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Critique d'album

Gomm


Destroyed To Perfection


(16/09/2004 - Pias France - - Genre : Rock)
Produit par

1- Karl Heinz Mucke / 2- Organic Unity / 3- Rejoice / 4- Flashes of Hope / 5- I Want / 6- I Need / 7- Punk 3 / 8- Common Place / 9- Into Perfection / 10- Break Machine / 11- Sorry
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
""
Maxime, le 17/07/2005
( mots)

On peut faire du rock en France sans sortir les accordéons et les rimes à deux balles ou piller Noir Désir. On ne remerciera jamais assez Gomm de venir nous le prouver de manière si convaincante. Leur musique s'inscrit en plein coeur d'une certaine frange du revival post-punk qui secoue actuellement le monde anglo-saxon. Pourtant, la formation ne vient pas des quartiers huppés de New York ou des suburbs de Londres mais des corons du Nord de notre beau pays. Voilà quelques années déjà que le groupe fait entendre sa voix, écrivant la musique pour des courts métrages ou des documentaires, publiant un premier maxi (Break Machine), autoproduit, tout comme cet album, qui sortit de manière d'abord confidentielle. Grâce à différents tremplins rock, ils finissent par assurer les premières parties de Placebo, Nada Surf, Girls In Hawaï, Blonde Redhead ou The Dillinger Escape Plan (les programmateurs ont dû bien fumer ce jour là pour proposer une telle affiche) et se voient distribués par Pias.

Alors, oui, plus à la mode, tu meurs. Les deux influences principales revendiquées explicitement par le groupe sont en effet Can et Wire. Aux premiers, ils empruntent leurs structures répétitives, aux seconds, leur post-punk froid et misanthrope. Mais qu'on ne se méprenne pas, Gomm n'est pas une formation uniquement destinée à ficher le gourdin à un critique des Inrocks. C'est bestial, sexuel, primaire et furieusement dansant. Et si l'on sent bien la présence des deux formations séminales, il est incontestable que le combo dégage une énergie et un univers qui lui est propre.

On s'attendrait, avec un tel programme, à une énième rencontre électro/rock. Il n'en est rien, car le groupe n'a jamais recours à des loops ou des boîtes à rythme. Tout est exécuté sur instrument, ce qui confère à leur son un aspect brut et live bienvenu. La mixture s'articule autour de sons minimaux, parfois stridents, parfois cristallins assemblés de façon répétitive, couche par couche, jusqu'à former parfois un véritable chaos sonore. Dans cette logique, la voix n'est qu'un instrument comme un autre, qu'elle profère de l'allemand, dans ce titre liminaire impeccable qu'est "Karl Heinz Mucke", qu'elle chante en français ou entonne de l'anglais. Mais Gomm puise surtout sa spécificité dans sa structure bicéphale. Les 11 plages de l'album déroulent en effet un dialogue intense, désespéré, complice entre deux forces antagonistes. Guitares saturées contre batterie martiale. Voix mutine de Marie contre scansions du trapu Olivier. Français contre anglais. Envie de danser contre envie de tout détruire. Baffle gauche contre baffle droit. Duel permanent, d'où sortent en vrac, dancefloor sous acide ("I Need"), transe païenne ("Organic Unity"), punk dézingué ("Punk 3") et un petit tube ("Rejoice"). La seconde partie de l'album prend plus son temps, avec deux titres plus longs, le superbe "Common Place" tout en crescendo et "Break Machine", avant de se clore sur un morceau bruitiste, "Sorry" (pour les oreilles), qui fleure bon les fins de concert anarchiques.

Si l'on ne désespère pas trop de l'état du rock dans ce pays, on peut promettre qu'on entendra de plus en plus parler de Gomm, tant ce premier effort est aboutit de bout en bout. Guettez bien vos festivals et les programmes de vos salles locales, les bruyants nordistes débarquent peut-être bientôt chez vous.

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Gomm


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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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