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Critique d'album

Tame Impala


Lonerism


(09/10/2012 - Modular Recordings - Rock psychédélique, Dream Pop, - Genre : Rock)
Produit par

1- Be Above It / 2- Endors Toi / 3- Apocalypse Dreams / 4- Mind Mischief / 5- Music to Walk Home By / 6- Why Won't They Talk to Me? / 7- Feels Like We Only Go Backwards / 8- Keep On Lying / 9- Elephant / 10- She Just Won't Believe Me / 11- Nothing That Has Happened So Far Has Been Anything We Could Control / 12- Sun's Coming Up
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Le temps de la consécration est venu pour ces jeunes barrés d'Océanie. "
Matthieu, le 31/12/2012
( mots)

Peu de groupes peuvent revendiquer avoir révolutionné le rock avec un grand "R". L’identité et le son si particuliers de Tame Impala devraient pourtant  leur donner ce droit tant le travail produit ces dernières années défie les structures d’une culture rock parfois bien codifié. Leur premier album Innerspeaker, et maintenant Lonerism, montrent qu’il est possible de s’extirper des catégorisations excessives de l’industrie musicale. Non, vraiment, le son de ces jeunes garçons ne ressemble à personne car si on reste dans des mélodies très rock, les claviers bouillonnants et les guitares blindées de chorus, flanger et autres distorsions créent un ensemble inimitable.
 
La batterie n’échappe pas non plus aux effets à l’image de "Be Above It", premier morceau très épuré de l’album. Les chants pleins de reverb émanent doucement de ce paysage sonore. Les plages de synthétiseurs donnent la sensation d’un rêve vite oublié sur "Endors toi". Des claviers caverneux résonnent sur "Apocalypse Dreams" qui sonne résolument vintage. "Feel like we only go backwards" et "Keep On lying" semblent tout droit sortis des années 70. Les Australiens utilisent pourtant, et ce dans les moindres détails, toutes les possibilités de la technologie audio actuelle. Seule la basse, moins originale mais tout aussi efficace, se ballade gaiement au milieu d’un bouquet d’effets futuristes. On imagine sirènes, alarmes, ou autres objets hallucinogènes parcourir cet univers décalé. Le mixage de Dave Fridmann (The Flaming Lips, MGMT, Mogwai), déjà à la manoeuvre au temps d’Innerspeaker, est une nouvelle fois remarquable. L’album regorge de sonorités inconnues, un vrai paradis à la première écoute puisque tout ou presque est inattendu.
 
Avec Lonerism, les Australiens s’affirment clairement comme les descendants des plus grands groupes psychédéliques de ces dernières décennies. Si on jette un coup d’oeil dans le rétroviseur, il faut remonter à  Skying de The Horrors ou Oracular Spectacular de MGMT pour retrouver une ambiance aussi rafraichissante qu’innovante. Ces hippies aux cheveux longs relèvent un beau pari puisqu’ils rénovent un style Post-rock/Dream Pop tout en produisant une musique ultra-référencée. Oui vraiment, il y a du John Lennon dans la voix de Kevin Parker et l’arrangement de morceaux comme "Mind Mischief" ou "Apocalypse Dreams" semblent tout droit sortis de Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles.
 
Petit bémol, ce côté pop anglaise prend parfois trop le dessus et à bien se repasser l’album en boucle on se rend compte que la structure de certains morceaux est bien plus rigide qu’elle n’en a l’air. C’est finalement le genre de défaut qu’on retrouve chez les artistes de la vague néo psyché du style MGMT. Cet alliage modernité/référencement fait tout de même la force de la musique de Tame Impala, une oeuvre déliquescente où formes et dessins fondent dans notre imaginaire. Un tableau de Salvatore Dali, des étoiles filantes, Gandi surfant sur un Tsunami; il suffit de fermer les yeux pour s’imaginer dans un autre monde.  
 
Enregistré entre Perth et Paris, Lonerism marque l’année 2012 de son empreinte aérienne et onirique avec un super aller retour entre les années 70 et un pas bien senti dans le l’avenir du psyché. Attention aux fumées voluptueuses, parfois trompeuses, la marque Tame Impala est bien plus sombre qu’elle n’en a l’air.

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Critique d'album

Tame Impala


Currents


Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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