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Critique d'album

Jethro Tull


A Passion Play


(13/07/1973 - Chrysalis - Rock progressif 70's - Genre : Rock)
Produit par Terry Ellis

1- A Passion Play / 2- A Passion Play
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"L'essai le plus ambitieux et expérimental de Jethro Tull."
François, le 27/01/2020
( mots)

Jethro Tull est entré dans l’univers du rock progressif par la grande porte avec un album devenu immédiatement une référence absolue du genre. C’est tout naturellement qu’il décide de continuer dans cette voie qui lui réussit, mais en prenant la chose avec un peu plus de sérieux. Rappelons que Thick as a Brick était une sorte de défi ironique et potache à l’encontre de la critique. Mais l’histoire de groupe avec le rock progressif tourne vite du coup de foudre à l’eau de boudin. 


En effet, c’est dans le fameux Château d’Hérouville, haut-lieu musical français pour ce qui est de la scène rock, que la formation compte donner naissance à son prochain opus. Mais, entre des ambitions trop élevées et des hésitations nombreuses, l’expérience tourne au désastre alors qu’une bonne partie du projet est en boîte. Celui-ci ne verra pas le jour à l’exception de quelques sauvetages sur War Child, une publication ultérieure sur Night Cap (le premier disque du Château d’Isaster, attention jeu de mot) et un léger recyclage sur ce qui devient leur sixième album, A Passion Play


Cette nouvelle création garde le sérieux exigé par le groupe dans leur processus créatif : la thématique est fort sombre (le voyage d’un mort dans l’au-delà) et les paroles hermétiques. Mais c’est surtout musicalement qu’une évolution est marquée. 


Commençons néanmoins par souligner que les liens avec Thick as a Brick demeurent importants. Déjà, la division en deux grandes plages selon les deux faces permises par le format (certes, on peut trouver un découpage plus précis par ailleurs) rappelle la structure de prédécesseur. Ensuite, on trouve des lignes mélodiques et harmoniques qui font office de clins d’œil : les premières minutes de la première partie sont exemplaires, mais on aperçoit plusieurs passages de la sorte (après la narration de la partie 2, par exemple). Pas la peine de tergiverser : ce sont les meilleurs moments d’A Passion Play. Ce qui signifie que la sombre réputation de l’album est très injuste, puisqu’il se révèle tout de même de haute volée. 


Mais un pallier est franchi. Des jeux bruitistes apparaissent, et cela dès les premières mesures : on retrouvera cet aspect tout au long de l’album, notamment du côté des claviers tentant quelques originalités sonores (secondes partie). Le panel instrumental est agrandi, avec le saxophone, qui peut apporter quelques touches plus jazzy et de bons chorus. Enfin, notons également des petits passages dissonants ou arythmiques, rapprochant le groupe des confrères de Gentle Giant. Ceux qui connaissent l’époque musicale pourront remettre aisément A Passion Play dans son jus. 


Les amateurs de rock progressif n’ont rien contre toutes ces expériences, bien au contraire. Seulement, tout ne semble pas absolument maîtrisé : les transitions sont parfois bancales, le chant n’est pas toujours au point, quelques fautes de goût parsèment l’opus - notamment l’interminable passage narré au début de la seconde partie. Celle-ci est d’ailleurs la plus ambitieuse mais également la plus critiquable pour ces raisons, même si elle comporte des traits de génie. 


Si ce n’est outre-Atlantique (mais le groupe est très apprécié là-bas depuis ses débuts), A Passion Play est très mal reçu. Peut-être est-il trop exigent. Plus sûrement, il souffre du contexte propre au groupe (et au public qui commence à s’interroger sur le progressif) et des expérimentations un peu aléatoires par moment. Soyons honnête : c’est un bon album, qui peut seulement être décevant au regard de son prédécesseur. Mais la légende noire est solide. En outre, dans l’aventure entre Jethro Tull et le rock progressif, le pire reste à venir. 


 

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