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Critique d'album

Iron & Wine


The Shepherd's Dog


(24/09/2007 - Sub Pop - Indie Folk - Genre : Chanson / Folk)
Produit par

1- Pagan Angel And A Borrowed Car / 2- White Tooth Man / 3- Lovesong Of The Buzzard / 4- Carousel / 5- House By The Sea / 6- Innocent Bones / 7- Wolves (Song Of The Shepherd'S Dog) / 8- Resurrection Fern / 9- Boy With A Coin / 10- The Devil Never Sleeps / 11- Peace Beneath The City / 12- Flightless Bird, American Mouth
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Un album tout simplement exceptionnel"
Nicolas, le 09/05/2008
( mots)

free music

Encore un disque glané presque au hasard. Presque, car le patronyme d'Iron & Wine, derrière lequel se cache le talentueux compositeur pop-folk Samuel Beam, m'évoquait déjà une participation remarquable sur la bande originale de Garden State au milieu du gratin indie-pop américain (de chez Subpop en particulier). A l'époque, le style épuré de "Such Great Heights", doté d'une remarquable mélodie magnifiée par une simple guitare acoustique, avait déjà fait mouche. C'est donc pas trop inquiet que j'enfournais le disque dans le lecteur CD de ma platine, sans savoir encore qu'il n'en serait pas délogé pendant plus d'un mois, non stop.

Pour ce troisième album, Beam a choisi de franchir un stade supplémentaire dans la composition musicale, non seulement en harmonisant ses airs pour un groupe d'instrumentistes plus conséquent - pour lequel il a fait appel à ses amis de Calexico, mais aussi en étendant ses influences au delà du simple folk par l'élargissement de son champ d'action à des sonorités jazz, country et même ethniques (avec notamment ces étonnantes cithares indiennes). Résultat ? Un album tout simplement parfait, ni plus ni moins.

Ici, pas de facilité déplacée, pas de recherche du tube immédiat : tous les titres, une fois débutés, sont amenés jusqu'à leur quintessence par un artiste qui a véritablement tout compris à la musique, même si cette transcendance doit passer par quelques expérimentations atypiques. L'exemple le plus démonstratif de ceci est le magnifique "White Tooth Man", dont les arrangements de guitare effectués de façon standard sembleraient par trop évidents, à tel point que Beam a choisi de les supprimer et de leur substituer une note modale quasi-continue, comme dans certains types de musiques traditionnelles (celtique, et plus particulièrement écossaise). Et ce qui aurait pu n'être qu'une très belle chanson se transforme en une litanie lancinante inoubliable, qui ne trouve son plein envol qu'après quelques patientes écoutes. Ainsi en va-t-il de la plupart des titres : il faut plusieurs passages de platines, chacun plus riche que le précédent, pour tirer toute la substantifique mœlle de ce disque, alors même que la première impression a déjà de quoi laisser pantois. C'est évidemment la marque des grands albums, mais les compositions de The Shepherd's Dog vont plus loin. Le miracle tient dans de subtils antagonismes : réussir à rassembler 12 titres très différents en un tout cohérent et homogène, parvenir à synthétiser des influences diverses a priori incompatibles entre elles en un recueil ultime de la mémoire musicale de ces cinquante dernières années (si ce n'est plus), et insuffler une âme et un esprit à cet assemblage hétéroclite de sonorités grâce à un songwriting exceptionnel de finesse et de sensibilité.

Tenter de résumer les impressions ressenties à chaque titre serait vain et superflu tant les mots semblent évanescents pour décrire de tels joyaux. Les airs sont tour à tour guillerets et mélancoliques, entraînants et apaisants, légers et chargés en émotion. Parfois, les composants de ces chansons semblent désarmants de banalité, comme dans l'exceptionnel "Boy With A Coin" : un arpège acoustique (génial, au demeurant), une basse bien rythmée, des claquements de main battant la pulsation, une percussion à peine effleurée, et la voix douce du barbu folk n'a plus qu'à déposer une mélodie si simple qu'on jurerait pouvoir en inventer de semblables par pelletées de douze en un clin d'oeil. Mais c'est sûrement cela, le génie : l'art d'encastrer le commun pour en ressortir un chef-d'oeuvre. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, il n'y a plus qu'à enchaîner sur un air pop-jazz virevoltant ("The Devil Never Sleeps") avant de s'abandonner sur un slow étonnant de fraîcheur ("Flightless Bird, American Mouth"). Et sans vous en être rendu compte, vous êtes déjà en train de réécouter une délicate balade folk nimbée de country ("Pagan Angel And A Borrowed Car"). Eh oui, le CD est revenu à son point d'origine... mais depuis combien de temps êtes-vous donc là à vous gargariser de cet album ?

Prétendre détenir le bon goût universel serait certainement déplacé (et erroné) de ma part. Pour autant, s'il y a bien un album inclassable qui dépasse les clivages des genres musicaux tout en atteignant un résultat aussi stupéfiant de qualité, c'est bien ce Shepherd's Dog, dont la pochette un brin criarde n'est en rien le reflet de son brillant contenu. Voici donc un disque peu connu, peu médiatisé, mais d’une incroyable maîtrise : ne commettez pas l'erreur de passer à côté. Et priez le ciel pour que Samuel Beam ne s’arrête pas en si bon chemin…

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Critique d'album

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