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Critique d'album

Porridge Radio


Every Bad


(13/03/2020 - Secretly Canadian - Indie rock ; post-punk - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Born Confused / 2- Sweet / 3- Don't Ask Me Twice / 4- Long / 5- Nephews / 6- Pop Song / 7- Give/Take / 8- Lilac / 9- Circling / 10- (Something) / 11- Homecoming Song
Note de 3.5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Porridge Radio, la nouvelle révélation du rock britannique"
Franck, le 18/12/2020
( mots)

Bien qu’un peu plus dispersée qu’à une époque, la scène britannique reste un incroyable vivier pour la musique rock, voyant régulièrement émerger des groupes à potentiel voire de véritables phénomènes. C’est dans ce contexte propice que la jeune Dana Margolin écrit ses premières chansons depuis sa chambre, s’inspirant dans un premier temps des bords de mer de Brighton (sud de l’Angleterre) puis en allant plus loin dans l’expression de ses sentiments. Pour concrétiser cette vocation, cette dernière est rejointe par Georgie Stott (clavier), Maddie Ryall (guitare) et Sam Yardley (batterie) pour former Porridge Radio en 2015. Après un premier album intitulé Rice, Pasta and Other Fillers, le groupe se fait remarquer et signe sous le label Secretly Canadian (connu entre autres pour héberger des groupes comme The War on Drugs) avant de revenir en 2020 avec l’album Every Bad. Ce nouvel effort, qui a rapidement été mis en avant par la presse spécialisée (Pitchfork en tête), s’avère être une très belle vitrine pour le rock indépendant.


Comme son nom l’indique, Every Bad ne verse pas dans la joie et la bonne humeur. Les onze titres qui le composent nous laissent difficilement indifférents tant le groupe joue sur la fibre émotionnelle de manière authentique et sincère. Sincère, c’est le terme qui vient immédiatement à l’esprit à l’écoute de Porridge Radio. Ces derniers assument pleinement leurs influences - on trouvera par-ci par-là des éléments rappelant la folie des Pixies ou encore PJ Harvey dans sa période 90’s - et font preuve d’une intensité rare par le biais d’une musique rock à fleur de peau. La leader Dana Margolin n’est pas du genre à intérioriser ses sentiments ni à jouer dans la demi-mesure. Bien au contraire, la jeune britannique se livre avec rage et fragilité à travers des textes personnels - souvent répétés en boucle avec une intensité crescendo - et une musique qui se veut intimement directe et spontanée, quitte à paraître parfois anxiogène. 


Cet état d’esprit contradictoire se matérialise dès le réjouissant "Born Confused" qui introduit l’album. Malgré des textes parfois désabusés ("I'm bored to death… And maybe I was born confused" / "Je m’ennuie à mourir… et peut-être que je suis née confuse") l’auditeur se voit emporté par une section rythmique délicate et une partition lumineuse. La voix de Dana Margolin se fait d’abord chaleureuse en jouant sur une tonalité grave quasi androgyne, avant de répéter "Thank you for leaving me, thank you for making me happy" de manière de plus en plus incisive. 


Nous plongeons peu à peu dans l’univers tortueux et expressif des natifs de Brighton avec le morceau "Sweet" qui débute sur une ambiance plus inquiétante et aboutit sur un refrain tonitruant dans la plus pure tradition noise rock. Tout au long de l’album, le groupe utilise judicieusement les chœurs et différentes superpositions de voix, donnant l’impression de rentrer dans l’esprit de la chanteuse, comme si ce trop-plein d’émotions incompatibles faisait écho. De là à avancer un caractère introspectif, il n’y a qu’un pas. 


Alternant les styles au gré des humeurs, le groupe nous délecte des sonorités vintages de "Give/Take", des ballades plaintives post-punk de "Long" et de la pop immédiate de "Don’t Ask Me Twice" dont le refrain se voit interrompu brutalement par une déferlante rageuse. Le groupe nous offre deux moments de grâce avec le touchant et langoureux "Pop Song" empli de sa mélancolie contagieuse, puis avec l'intense "Lilac", véritable point culminant de cette ascension émotionnelle.


Porridge Radio se permet également quelques originalités plus ou moins réussies : on retiendra le très plaisant "Circling" qui en plus d’étoffer sa partie instrumentale intègre un air de valse ; mais aussi l’interlude "(Something)" - au goût plus discutable - dont le chant modifié à l’auto-tune annonce peut-être des productions futures aux sonorités plus électroniques. Le titre "Homecoming Song" qui clôt cet album semble aller dans cette direction.


Vous l’aurez compris, l’écoute de Every Bad ne laisse pas insensible. Porté par la charismatique Dana Margolin, les Anglais de Porridge Radio nous servent une musique spontanée dépourvue de filtre et de toute facilité d’écriture. On trouvera de la fougue dans la simplicité, de la douceur dans les moments de rage, du calme dans l’agitation, et c’est surement cette contradiction qui représente le mieux ce jeune groupe. Malgré un léger manque de maîtrise sur certains aspects - quelques longueurs et choix discutables - Porridge Radio mérite amplement les louanges portées à son attention. Le meilleur restant probablement à venir !

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Commentaires
DiegoAR, le 18/12/2020 à 15:09
Belle découverte grâce à ta chronique ! Chouette album globalement, je te rejoins sur l'influence PJ Harvey palpable. Par contre (Something) m'a totalement fait sortir du trip, j'avoue ne pas avoir compris le délire autotuné!
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