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Critique d'album

Dozer


Beyond Colossal


(27/01/2009 - Small Stone Records - Stoner Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- The Flood / 2- Exoskeleton (Part II) / 3- Empire's End / 4- The Ventriloquist / 5- Grand Inquisitor / 6- Message Through The Horses / 7- The Throne / 8- Fire For Crows / 9- Two Coins For Eyes / 10- Bound For Greatness
Note de 3/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Dozer renchérit dans son stoner pachydermique à la barbarie latente."
Maxime, le 09/03/2009
( mots)

Dozer est un groupe qui a su allier une forte abnégation, un sens de l’efficacité indiscutable et un certain opportunisme pour s’affirmer au fil des ans (la formation fêtera ses 15 années d’existence en 2010) au sein cette diaspora éclatée qu’est la scène stoner mondiale, au point d’être l’un des rares combos suédois à être (re)connu par les pères fondateurs américains. La chance n’a pas non plus été étrangère à l’affaire, elle qui, après quelques splits cd réalisés avec les compatriotes de Demon Cleaner, a poussé ce quartet à partager un EP avec Unida (bénéficiant ainsi de la popularité du groupe de John Garcia), puis à sortir deux albums sur le label Man’s Ruin (dont l’aura culte a également joué en leur faveur).

Comme nombre de ses confrères, Dozer fut obsédé dès ses débuts par Kyuss, que les musiciens reprenaient en boucle avant de se mettre à composer leurs propres morceaux. Mais un Kyuss sans le chant de John Garcia, sans les fulgurances de Josh Homme, sans le groove tribal, sans la science sonique ni la puissance évocatrice. Bref, un Kyuss délivré de son originalité formelle pour n’en laisser que l’aspect le plus superficiel, à savoir un son obèse à base de guitares sous-accordées couplées à une simplification extrême du riff. Le minimum syndical pour se voir taxé de stoner. Il aura fallu attendre leur quatrième album (Through The Eyes Of Heathens, le premier sur leur nouveau label Small Stone Records) pour que les Suédois abandonnent leurs colifichets spatiaux-désertiques pour enfin s’assumer en bourrins qu’ils sont. Finalement, Dozer est plutôt proche d’une nouvelle forme de heavy metal propre à Down, voire dans ses penchants les plus extrêmes à High On Fire, que de toute la scène originelle du desert rock qu’il embrassa sans vraiment en être aimé en retour.

Ainsi donc, Beyond Colossal (qui porte bien son nom), leur cinquième réalisation, n’est ni pire ni meilleure que la précédente. Elle capitalise sur ses fondamentaux : de grosses bourrasques de riffs enroués, un chant perçant perdu dans un écho glacial et une rythmique paléolithique lancée dans une marche pesante et inébranlable. Ce qui les sauve in fine reste l’imaginaire que les riffers nordiques déploient autour de leurs compositions monolithiques. La pochette, avec ses couleurs pisseuses, évoque les premières pelloches crades de Wes Craven comme la photo du premier Massacre à la tronçonneuse (un des morceaux de Call It Conspiracy s’intitulait d’ailleurs "The Hill Have Eyes"). De même, certains titres ("The Flood", "The Ventriloquist", "Message Through The Horses", "Two Coins For Eyes") élaborent le squelette d’un scénario de slasher movie se déroulant dans un bled reculé où il serait question de cannibales voraces et de liens familiaux incestueux.

Lancé sous une trombe de 6-cordes plombées couinant dans un râle d’agonie ("The Flood"), Beyond Colossal vomit son ambiance malsaine, conférant pour le coup à la lourdeur des instrumentations l’odeur métallique du sang. "Exoskeleton, Pt. 2" ouvre la marche de villageois possédés par les forces maléfiques (voilà qui ferait la bande-son idéale pour les cinématiques d’introduction du prochain Resident Evil), "Grand Inquisitor" embrase un impitoyable bûcher de décibels molestant les impies tandis que "Fire For Crows" évoque la fuite d’un condamné à mort d’une forteresse imprenable. Neil Fallon (chanteur des excellents Clutch) se paye une apparition dans le métrage le temps d’un caméo de luxe, prenant l’habit d’un prêtre désaxé pour tonner sur les imprécatoires "Empire’s End" et "Two Coins For Eyes". S’accaparant les oripeaux de leurs modèles américains, Dozer donne au heavy rock ses lettres de barbarie.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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