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Critique d'album

Megadeth


Endgame


(14/09/2009 - Roadrunner - Thrash Metal - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Dialectic Chaos / 2- This Day We Fight! / 3- 44 Minutes / 4- 1,320 / 5- Bite the Hand / 6- Bodies / 7- Endgame / 8- The Hardest Part of Letting Go...Sealed With a Kiss / 9- Head Crusher / 10- How the Story Ends / 11- The Right to Go Insane
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Tonton Mustaine est de retour, et il a la rage, mec."
Nicolas, le 01/10/2009
( mots)

Eh bien ! Le voilà remonté comme une pendule, notre cher Dave Mustaine ! Suivant en cela ses ennemis héréditaires de Metallica (mais chut, il ne faut pas le lui dire, ça le rendrait fou), Megadave lance une nouvelle fois son groupe emblématique à toute berzingue pour tenter de regagner une crédibilité perdue depuis près de 10 ans. Depuis Youthanasia, pour être exact, époque où le rouquin le plus irascible du metal avait noyé ses élans meurtriers sous des tempos heavy peu flatteurs et des tendances mélodiques pas très inspirées. Rien de tel que de revenir à ses premières amours, surtout quand on voit le succès récent de Death Magnetic. Dans cette optique, Endgame risque d'en réjouir plus d'un.

L'album démarre en trombe avec "Dialectic Chaos", bataille de soli au sommet laissant au passage entrevoir la plus-value apportée par le petit nouveau à la gratte, Chris Broderick (ex Jag Panzer et Nevermore) qui se fend d'une technique digne d'un certain Marty Friedman tout en adoptant les sonorités fétiches de John Petrucci (pour ne citer que lui). On se croirait revenu au temps de Peace Sells, But Who's Buying?, et ça, ça ne laisse présager que du bon, d'autant que cette fois-ci la production est largement au dessus de ce classique des années 80. Impression confirmée avec "This Day We Fight" qui voit l'auditeur se faire concasser par la machine thrash infernale de Megadeth, sa batterie au taquet, ses guitares agressives et sa basse atomique, et ce à un tempo tout bonnement ahurissant. Mustaine, lui, a réglé sa voix en mode énergie, supprimant les effets douteux des précédents albums pour y préférer une agressivité rèche fort à propos. Ça barde sec, même si le titre n'évite pas l'un des écueils propres au metal du bonhomme, à savoir un certain autisme dans la branlette de manche (employée à tout va et sans aucun discernement).

Et puis arrive "44 Minutes", et là on commence à s'inquiéter : même si le riff affuté du titre se laisse apprécier comme il se doit, il n'en est pas de même d'une mélodie frôlant le ras des paquerettes et dont l'interprétation n'a strictement aucun intérêt. Déjà l'essoufflement ? Non, heureusement. Pour autant, inutile d'espérer une révolution. Megadeth reste à l'image de son leader : classique, technique, efficace, mais pas franchement original. On pourra néanmoins passer de très bons moments en compagnie du surpuissant "1,320" et de son entrée en lice supersonique, de "Headcrusher" avec sa rythmique dévastatrice, des bons vieux hymnes heavy assaisonnés à l'AK 47 que sont "Bite The Hand", "Bodies" ou encore "Endgame" (ce dernier restant encore le meilleur des trois), et même des envolées metal symphoniques piquées d'un "The Hardest Part of Letting Go...Sealed With a Kiss" pourtant pas très recherché question textes (la power ballade n'ayant jamais été le point fort de cet enragé de rouquin). Les cavalcades de "How The Story Ends", quant à elles, nous renvoient aux meilleures heures du groupe, du temps où Mustaine avait composé une bonne partie des morceaux d'un Kill'em All qui lui a échappé pour les raisons que l'on sait. Histoire de nous faire imaginer ce qu'auraient pu donner les Four Horsemen au 21ième siècle si Megadave n'avait pas été remercié au profit de Kirk Hammet. Pour finir, on a droit à "The Right To Go Insane", impeccable morceau très inspiré dans ses riffs aussi lyriques que sanguinolents, conclusion idéale d'un opus haletant qui constitue une sacrée bonne surprise, et ce malgré un artwork épouvantable.

Pour autant, et au risque de choquer les metalleux les plus coriaces qui ne peuvent plus voir Metallica en peinture, ce Endgame n'a pas la valeur du récent album des Four Horsemen. Que cela plaise ou non, on retiendra toujours de Megadeth une position attentiste, ralentissant le tempo peu après le Black Album et le réaccélérant sans vergogne un an après Death Magnetic. Où est la prise de risque ? Hormis le créneau du "toujours plus" prôné par Mustaine depuis ses débuts (plus de vitesse, plus de soli, plus de technique), on ne peut que constater ici la stagnation créative d'un groupe qui est resté d'un classicisme à toute épreuve tout au long de sa carrière, là où Hetfield et ses troupes allaient s'abreuver au blues rock sauvage avec les Loads pour ensuite réinjecter du sang neuf à leur dernière production aux forts relents thrash. Alors certes, la recette a toujours meilleur goût lorsqu'elle est cuisinée dans les vieux pots, et ce Endgame en est la preuve irréfutable. Mais après avoir dégusté le même plat pendant près de trente ans, il ne faudra pas trop nous en vouloir si nous décidons, en fin de compte, d'aller voir ailleurs...

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