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Critique d'album

Jethro Tull


War Child


(14/10/1974 - Chrysalis - Rock progressif 70's - Genre : Rock)
Produit par Terry Ellis

1- Warchild / 2- Queen and Country / 3- Ladies / 4- Back-door Angels / 5- Sealion / 6- Skating Away on the Thin Ice of the New Day / 7- Bungle In The Jungle / 8- Only Solitaire / 9- The Third Hoorah / 10- Two Fingers
Note de /5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Victime d'un projet avorté, War Child est un album bancal. "
François, le 28/01/2020
( mots)

Le Château d’Hérouville, puis la réception contrastée d’A Passion Play, avait mis du plomb dans l’aile de Jethro Tull. Mais la bande continue d’avoir des projets audacieux avec une portée artistique totalisante. C’est donc au tour du cinéma d’être investi. Des contacts sont pris, notamment avec les Monty Python, mais les financements ne sont jamais arrivés. Le groupe se retrouve avec un deuxième projet avorté en peu de temps, et celui-ci fait très mal. Si A Passion Play peut diviser, l’album était quand même d’une belle qualité. De son côté, War Child est un plantage presqu’intégral relativement au talent du groupe. 


Au-delà du contexte terrible pour le groupe et du fait qu’il soit un résidu d’une œuvre inachevée contre la volonté d’hommes qui s’étaient investis, son côté patchwork en fait un objet bancal. La première partie comporte des pistes issues du travail original (deux autres se retrouvent dans la seconde face), le reste étant un mélange de réécritures de morceaux composés pour Aqualung ou d’Hérouville. Inquiétant ? Absolument. 


Le plus paradoxal est que ce qui devait marquer une suite dans l’aventure progressive du groupe finit par être un album sans aucun lien avec le genre. Les titres sont courts et directs. 


On sent tout de même des restes du concept-album original : "War Child" avec ses  nombreux instruments (violon, saxophone), l’ajout de divers bruits (dont une l’introduction fondée sur ces sons). Mais le morceau n’a aucune réelle structure, et reste assez peu mémorable. Même défauts sur "Queen and Country" qui innove avec l’entrée de l’accordéon, instrument très original même dans le rock progressif. Sur ces deux titres, seuls les refrains sont de bonne facture. En général, les arrangements de David Palmer donnent une orchestration contestable. 


L’auditeur aura bien du mal à sauver des éléments de cette première face foutraque, même sur l’électrique "Back Door Angels" qui possède de bons passages instrumentaux mais part dans tous les sens. S’il souhaite repêcher quelque chose, ce sera l’efficace "Sealion", aussi hard-rock sur ses couplets que grandiloquent sur ses ponts (violon et compagnie). 


Des autres titres isssu des pistes du projet cinématographique, le celtisant "The Third Hoorah" relève un peu le niveau sans hélas oublier d’être parfois un peu ridicule. On dira donc peu de choses sur "Two Fingers" …


Egalement sur la seconde face, on trouve des pièces acoustiques plus ou moins ("Only Solitaire") longues, renouant avec un Jethro Tull classique : la belle balade "Skating Away on the Thin Ice of a New Day" donne toute sa raison d’être à l’accordéon comme instrument pour groupe de rock (beaucoup plus tard, Karfagen s’en rappellera). 


Un titre sort vraiment du lot, l’humoristique "Bungle in the Jungle", grâce à un refrain mémorable et une harmonie entre le violon, la flûte et la  guitare (électrique, puis acoustique quand elle reprend le thème) qu’on retrouvera sur "Heavy Horses" quatre ans plus tard. S’il fallait n’en retenir, ce serait celui-ci. 


War Child n’est pas un bon album, même si des morceaux méritent d’être connus. C’est le début d’une période assez compliquée pour le groupe, d’autant plus qu’Ian Anderson connait des déboires personnels. 


 

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