↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

The Datsuns


Smoke & Mirrors


(02/10/2006 - Hell Squade Records/V2 - Garage/Hard Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Who Are You Stamping Your Foot For ? / 2- System Overload / 3- Waiting For Your Time To Come / 4- Stuck Here For Days / 5- Maximum Heartbreak / 6- All Aboard / 7- Such A Pretty Curse / 8- Blood Red / 9- Emperor's New Clothes / 10- Too Little Fire
Note de 3/5
Vous aussi, notez cet album ! (18 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 3.5/5 pour cet album
"Le dernier opus de ce groupe de hard rock-garage toujours aussi jouissif"
Maxime, le 11/12/2006
( mots)

Les Datsuns sont le meilleur groupe du monde. Mais le monde le sait-il ? Compagnon de hype de la première vague rock’n’roll des années 2000 avec les Strokes, les White Stripes et les Vines (et de toute la légion en The qui cavale derrière), le combo néo-zélandais, à l’instar des Bellrays, n’a jamais récolté les fruits de son labeur tandis que la gloire s’abattait sur les autres. Prévisible au fond, tant les Datsuns semblent s’en contrefoutre. Que la mode soit aujourd’hui au rock ou demain à la musique traditionnelle bavaroise, ces gars là feront exactement les même chansons avec un entrain intact. Voilà une race d’artisans besogneux, le genre à mettre les pieds dans la gadoue et creuser obstinément leur sillon comme le charretier dans sa tranchée. Evidemment, les mains calleuses, c’est pas très glamour, mais qu’importe, le groupe semble s’être résolu à produire des disques qui contenteront leurs admirateurs et leurs admirateurs seuls.

Pas grand-chose à jeter dans leur discographie : un premier effort garage-rock bien pêchu, un second album plus hard-rock avec des chansons en béton, malheureusement sous-estimé, et le présent disque, cette fois autoproduit par le groupe lui-même, jeté avec une ultime lueur de défi. Les observateurs extérieurs remarqueront que tous leurs disques se ressemblent, ce qui est à la fois vrai si l’on connaît peu le groupe et foncièrement faux si on est complètement mordu par sa musique, tant il apporte de variations (menues, certes) à sa formule ultra efficace. On décrit souvent leur recette comme un mélange d’AC/DC et de Led Zeppelin, ce qui est là aussi une évidence. Il faudrait toutefois rajouter que la potion est balancée avec une rage no-bullshit à la Ramones, façon "je compte 1, 2, 3, 4 et je te balance la purée dans ta face de rat".

Comme à l’accoutumée, Smoke And Mirrors défourrage les cages à miel avec l’emballement d’un GI lobotomisé le temps d’un "Who Are You Stamping Your Foot For ?" sans équivoque. Alliance d’un rythme martelé à coups de pilons, de guitares acérés balançant de grandes rasades électriques, de vindictes exaltées et de chœurs martiaux soutenant le tout, le son Datsuns reste fidèle à lui-même et continue son travail de sape, droit dans ses bottes, tout au long du disque. Dangereusement affûtés, les tranchants "System Overload", "Maximum Heartbreak", "Such A Pretty Curse", "Emperor’s New Clothes" se chargent d’abrutir les tympans, façon The Von Bondies se branchant sur les amplis de Motörhead. Pas grand-chose à redire de ce côté-là, si ce n’est que la production est moins efficace, moins incisive que sur Outta Sight/Outta Mind (et pour cause, John Paul Jones était aux manettes) et le songwriting moins abouti ("Blood Red" l’atteste). Mais le groupe fait fort et rattrape l’affaire lors de quelques compos où il s’essaie à de nouvelles sonorités. Et là le courant passe et le combo se sublime. "Waiting For Your Time To Come", percé de riffs partis en vrille fait planer à trois kilomètres du sol pendant que la section rythmique, imperturbable, laboure la terre. Impeccable. Second coup de maître, ce "Stuck Here For Days" avec sa guitare slide ramène le delta du Mississippi dans les rues sales de Détroit en charter express, soutenu par des chœurs vaguement gospel du plus bel effet. Imparable. Les Datsuns parviennent à intégrer ces éléments avec brio sans jamais altérer leur formule ou tourner à l’exercice de style. Preuve supplémentaire avec le final "Too Little Fire", copieuse pièce de près de 8 minutes, solennelle mais pas pompeuse, absolument savoureuse et admirable de bout en bout, laquelle s’achève sur un pastiche de "A Day In The Life" des Beatles. Magistrale sortie. Ces trois morceaux du feu de dieu transcendent cet album haut la main.

Voilà donc le menu de cette nouvelle livraison de ces néo-zélandais à rouflaquettes : trois pépites absolues, le reste de bon acabit bien qu’inférieur au disque précédent. Autrement dit du tout bon. On peut donc apposer sans problème notre label rouge à ce disque au fumet irrésistible garanti 100% rock’n’roll pur porc. Espérons que ces quelques audaces stylistiques ne resteront pas lettre morte à l’avenir.

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Album de la semaine

Black Mountain


Destroyer


"

Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

"
À lire également