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Critique d'album

The Answer


Revival


(03/10/2011 - Spinefarm Records - Hard'n'Roll - Genre : Rock)
Produit par

1- Waste Your Tears / 2- Use Me / 3- Trouble / 4- Nowhere Freeway / 5- Tornado / 6- Vida (I Want You) / 7- Caught On The Riverbed / 8- Destroy Me / 9- New Day Rising / 10- Can't Remember, Can't Forget / 11- One More Revival / 12- Lights Are Down
Note de 3/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Du hard rock, du vrai, mais sans génie."
Nicolas, le 15/11/2011
( mots)

2011, ou le retour du retour du revival hard rock, acte 2. Après The Parlor Mob, voyons un peu à quoi se sont attelés les irlandais énervés de The Answer avec un troisième album dont le nom ne donne pas franchement dans la subtilité. Soit dit entre nous, appeler un disque Revival quand on s’adonne à l’exercice de style en question, ça ne semble pas vraiment plus finaud que si Coldplay avait nommé son dernier opus "pop de stade surproduite". Enfin bref.

L’excitation du renouveau hard rock de la fin de la décennie précédente commence à se tarir, et il est aisé de comprendre le phénomène. Si les réalisations inaugurales des Wolfmother, Black Stone Cherry et autre Airbourne étaient bel et bien parvenues à rallumer la flamme au sein de la forge incandescente du hard rock, on s’est bien vite rendu compte que les petits jeunots en question n’avaient pas vraiment matière à créer de nouvelles pièces d’orfèvre. On en arrive ainsi à contempler des fournaises qui brûlent avec passion, fournaises au sein desquelles le fer est battu avec force conviction, mais desquelles on ne voit rien resortir de vraiment emballant. Pour The Answer, c’est à peu près le même cas de figure. Avec ce troisième album, les irlandais ont néanmoins essayé de balayer un spectre hard rock un peu plus large en américanisant leur son et en lorgnant vers le hard FM d'Aerosmith. Une idée qui en vaut bien d'autres pour un résultat pas forcément meilleur, ni pire.

Comprenons-nous bien : ici, il n'y a formellement rien à reprocher à la démarche ni à sa mise en application. Que ce soit en terme d'intention ou de technique, Revival reste de haut niveau : la voix de Cormac Neeson assure méchamment dans le registre du loup sanguinaire éraillé, le tandem Mahon - Waters est impeccable de puissance et de feeling, et la batterie de James Heatley, qui aurait certainement gagné à être mixée un peu plus en avant, apporte une plus value très nette à l'ensemble. Par ailleurs, les écoutes enchaînées de "Waste Your Tears", "Use Me" et "Trouble" s'avèrent convaincantes et font honneur aux cadors du genre, on pensera bille en tête à la clique de Steven Tyler, aux Guns ou même à AC/DC par moment. Malgré tout, la ressemblance avec ces illustres prédécesseurs constitue au choix un point fort ou un talon d'Achille dans le sens où les timoniers de Downpatrick ne parviennent que rarement à occulter ces références. On se prend ainsi à se demander si Axl Rose n'aurait pas mieux chanté sur tel passage (la voix doucereuse de "Lights Are Down" s'avère d'un goût relativement douteux), ou si Joe Perry ou Slash n'aurait pas troussé un meilleur solo sur tel autre ("New Day Rising" et ses lignes solistes plan plan). Or les quelques tentatives d'émancipation des carcans hard n' roll 70's traditionnels ne s'avèrent pas forcément des plus convaincantes. L'essai de duo masculin - féminin sur "Nowhere Freeway" sombre bien vite dans le cliché vulgaire du fait des intonations très pétasse surjouée de Lynne Jackaman, le riff oriental de "Destroy Me" se fait malheureusement phagocyter par l'ultra-classicisme du refrain, et la tentative gospell de "One More Revival" traîne par trop en longueur. Ailleurs, on pointera la difficulté de The Answer à éviter certains stéréotypes du hard pour routiers américains confits dans leur burger-frites ("Vida (I Want You)" et ses gimmicks vocaux limites risibles) ou l'overdose de glucides racoleurs malgré la bonne énergie dégagée par les instrumentistes ("New Day Rising", "Can't Remember, Can't Forget"). Même le nuancé "Tornado", pourtant doté de la meilleure volonté qui soit, se trouve handicapé par un riff de refrain d'une banalité confondante. Un bon point, néanmoins, pour l'énergique et plus nuancé "Caught On The Riverbed", pas franchement subtil mais parfaitement efficace en l'état.

Revival n'est certainement pas un mauvais disque, c'est juste un album qui tourne en rond et qui tente, souvent en vain, parfois avec une certaine réussite, à exploiter les derniers restes d'un filon aurifère dont les plus grosses pépites ont été extraites depuis bien longtemps. Les férus de hard rock à l'ancienne pourront donc s'en repaître de façon parfaitement convenable... quant aux autres, ils passeront bien vite leur chemin pour aller réécouter (ou découvrir) les monolithes chevelus des années 70 tout en allant s'abreuver à d'autres râteliers. Les espoirs placés dans le revival hard commencent donc à s'étioler avec le temps, à moins que Wolfmother nous fasse mentir dans quelques mois ? Qui vivra verra.

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