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Critique d'album

Oasis


Heathen Chemistry


(01/07/2002 - Big Brother/Helter Skelter/Sony Music - Brit Pop - Genre : Rock)
Produit par

1- The Hindu Times / 2- Force Of Nature / 3- Hung In A Bad Place / 4- Stop Crying Your Heart Out / 5- Songbird / 6- Little By Little / 7- A QUick Peep / 8- (Probably) All In The Mind / 9- She Is Love / 10- Born On A different Cloud / 11- Better Man
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Le disque du renouveau pour les frères Gallagher"
Nicolas, le 25/10/2008
( mots)

Après un Be Here Now longuet et superfétatoire ayant déclenché une fronde anti-Gallagher seulement à moitié imméritée, après un Standing On The Shoulder Of Giants au raz des paquerettes ayant au moins pour partie conduit au départ de Bonehead et Guigsy, après une tournée mondiale catastrophique ponctuée par la défection volontaire de Noel qui a dû être remplacé au pied levé par Matt Deighton afin que le groupe soit en mesure d'honorer ses concerts, Oasis a terminé l'année 2000 au trente-sixième dessous. A l'époque, on entendait même circuler de très sérieuses rumeurs de séparation. Dès lors, deux solutions se sont offertes aux frères Gallagher : dissoudre irrémédiablement le groupe, ou tenter une réconciliation et un dernier baroud d'honneur en espérant reconquérir les fans égarés. On connait la suite de l'histoire. Et aujourd'hui, ils sont toujours là, à nous abreuver de rock viscéral et à flinguer verbalement la moindre célébrité passant dans leur champ de tir. Comme quoi, ne jamais vendre la peau de l'ours...

Car avec Heathen Chemistry, on sent que les frères ennemis vont mieux, beaucoup mieux. Et pour se refaire une santé, quoi de mieux que de revenir aux fondamentaux ? Ainsi, après de hasardeuses digressions bien éloignée de leur musique originelle sur le précédent opus, ce cinquième album se veut un retour à un rock plus direct, décomplexé et cette fois-ci totalement assumé. C'est donc avec plaisir que l'on retrouve un son brut, sans arrangements inutiles, avec des guitares remises au tout premier plan, même si certains titres s'offrent une touche de synthé, de piano ou même d'arrangements symphoniques. Par ailleurs, Noel s'est entendu avec son frère pour chanter plus souvent, laissant à ce dernier une place de choix dans le songwriting. Ce sont désormais 3 titres qui portent la signature de Liam, auxquels il faut rajouter une composition de chacune des nouvelles recrues, Gem Archer à la guitare et Andy Bell à la basse. On notera enfin une guest star de luxe sur ce disque en la personne de Johnny "Smiths" Marr, qui nous gratifie d'un des solos fluides dont il a le secret sur "(Probably) All In The Mind". Par la suite, on le retrouvera sur scène avec le groupe au cours de la tournée qui suivra la sortie de ce disque libératoire.

On n'est bien sûr pas revenu à l'époque des débuts en fanfare qui ont intronisés Oasis en tant qu'icône indéboulonable de la Britpop, mais force est de constater que cet album demeure bien au dessus de ses deux prédécesseurs, s'écoutant sans aucun déplaisir et surtout ne contenant plus aucun titre véritablement faible. Si "The Hindu Times" ouvre les hostilités de la façon la plus classique qui soit, toutes guitares en avant, renouant avec les standards auditifs des matins de gloire, il ne parvient néanmoins pas à susciter plus qu'un intérêt poli. Ce n'est qu'avec "Force Of Nature" que les choses commencent à devenir sérieuses : Noel apparaît vocalement plus tôt que de coutûme, et surprend l'auditeur en entonnant un hymne guerrier scandé au rythme de guitares martiales, un style plutôt inhabituel pour cet habitué des complaintes lennoniennes. Et pourtant, la réussite est indiscutable. Dès lors, le disque est lancé et il devient difficile d'en décrocher, entre morceau bien rentre dedans ("Hung In A Bad Place"), mélopée flamboyante sur piano et orchestre ("Stop Crying Your Heart On") et balade lyrique en pilotage automatique ("Little By Little"). Pas beaucoup de subtilité ni d'originalité dans tout ça, mais l'efficacité de ces morceaux reste incontestable. Après, il faut attendre la fin du disque pour trouver de nouveau un titre qui ressorte du lot. "Better Man" est ainsi la première oeuvre de Liam à se montrer réellement de très bonne facture, toujours dans le style lancinant et douloureux qui caractérise les quelques chansons dont il est l'auteur, mais avec ici une impudence presqu'adolescente qui emporte immédiatement l'adhésion. Le reste du disque demeure des plus agréables, mis à part un "Songbird" qui ne parvient jamais à décoller et un "(Probably) All In The Mind" des plus convenus sauvé in extremis par ses bonnes envolées solistes (merci, Mr Marr). Mention particulière à "She Is Love", petite pièce acoustique sans prétention qui offre une légèreté raffraichissante, ainsi qu'à "Jam Out", excellent morceau instrumental malheureusement bien trop court.

Heathen Chemistry fait partie de ces albums qui ne marqueront probablement pas l'histoire du groupe, et encore moins celle du rock. N'empêche : même si l'on s'est fait à l'idée que le meilleur d'Oasis est probablement déjà advenu, on ne peut nier le plaisir primaire que l'on ressent à l'écoute de ce disque, qui signe surtout un redressement spectaculaire après les deux ratages précédents. Moins bon cependant que son successeur, Don't Believe The Truth, lequel nous a presque convaincu qu'il ne faut pas se laisser abandonner au fatalisme, et qu'en matière de rock, tout reste toujours possible. Puissent les frères Gallagher nous avoir entendu et tutoyer à nouveau l'excellence de leurs débuts avec leur prochaine réalisation, Dig Out Your Soul. Réponse dans quelques semaines.

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