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Critique d'album

Giant Brain


Plume


(23/01/2007 - Small Stone Records - Néo-Krautrock - Genre : Rock)
Produit par

1- Ausgesetzt / 2- Looper / 3- Die Festzeit / 4- Krauter / 5- Der Amerikanische Albtraum
Note de 3.5/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Can jammant avec Kyuss vous en rêviez ? Giant Brain l'a fait."
Maxime, le 05/10/2007
( mots)

Etrange de constater à quel point ce disque est passé inaperçu depuis sa parution (qui remonte quand même à janvier) auprès des aficionados de stoner rock qu’on avait connu plus alertes. Pourtant, l’annonce est partie du label Small Stone, unanimement respecté par les amateurs de heavy rock. Il proclamait la venue d’un nouveau membre dans son écurie, Giant Brain, vanté comme la rencontre entre stoner et krautrock. Neu ! jammant avec Kyuss , vous en rêviez ? Giant Brain l’a fait, Small Stone l’a signé. Un tel accouplement ne paraît pas contre nature quand on sait que Kyuss a toujours cité Can parmi ses influences. De même, il n’aurait pas fallu grand-chose pour que le robot rock du premier Queens of the Stone Age vire par moments au kraut le plus pervers, juste que des compos telles que "You Would Know" ou "Mexicola" s’étendent en de longues plages instrumentales d’un quart d’heure. Sur le papier, Giant Brain n’avait qu’à s’efforcer d’entériner une alliance qui ne demandait qu’à être scellée une bonne fois pour toutes. Le trio avait des gages de sérieux, Al Sutton ayant notamment collaboré avec Five Horse Johnson ou Halfway To Gone , formations de southern rock bien épaisses du calecif, Philip Dürr accusant quant à lui un passif conséquent dans le monde du krautrock que trahit son nom à consonance germanique.

Une fois la rondelle commandée depuis les USA et arrivée à bon port (eh oui, la France est le SEUL pays européen chez qui Small Stone n’a pas de distributeur officiel), on déchante quelque peu. La rencontre promise n’a pas lieu. Il y a bien quelques riffs grésillants, mais rien de bien méchant, rien qui ne puisse rappeler les guitares grasses et plantureuses du stoner. Plume n’est finalement qu’un disque de krautrock conforme en tous points aux productions que débitaient par kilotonnes de ventrus et barbus teutons dans les années 70. Passé la déception, on se met à apprécier le disque pour ce qu’il est, à savoir un joyeux empilement de parties instrumentales primaires et répétitives. Les titres reposent sur une base figée dans le béton que le groupe se complait à déconstruire puis reconstruire, puis re-re-démolir puis re-re-façonner et ce jusqu’à annihilation complète de la conscience. On imagine le trio affairé dans son studio, chacun chaussant différents instruments selon l’envie, jouant à celui qui trouvera le son le plus schizoïde (écouter à ce titre le concert de clavier Bontempi qui marque le crescendo de "Looper").

Pour peu qu’on ait quelques affinités avec la musique la moins sexy que le monde occidental ait jamais généré, le disque produit son petit effet et entraîne quelques transes similaires à celles qu’on aurait pu vivre en écoutant certains morceaux barrés de Monster Magnet sous LSD (ce qui n’est pas un gage de santé psychique, n’essayez pas !). L’inaugural "Ausgetzt" forme la bande-son idéale d’une séance de gym tonic en compagnie de robots mis en pilote automatique. "Die Festzeit" prend son temps malgré une durée relativement courte (5 minutes, à l’échelle du krautrock, c’est un titre des Clash passé en vitesse accélérée) avant de prendre le contrôle des synapses de l’auditeur à l’aide d’un clavier coulant malmené par les contorsions d’une guitare perdue dans un feedback extra-terrestre. Mais la pièce principale de Plume reste sans conteste "Krauter" qui fort de ses 19 minutes s’improvise comme une virée métronomique sur une Autobahn déserte avant de s’achever sur des percussions tribales soutenues par un clavier aliénant, évoquant l’émergence d’une civilisation humaine après une apocalypse nucléaire. Un titre réellement hypnotique et transcendantal, si on prend la peine de s’y adonner corps et bien. Le tout se clôt sur "Der Amerikanische Albtraum" sonnant comme du Kraftwerk préhistorique. Redevable davantage à Michael Karoli qu’à Josh Homme, Giant Brain signe une galette des plus réussies si tant est que l’on n’est pas fâché avec les mots instrumental et ascétique. Mais reste comme un goût de déception. Le disque de stoner/kraut ultime reste encore à faire.

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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