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Critique d'album

Paul Banks


Banks


(22/10/2012 - Matador Records - Interpol voice - Genre : Rock)
Produit par

1- The Base / 2- Over My Shoulder / 3- Arise, Awake / 4- Young Again / 5- Lisbon / 6- I'll Sue You / 7- Paid for That / 8- Another Chance / 9- No Mistakes / 10- Summertime Is Coming
Note de 3.5/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Comme chez Interpol, Paul Banks se contente du minimum. Pas mal, sans plus."
Olivier, le 26/12/2012
( mots)

Avec son premier album solo en 2009, Paul Banks, leader d’Interpol, cherchait à s’émanciper d’un groupe à l’identité artistique très codifiée. Julian Plenti is…Skyscraper confirmait l’idée que le chanteur anglais voulait s’essayer à des schémas de composition incompatible avec la musique post-punk. Initiative compréhensible, intéressante dans l’esprit, moyennement réussie dans les faits. Banks revient donc avec…Banks, deuxième essai en solitaire, pour une réalisation qui persévère dans l’idée de présenter son univers, pas celui des potes d’Interpol. Application concrète, on note l’influence perceptible du hip-hop sur le disque ("Another Chance"), le britannique étant grand amateur du genre. Sorti de cela, les choses n’évoluent pas beaucoup. Elles stagnent même. Le jugement peut sembler expéditif, pourtant flotte à l’écoute de l’album ce désagréable sentiment d’entendre toujours la même chanson, en 2012 comme en 2009.

Certes, il y a des variations sensibles dans la construction des morceaux, mais Paul Banks donne surtout l’impression de ne pas vouloir faire de l’Interpol. Comme s’il s’était focalisé sur l’idée d’éviter tout ce qui fait la spécificité du groupe qui l’a rendu célèbre. Turn On the Bright Lights, sous le vernis sombre, offrait de l’énergie, de la tension, de l’urgence, des montées grandioses. Par contraste, ce Banks se complait dans la lenteur, ne décolle jamais vraiment, multiplie les pistes sans en approfondir aucune. Son auteur ne semble pas vraiment savoir ce qu’il veut, et nous non plus car le disque n’est pas foncièrement mauvais. Certains titres sont même agréables ("The Base", "Summertime is coming"). Rien de transcendant quand même, à l’image de l’ensemble. C’est un fond sonore de qualité en somme. Un instrumental aux motifs intriguants mais répétitif ("Lisbon") accentue cette idée. Aucune chanson n’accroche vraiment l’oreille, il manque toujours quelque chose, ce quelque chose dont disposait Interpol à ses débuts : la voix de Paul Banks utilisée avec justesse. C’est un problème devenu récurrent depuis le deuxième disque du groupe, et sur lequel il serait bon de s’attarder.

Cette voix, il y a dix ans, porte-étendard de Turn On the Bright Lights, l’un des plus brillants disques rock des années 2000. Mélancolique, caverneuse, incarnant une tristesse ré-humanisée par opposition au fantôme d’Ian Curtis qu’elle convoquait. Trois disques ont suivi l’album originel d’Interpol. Pas catastrophiques, pas folichons non plus. L’étincelle n’était en tout cas plus là. Problème d’Antics, Our Love to Admire et Interpol : la production. Trop téléphonée, paresseuse, disloquée, flirtant souvent avec le mauvais goût ; comble pour un groupe qui associait avec maîtrise, dès son premier disque, l’exigence mélodique à la sobriété formelle. Surtout, Banks y a oublié ce qui faisait le charme de sa voix, ses prouesses vocales tout en retenue capable d’évoquer avec subtilité les émotions les plus enfouies. Avec Antics, l’anglais a commencé à surjouer, limitant les nuances, cédant aux facilités textuelles. Couplé à une production grossière, le groupe new-yorkais perdait là son atout majeur.

Ce Banks est un nid à paradoxe. Il cumule les manques et comporte trop de défauts pour être un excellent disque. Pourtant, aucune des chansons qu’il présente n’est mauvaise. Toutes se laissent écouter. Il y a des idées derrière, insuffisamment développées, mais bien réelles. L’auditeur finit malgré tout par décrocher. Peut-être le manque de personnalité de l’ensemble, le côté fourre-tout inassumé. Après quelques écoutes, il ne reste finalement qu’une seule certitude : en dépit de qualités évidentes, ce disque sera vite oublié, plus encore que son prédécesseur. 

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