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Critique d'album

The Pineapple Thief


3000 Days


(27/07/2009 - K-Scope - New Prog - Genre : Rock)
Produit par

1- god bless the child / 2- shoot first / 3- part zero / 4- 137 / 5- we love you / 6- clapham / 7- dead in the water / 8- kid chameleon / 9- tightly wound (acoustic) / 10- remember us / 1- the world i always dreamed of / 2- wretched soul / 3- all you need to know / 4- vapour trails / 5- how did we find our way / 6- i will light up your eyes / 7- subside / 8- private paradise / 9- snowdrops / 10- too much to lose
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"L'anthologie de Bruce Soord en deux volumes. Incontournable."
Nicolas, le 02/09/2009
( mots)

Si, comme l'auteur de ces lignes, vous avez été positivement impressionnés par le dernier album de The Pineapple Thief, et que vous souhaitez explorer plus avant les autres réalisations de Bruce Soord (puisque, on le rappelle, Tightly Unwound est déjà le septième album de l'infatigable anglais), trois solutions s'offrent à vous :
1) Soit vous êtes impatients et plein aux as, auquel cas vous tâcherez de récupérer au plus vite un exemplaire de chacun des six albums avant qu'ils ne soient totalement épuisés, et ce en vous préparant à débourser entre 150 et 200 € par disque, soit un total de 900 à 1200 €. C'est beau, le succès !
2) Soit vous êtes patients et pas trop regardant sur votre budget, auquel cas vous n'avez plus qu'à attendre tranquillement que chacun des six albums soit réédité chez K-Scope et vendu à un prix décent. Grande nouvelle, la première réédition, celle de Little Man, est annoncée pour Novembre. Pour le reste, et même si Soord semble pressé de remasteriser ses oeuvres afin d'éviter les spéculations lamentables énoncées plus haut, on reste dans l'expectative la plus totale.
3) Enfin, dernière solution qui conviendra aux impatients les moins fortunés d'entre vous (et à votre serviteur), il ne vous reste plus qu'à vous rabattre sur le double best-of du groupe, 3000 Days, disponible depuis peu sur toutes les bonnes plate-formes de vente en ligne, et accessoirement objet du présent article.

Quand on connait la personnalité de Bruce Soord, son talent, son perfectionnisme et son implacable capacité de travail, on peut déjà se doûter que ce recueil n'est pas qu'un simple empilement de singles potentiels. Dans les faits, ça va même encore plus loin que ce à quoi on aurait pu s'attendre. En effet, Soord nous a ici concocté deux galettes construites comme deux albums à part entière, avec une cohérence, un cheminement logique et une athmosphère aussi homogène que possible. Pour ce faire, il a dû volontairement se passer de certains morceaux pourtant d'excellente tenue : l'album What We Have Sown est quasiment absent du lot, de même que le magnifique "My Debt To You" du précédent opus. Mais il y a plus : notre tatillon de service a repris chaque morceau un par un et les presque tous réarrangés subtilement. Un travail de fourmi qui passera certainement par dessus la tête de la plupart d'entre nous, mais qui confirme l'implication phénoménale de l'homme vis-à-vis de son oeuvre.

Pas la peine de vous dresser le catalogue des qualités de ce recueil. Une seule assertion : 20 titres (10 + 10), et pas un seul à jeter. Si on veut pousser un peu plus loin la description de l'ensemble, on pourra constater que la musique de The Pineapple Thief n'a pas foncièrement évolué depuis ses débuts, même si l'analyse chronologique des morceaux laisse deviner une tendance rock de plus en plus affirmée au fil du temps, avec des effets de guitares de plus en plus lourds et recherchés. Pour le reste, on se retrouve face à un cocktail parfaitement détonnant : une voix aussi envoûtante que léchée, une effarante simplicité dans les lignes mélodiques, des textes contemplatifs réduits au minimum syndical, des partitions de guitare particulièrement soignées faisant la part belle aux riffs acoustiques, aux arpèges cristallins et à quelques solos hérités de l'héritage Floydien du groupe (avec également quelques titres plus "durs"), et surtout ce supplément d'âme qui fait que chaque mélodie va s'accrocher immanquablement à votre inconscient pour ne plus jamais le lâcher, et que chaque nouvelle écoute révèlera petit à petit des trésors d'émotions qu'on n'aurait même pas soupçonnés de prime abord.

Les deux disques se valent largement, même si le premier recèle en son sein le plus de singles potentiels. A ce titre, on ne pourra qu'attirer votre attention sur les incroyables attraits de titres comme "God Bless The Child", "Shoot First" (décidemment toujours aussi imposant) ou encore "Clapham". On ne pourra que vous recommander chaudement la profondeur et la chaleur des grands refrains de "Part Zero" et de "We Love You". On vous fera remarquer que la version acoustique de "Tightly Wound" présente ici est totalement différente de celle, beaucoup plus bruyante, qui se trouve sur le dernier album. Et on ne pourra qu'être époustouflé par l'imposant "Remember Us", probalement le meilleur morceau du lot, et ce malgré ses 15 minutes au compteur. Véritable prodige de construction et de gradation émotionnelle en dépit du relatif dépouillement de l'arrangement instrumental, ce titre ne pourra décemment laisser personne de marbre. Sur la deuxième galette, le début en fanfare marqué par la lipidité de "The World I Always Dreamed Of" et la niake vicelarde de "Wretched Soul" laissent progressivement leur place à une ambiance plus onirique et douce dont le point d'orgue est indéniablement marqué par l'hypnotique refrain répété à l'infini d'"I Will Light Up Your Eyes". Entre pop-rock apaisante et post-rock enveloppant, le disque étale tranquilement ses charmes pour se conclure sur le colossal "Too Much To Lose" de Tightly Unwound, dont il n'est plus besoin de vanter ici les qualités. Une apothéose comme on en rencontre rarement.

Ce double best-of du voleur d'ananas est certainement l'une des plus belles choses qui nous soient arrivées en cet an de grâce 2009 pourtant incroyablement riche en sorties rock de qualité. Ne vous fiez pas à l'anonymat presque complet dans lequel le groupe se trouve encore plongé : l'inique spéculation qui s'exerce actuellement sur les vieux albums de The Pineapple Thief révèle déjà un succès exponentiel qui va bien finir par exploser au grand jour à un moment ou à un autre. Pour autant, pas la peine d'attendre jusque là. Le seul conseil qu'on pourrait formuler en conclusion se révèlera des plus pragmatiques : jetez donc un coup d'oeil à la liste des albums amis, allez visiter la page MySpace du groupe, ratissez les extraits audio présents sur last.fm, bref : faites vous votre propre opinion de l'oeuvre de Soord. Et si vous accrochez un tant soit peu, jetez-vous sans hésiter sur ce disque. On peut difficilement être plus clair.

Commentaires
Kefran, le 31/05/2016 à 12:15
Parfait pour se lancer dans la discographie du voleur d'ananas ! Merci à Nicolas pour la découverte de ce groupe. On a plus qu'à croiser les doigts pour avoir un Wilderness aussi bon en 2016 !
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Culte
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