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Steven Wilson : l'homme qui se cache derrière Porcupine Tree


Nicolas, le 10/03/2009

Steven Wilson : une certaine conception du rock


Artiste accompli, Steven Wilson est omnipotent dans toutes ses compositions : songwriting, arrangements, chant, mais également interprétation instrumentale. Wilson joue bien sûr de la guitare (qu'il a apprise plus ou moins en autodidacte) et utilise actuellement une Paul Reed Smith customisée lors des lives de Porcupine Tree, bien qu'il possède également une Les Paul et une ESP Stratocaster. Il joue aussi de la basse, est un très bon pianiste/claviériste et maîtrise également le Mellotron. Outre ses talents d'artiste, Steven Wilson est également producteur autoformé et ingénieur du son. Après avoir commencé à produire ses propres enregistrements, il a été sollicité par d'autres musiciens afin qu'il encadre leurs albums. Parmi eux : Opeth (Wilson a produit trois albums de ce groupe : Blackwater Park, Deliverance et Damnation), Marillion (quelques titres mixés sur Marillion.com et Marbles), Anja Garbarek, et même les français de Ange. Il produira également le prochain album d'Orphaned Land ainsi que celui d'Anathema.


En tant qu'ingénieur du son, Steven Wilson s'est fait une spécialité des remix audio 5.1. Comme mentionné précédemment, presque tous les albums de Porcupine Tree et de No-Man possèdent un remix spatialisé multicanal. Les qualités de Wilson à ce poste sont réelles : l'homme a reçu en 2005 le Surround Music Awards for "Best Made-For-Surround Title" pour son remix 5.1 de Deadwing, et le disque a été placé à la deuxième place du palmarès 2005 des DVD audio par le magazine Sound & Vision, le référent incontournable en équipement audio et high tech aux Etats Unis (derrière le remix du Get Behind Me Satan des White Stripes). En 2007, Fear Of A Blank Planet a été nominé aux Grammy Awards dans la catégories des meilleurs remixs surrounds. Couronnement de tout ceci : Wilson a été choisi par King Crimson pour remixer spatialement l'ensemble du catalogue d'albums du groupe en vue d'une sortie prochaine dans le commerce.

En terme de support, Steven Wilson s'est tourné d'emblée vers le DVD audio (DVD-A), et n'a jamais utilisé le SACD. Néanmoins, depuis cette année, Wilson propose également ses remixs spatiaux en DTS, c'est à dire dans un format lisible sur des platines de DVD traditionnelles (puisque le DVD-A nécessite un lecteur spécifique pour pouvoir le lire). Ainsi, Insurgentes est proposé d'emblée en coffret de 2 disques : un CD audio traditionnel et un DVD comportant le remix spatial DVD-A, le remix spatial DTS (lisible donc sur n'importe quelle platine DVD) ainsi que des clips et des extraits d'un court métrage à venir qui sera réalisé pour l'occasion par Lasse Oile.



Wilson est connu pour être un boulimique de musiques en tous genres. Jeune, il écoutait tout ce qui lui tombait sous l'oreille, mais il s'est très vite passionné pour le metal et plus particulièrement pour la NWOBHM. Le metal reste une grande source d'influence pour lui, et il cite fréquemment comme références des groupes comme Opeth, Mastodon, Neurosis, Meshuggah et les français de Gojira. Chez ses parents, on écoutait plutôt du progressif : Pink Floyd bien sûr, mais aussi Genesis, King Crimson ou Yes, ce qui l'a conduit à apprécier également la musique psychédélique et avant-gardiste. On le sait également amateur de post punk (notamment Joy Division et The Cure), de Krautrock (Tangerine Dream, Neu!, Can), d'électro (Squarepusher, Aphex Twin, Klaus Schulze), d'indu (Trent Reznor / Nine Inch Nails revient le plus fréquemment), de techno, de drone, d'ambient, mais aussi de hip hop. Plus tard, Steven Wilson a avoué éviter systématiquement le mainstream et tout ce qui peut globalement passer à la radio, préférant se consacrer à des musiciens peu connus mais dont il apprécie particulièrement les styles. Une exception de taille à cet axiome : Radiohead - en général, et Thom Yorke - en particulier, sont fréquemment cités par Wilson comme des influences majeures sur son style musical (notamment les albums The Bends et OK Computer). Pour l'anecdote, il a récemment écrit une critique élaborée de l'album In Rainbows pour l'édition mexicaine de Rolling Stone. Enfin, dans un tout autre registre, Wilson est un fan ouvertement déclaré et un fervent admirateur du cinéaste David Lynch et de ses ambiances visuelles et sonores.


Steven Wilson a une vision bien particulière du marché du disque. Farouche opposant de la dématérialisation de la musique, il est convaincu que c'est par l'objet que l'avenir du marché musical se fera, et que les consommateurs actuels ne sont plus prêts à délier leur bourse pour une vulgaire boîte en plastique possédant à peine un artwork fait d'une photo oiseuse et saupoudré de quelques paroles de chansons. Voilà pourquoi il n'hésite pas à offrir à ses fans une foule d'éditions limitées de ses albums ainsi que des artworks de qualité, des goodies variés, des packagings agréables et des éditions Deluxe ou en tirage limité. Les remixs 5.1 de ses albums rentrent également pour partie dans cette perspective. Cela va encore plus loin, car Wilson porte en horreur les baladeurs mp3, et tout particulièrement les i-Pods qu'il considère comme le vecteur de propagation principal de la paupérisation du disque en tant que concept. Avec beaucoup d'humour, il a d'ailleurs mis en ligne sur YouTube et sur son site personnel quelques bandes annonces promotionnelles de son album solo (Insurgentes) où on le voit détruire un iPod par différents moyens : marteau, chalumeau ou encore arme à feu ! Malgré les réticences qu'il présente face aux téléchargements, il a néanmoins consenti à distribuer certains titres de Porcupine Tree en version digitale pour tenter de toucher une frange un peu plus large de son public, et permettre à ceux qui ont déjà acquis un album de pouvoir profiter de certaines éditions spéciales et titres inédits sans avoir à passer une seconde fois à la caisse en payant plein pot. La dématérialisation des produits artistiques et leur banalisation par leur libre accès via internet est un thème qui revient de façon récurrente sur Fear Of A Blank Planet.


Depuis plusieurs années, Wilson envisage de former un supergroupe avec Mickael Akerfeldt (chanteur d'Opeth) et Mike Portnoy (batteur de Dream Theater). Actuellement, le projet semble au point mort...

Wilson est très discret quant à sa vie personnelle et familiale. On ne lui connait pas de compagne officielle. Pas de frasques à déplorer, pas de délinquance, pas d'addictions, pas de drogues ni d'alcool.

Enfin, Steven Wilson a une particularité en live : il se produit toujours les pieds nus. Pour expliquer ce "caprice", il affirme avoir toujours eu des difficultés à porter des chaussures lorsqu'il était enfant, et il prétend qu'il préférait à cette époque marcher pieds nus à longueur de journées. Autre avantage : cette bizarrerie lui permettrait d'utiliser plus facilement les différentes pédales de ses guitares. Pour éviter de se meurtrir les extrémités, Wilson utilise toujours un tapis sur scène.
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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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