↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

The Raconteurs


Consolers Of The Lonely


(25/03/2008 - Third Man Records - Power Pop Vintage - Genre : Rock)
Produit par

1- Consoler Of The Lonely / 2- Salute Your Solution / 3- You Don’t Understand Me / 4- Old Enough / 5- The Switch And The Spur / 6- Hold Up / 7- Top Yourself / 8- Many Shades Of Black / 9- Five On The Five / 10- Attention / 11- Pull This Blanket Off / 12- Rich Kid Blues / 13- These Stones Will Shout / 14- Carolina Drama
Note de 4/5
Vous aussi, notez cet album ! (40 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 4.0/5 pour cet album
"Vous avez l'âme solitaire ? Faites-vous donc consoler par les Raconteurs."
Nicolas, le 04/05/2008
( mots)

Ce n'est plus un mystère pour qui que ce soit, Meg White est malade. Crises d'anxiétés incontrôlables, paraîtrait-t-il. Conséquence dommageable de tout ceci : finies, pour un certain temps (que l'on espère pas trop long), les prestations scéniques enfiévrées des White Stripes. Pas étonnant donc que Jack se retourne vers ses vieux potes des Raconteurs pour se défouler sur sa guitare en public, et accessoirement pour donner une suite aux aventures du supergroupe né de sa rencontre avec Brendan Benson. On n'y aurait pas forcément cru, même après un Broken Boy Soldiers unanimement acclamé, vu que le side-project en question n'était pas piloté ni envisagé pour rester viable sur le long terme. Mais le fait est bien là : les Raconteurs sont de retour, et il semble bien qu'on n'ait pas fini d'entendre leurs histoires à dormir debout. Ce qui, avouons-le, n'est pas pour nous déplaire compte tenu du niveau de leur premier opus et des talents respectifs des deux compères à la barre de l'esquif.

Et voilà donc ce Consolers Of The Lonely balancé à la tronche de l'humanité du jour au lendemain, quasiment sans crier gare. Pas de promo, sortie de l'objet à peine annoncée quelques jours à l'avance, processus égalitariste à l'extrême propre à frustrer le plus incorruptible des professionnels ès désingage musical. Marrant, certes, mais un peu vain, hormis si l'on pense à une vague manoeuvre anti-piratage d'ailleurs déniée par les intéressés : tout ça tient donc plus de l'anecdote (et du processus vilement marketing) que d'autre chose. L'essentiel est ailleurs, glissé au coeur des sillons du CD ou même du vinyle, dont le support vieillot redevenu hype trouve cette fois toute sa légitimité avec cette musique. Car c'est encore à un grand voyage dans le temps que nous convient la bande de Nashville, résolument nostalgique d'une Amérique aux parfums brûlants des états du Sud et d'un rock aux forts relents de folk, de country et de blues.

Pas de grande révolution dans ces nouvelles pérégrinations : le concept reste foncièrement le même (faire du neuf avec du vieux), et la qualité de l'ensemble demeure vraiment excellente. Quelques différences se remarquent néanmoins assez rapidement, notamment la patte de White plus affirmée que celle de Benson par rapport au précédent disque, phénomène surtout flagrant sur les deux premiers titres : là, c'est la guitare de Jack qui parle, qui entraîne, qui assène ses riffs classieux et percutants. Tout y est : punch, rythme, technique, fun (avec notamment les changements de rythme ludiques de "Consoler Of The Lonely" et les interjections allumées de l'épatant "Salute Your Solution"). Par la suite, Benson reprend un peu les rênes du groupe et mêle savamment country bonne enfant ("Old Enough", "Pull This Blanket Off"), balades aguicheuses aux accents de blues ("Top Yourself", "Carolina Drama") et merveilles de mélodies récréatives ("You Don't Understand Me", "The Switch And The Spur", "These Stones Will Shout") enroulant à la perfection guitares et instruments moins conventionnels : piano, violons, cuivres et autres cordes. Un festival sonore et un kaléidoscope de couleurs musicales, parfois un peu brouillon mais toujours délivré avec bon goût. Quoi qu'il en soit, c'est toujours un plaisir de retrouver les solos Pagiens de White (ça se dit, ça ?), sans oublier ses fulgurances garage décalées mais bienvenues dans "Five On The Five" et surtout "Attention", ce dernier emportant haut la main la palme du gigotage.

Bien que l'album soit d'excellente tenue, quelques réserves pourraient être émises. Oh, pas grand chose, des petits détails qui chagrinent un peu, sans plus. Comme par exemple ce "Rich Kid Blues" emprunté à Terry Reid qui mêle un refrain tendu porté par un Jack White singeant un peu trop Bono à un petit arpège acoustique qu'on jurerait piqué à Madonna : ça la fout quand même un peu mal. Et puis il y a l'épreuve du slow des grands mères avec "Many Shades Of Black", exercice casse-gueule s'il en est et que les Raconteurs n'arrivent pas totalement à dépoussiérer et donc à débarrasser d'une certaine ringardise, et ce malgré un solo proprement décoiffant de White. Allez, en poussant encore un peu, on aurait aimé un peu plus de cohésion à cet ensemble, et peut-être un poil plus de concision. Dur, n'est-ce pas ? Injuste, même. Mais qui aime bien châtie bien, et ce n'est pas avec une pluie d'éloges unanimes que les deux américains arriveront à trouver les tripes de se surpasser encore plus pour accoucher d'un disque qui serait cette fois-ci véritablement définitif, ce que ce Consolers Of The Lonely n'est pas malgré tous les atouts qu'il a dans sa manche. Et comme l'alliance de White et Benson semble plus que jamais capable de prodiges, on n'a plus qu’à attendre patiemment en l’agréable compagnie de cet album. Remarquez, on n'est pas pressé.

Vous l'aurez compris, tout cela demeure de l'ordre du pinaillage et ne saurait en rien vous empêcher de vous ruer comme il se doit (si ce n'est déjà fait) sur un disque qui s'annonce déjà, on peut se permettre une petite anticipation, comme l'un des albums phares de cette année 2008, ceci bien sûr si vous n'êtes pas trop allergiques à Jack White. Mais à la réflexion, cette classe d'individus existe-t-elle vraiment ?

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


"

De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

"
À lire également
Compte-rendu de concert