce ralentissement, afin de le rendre plus épique. L’ajout d’arrangements orchestraux semble confirmer cette hypothèse. Le résultat est enchanteur et le titre trouve peut-être ici sa meilleure version. 


Il y a le coup marketing d’un côté, rarement synonyme de réussite, et, de l’autre, la volonté plus louable de revisiter son répertoire en lui redonnant des couleurs. Il semble que Diamond Head soit dans cette seconde perspective, d’autant plus justifiée que la formation actuelle fonctionne avec une osmose et une énergie débordante. Ceux qui aiment le groupe comme ceux qui veulent découvrir leur premier album dans une version mise au goût du jour trouveront ici de quoi satisfaire leur envie. Tout amateur de Metal sera au moins intrigué sinon complétement convaincu par cet opus. Une célébration digne de ce nom et de ce grand album de l’histoire de la NWOBHM. 


 

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Critique d'album

Diamond Head


The Coffin Train


Album de la semaine

The Killers


Pressure Machine


"

Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

"
À lire également
Compte-rendu de concert