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Critique d'album

The Young Gods


Super Ready / Fragmenté


(16/04/2007 - PIAS - Indus rock - Genre : Rock)
Produit par

1- I'm the Drug / 2- Freeze / 3- C'est Quoi C'est ça / 4- El Magnifico / 5- Stay With Us / 6- About Time / 7- Machine Arrière / 8- The Color Code / 9- Super Ready / Fragmenté / 10- Secret / 11- Everythere / 12- Un Point C'est Tout
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Enième album des dieux industriels."
Lee, le 10/08/2007
( mots)

En Suisse, pas grand chose ne sort la tête de l'eau ! Certes, pour les amateurs assidus du ballon rond, il y aura toujours les Young Boys de Berne. Aussitôt nous revient un vieux nom perdu dans nos mémoires : The Young Gods , groupe fribourgeois révélateur d'un riche potentiel artistique et culturel. Cette formation évoluant en trio s'est générée autour d'un homme, Franz Treichler, seul membre encore actif des profondes expériences officiées en 1987.

En 2007, Super Ready/Fragmenté apporte une séquence supplémentaire au large univers musical des Jeunes Dieux. Tout d'abord, un petit rappel des faits s'impose. The Young Gods créait la sensation, voilà quinze ans, lors de la sortie de TV Sky, exemple autoritaire d'un rock joué avec machines. Depuis, les samples ont constamment subi des arrangements subtils et décalés dérivants vers l'électro ou l'ambiant.

Mais ce nouvel album arrive à point nommé dans la vaste discographie des suisses. En effet, il prévient d'un retour énergique aux guitares samplées. "I'm the Drug" entame, en force, le décollage réceptif des instruments et pulvérise d'un coup mortel les amplis. Car, justement, les guitares samplées sonnent réelles comme si elles étaient jouées instinctivement, le jeu de batterie est rapide et serré, le clavier juste et dissimulé. Et que dire de la voix charismatique de Franz Treichler, haute et lointaine comme une géante poussière de feu. Freeze intensifie d'une fréquence électrique ce rock dur et percutant et l'on se dit que l'époque des géniaux "Gasoline Man" et "Skinflowers" est loin d'être révolue. C'est même la planante et aérienne "Stay With Us", avec une magnifique guitare sitar d' Al Comet, qui fait directement penser à "She Rains".

Cependant, Super Ready/Fragmenté n'évoque pas un retour en arrière ! Au contraire, il enregistre une progression à tous les niveaux. The Young Gods gagne une maturité sécurisante et une assurance dans les choix lui valant une directivité personnelle. "About Time", par exemple, est comme une grande jonction incorporée au fin fond du cosmos. Ce rock indus se joue du temps et de l'espace. La quasi instrumentale "The Color Code" est une démonstration de l'excellent son qu'obtient le groupe. Les solos aigus sont également très bons, grâce aussi à une production qui s'est étoffée avec les âges sans s'effilocher.

Et puis, il y a une petite panoplie de textes chantés en français. Souvent mélangées à l'anglais, ces paroles atteignent une dimension de grande envergure. Sur la chanson "Super Ready/Fragmenté", placée en neuvième position et d'une durée de neuf minutes, Franz Treichler scande : "Comme c'est troublant un trou noir", un parfait mélange de poésie et d'ironie. Dans "Secret" des rimes riches ponctuent les phrases sous des sons de machines déchaînées, à la limite du perfectionnisme.

Cet album, d'un groupe sans cesse inventif (la création de la soucoupe volante du percussionniste Bernand Trontin ne nous fera pas penser le contraire), est à prendre comme une sorte de réorientation fondamentale. Difficile de ne pas faire de parallèle avec Nine Inch Nails, tellement ces deux formations se rejoignent sur plusieurs niveaux (une âme solitaire, bien que moins exclusive chez Treichler, un entourage intelligent établissant une musique industrielle renouvelable). Mais lequel est le meilleur? "On dit qu'il faut garder les esprits"... "All Electric Now !"

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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