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Critique d'album

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Summer In Abaddon


(12/04/2004 - Touch & Go - Indie américain - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Non Photo-Blue / 2- Sender / 3- Syracuse / 4- Bloods on Fire / 5- Fortress / 6- This Red Book / 7- Soaked / 8- 3x0 / 9- The Yellow Ones / 10- AFK
Note de 5/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Avant Autumn Of The Seraphs, les deux californiens touchaient déjà l'excellence"
Nicolas, le 11/05/2008
( mots)

Loués soient Zach Smith et Rob Crow. L'exploration rétrospective de leur discographie, après le récemment découvert Autumn Of The Seraphs, a été suivie d'un émerveillement encore plus intense grâce à cette précédente réalisation, Summer In Abaddon. Manière bien peu conventionnelle, je le conçois aisément, que d'aborder à l'envers les différents opus des deux californiens prodiges. Mais comment procéder autrement alors que Pinback ne venait à ma connaissance qu'à partir de son quatrième opus ? La découverte fortuite de ce CD chez un disquaire d'occasion à un prix défiant toute concurrence n'a pu que précipiter plus avant cette pérégrination inversée. Et si parfois le hasard fait bien les choses, là, ça tient presque du miracle.

C'est bien simple : ce disque est magique. Autant son successeur, bien que d'une qualité déjà incroyable, gardait un petit arrière goût d'imperfection dans ses derniers retranchements, autant celui-là est d'une constance qualitative particulièrement poussée. Chacun des dix titres de cet album se fond avec les autres, à tel point qu'on ne saurait les extraire de leur contexte sans les dénaturer atrocement. Revers de la médaille qui découle de ce qui précède, et bien qu’aucune composition ne soit à rejeter (bien au contraire), aucun titre ne se détache véritablement des autres, et même plus : aucune chanson ne ferait un bon single, même si plusieurs atteignent une certaine forme de perfection alors que d'autres se contentent de tutoyer l'enthousiasmant. Paradoxal, et la recherche d'une explication n'est pas des plus évidentes. Peut-être à cause de ce rythme en mid-tempo quasi-constant tout au long du disque, peut-être aussi à cause d'une sonorité très semblable et très lissée d'une chanson à l'autre, difficile à dire. Toujours est-il que le sacro-saint principe "math rock" de schéma mélodique basal répété à l'envie sur lequel se greffe une succession d'harmonies logiques mais raffinées est encore de mise ici, et se retrouve une fois de plus sublimé par des sonorités graves divinement aériennes. Au risque de me répéter, la métaphore qui convient vraiment le mieux à Pinback est l'eau : avec la musique de ce duo, tout coule de source, tous les instruments, toutes les harmonies vocales s'enroulent délicatement autour des airs, et l'ensemble se déverse de façon légère et fluide comme le courant tranquille d'une rivière. Que dire alors de "Sender", véritable diamant finement ciselé à la mélodie délicate et au cheminement particulièrement bien pensé, si ce n'est que son évidence renvoie immanquablement à la pureté d'une cascade de montagne ? Et ce titre n'est pas le seul à prétendre au brillant : à partir de "Fortress" et son arpège d'octaves redoutablement efficace, ce n'est qu'un crescendo progressif vers les sommets d'une pop de très haut niveau qui ne parviendra à rebuter que ceux qui baillent lorsque musique rime avec douceur (et ils se reconnaîtront).

A lire ce qui précède, on pourrait croire au disque parfait. Or il n'en est rien, car un petit détail vient gâcher ce qui aurait pu être un sans-faute absolu. Le seul reproche fait à ce disque pourrait être une utilisation des voix pas toujours judicieuse, notamment dans les tonalités aiguës. Certaines notes hautes sont trop forcées et presque fausses, on renverra notamment à un passage assez faiblard du premier titre, "Non-Photo Blue", mais également à quelques brèves saillies malencontreuses éparpillées au gré de l'album. D'ailleurs Rob Crow a résolu le problème sur l'opus suivant en évitant systématiquement ces tonalités criardes un peu malvenues qui nuisent à la belle homogénéité de l’ensemble.

Pour le reste et au risque de me répéter, ce Summer In Abaddon est d'un niveau particulièrement relevé, et la réserve tatillonne ci-dessus ne doit pas éclipser une réussite que l'on pourrait presque qualifier de géniale. Si les Pinback parviennent ultérieurement à retrouver cette épatante atmosphère tout en évitant les quelques petites fautes de goût déjà citées, alors on tiendra l'un des disques de la décennie. Il est dès lors sérieusement permis de rêver...

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