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Critique d'album

Stereophonics


Pull The Pin


(15/10/2007 - V2 - Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Soldiers Make Good Targets / 2- Pass The Buck / 3- It Means Nothing / 4- Bank Holiday Monday / 5- Daisy Lane / 6- Stone / 7- My Friends / 8- I Could Lose Ya / 9- Bright Red Star / 10- Ladyluck / 11- Crush / 12- Drowning
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"6 albums en 12 ans ? Bah, tant que c'est bon..."
Nicolas, le 11/01/2008
( mots)

free music

Tous les 2 ans, avec la régularité implacable d'un métronome, les Stereophonics nous pondent un nouvel album. De quoi se poser bien des questions sur ce qui pousse Kelly Jones à enchaîner ainsi enregistrements et tournées sans le moindre temps mort : boulimie créatrice ? Hypomanie ? Acharnement ? Passion ? Pourtant, passée la surprise initiale créée par le groupe à ses débuts, il faut bien admettre que le soufflé a fait plus que retomber. La faute certainement à une musique pas toujours facile à positionner (pop dure / rock mou) et à une certaine irrégularité qualitative. Sixième livraison des gallois, Pull The Pin va-t-il inverser la tendance ?

Personnellement, j'avais toujours eu l'intuition que les Stereophonics valaient beaucoup mieux que tout le mal que j'avais pu en entendre. Sans m'être attardé sur leur discographie avec une attention maniaque, j'avoue que leur musique finalement sans prétention a toujours eu un côté rafraîchissant fort appréciable. Ah ! Performance and Cocktails, CD qui a un temps trusté mon lecteur : souvenirs, souvenirs. Pourquoi alors avoir lâché l'affaire ? Honnêtement, je n'en sais rien, disons que j'avais juste le sentiment de pouvoir trouver mieux ailleurs. Avec beaucoup de recul, la fournée 2007 me fait au contraire revenir sur cette impression, même si, c'est vrai, les premières écoutes de l'album furent un peu pénibles, laissant trop ressortir les défauts du groupe avant que leurs qualités ne m'éclatent en pleine face comme une évidence.

Car des défauts il y en a, c'est incontestable : si tout réside dans l'art et la manière, on peut trouver à pinailler sur les deux tableaux. Techniquement, tout d'abord, le groupe aligne le strict minimum, et certains titres ont tendance à se traîner de façon un peu neurasthénique. Je pense en particulier à "I Could Lose Ya" : on aurait bien envie de secouer un peu les musiciens pour faire décoller le titre, même si, bien sûr, la technique ne fait pas tout. Point de vue instrumental, ça manque d'ampleur et de profondeur sonore, et clairement une guitare de plus ne serait pas du luxe sur ce style de musique. Mélodiquement, on frise parfois la redondance vaine comme avec ces 3 notes égrenées en boucle dans "It Means Nothing" : le titre n'est pas forcément mauvais, mais il aurait pu être tellement meilleur ! Ce travers, malheureusement, se retrouve assez régulièrement tout au long de l'écoute. Et enfin, toujours ce sacré bon dieu problème de positionnement : même si l'ambition évidente de Jones était de faire un album plus rock, plus punk même, on a toujours autant de mal à cerner cette musique pas assez bruyante pour être rock, un peu trop rugueuse pour être pop, avec des titres aussi dissemblable qu'une fulgurance garage enlevée ("Banks Holiday Monday"), un rock atmosphérique lyrique ("Stone") et une balade acoustique dépouillée ("Bright Red Star"). Benoîtement, les Stereophonics mangent à tous les râteliers et réussissent tout ce qu'ils entreprennent, mais on a l'impression que la démarche ne va pas jusqu'au bout, qu'il manque un peu de travail sur chaque morceau et que le résultat aurait pu être bien meilleur.

Allez, arrêtons là les frais car le groupe ne mérite pas tout ce déversement de fiel, et l'album vaut bien mieux que ce que les quelques lignes acerbes qui précèdent peuvent laisser supposer. Parce qu'à la barre du navire, Kelly Jones assure quand même sacrément. La voix du bonhomme reste prodigieuse, avec ce timbre éraillé et écorché qui alterne avec des langueurs puissantes et pleines : un régal sur toute la ligne. Et cette tonalité plus rock sied à merveille à un groupe qui gagnerait à l'avenir à persévérer dans une voie plus rêche qu'auparavant. "Soldiers Make Good Targets" (le titre en lui même est déjà génial) ouvre le bal avec force, toutes guitares en avant, avec un son rocailleux à se pâmer et un Jones en grande forme vocale, enchaînant sans crier gare sur un "Pass The Buck" qui envoie sacrément, affublé d'une simplicité propre aux plus grands hits. Les deux morceaux phares de l'album demeurent bien sûr "Bank Holiday Monday", mix à point nommé d'un couplet garage que pourraient envier The Libertines et un refrain à la Oasis (même si à mon sens la comparaison entre Kelly Jones et Liam Gallagher tournerait rapidement à l'avantage du premier), mais aussi le terrible "Crush" qui crée une très bonne surprise en fin de CD, avec des arrangements de guitare évoquant un peu Garbage . Entre les deux, on oscille entre le bon et le pas mal, avec notamment un titre pop maîtrisé ("Daisy Lane"), un rock nerveux ("My Friend") et l'excellent "Drowning" qui clôt l'album sur un crescendo vocal particulièrement maîtrisé. Et puis, passées les 3 premières écoutes, on oublie les défauts formels du groupe et on se laisse emporter par le talent de Jones : le disque se laisse entendre avec plaisir et se relance sans aucune lassitude. Après tout, c'est bien ce qu'on demande à un album de rock, non ?

Si les Stereophonics ont à ce point un tel désir de créer qu'ils en arrivent à accoucher de cinq albums à la décennie, ça les regarde. Tant que c'est bon, ce n'est pas moi qui irai leur chercher des noises. En attendant, ça fait bien 15 jours que Pull The Pin squatte ma platine quasiment non stop, et à mon avis la situation va perdurer encore un bon bout de temps.

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In Cauda Venenum


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