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Critique d'album

Funeral for a Friend


Memory and Humanity


(13/10/2008 - Roadrunner - Emo rock / post hardcore - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Rules and Games / 2- To Die Like Mouchette / 3- Kicking and Screaming / 4- Constant Illuminations / 5- Maybe I Am? / 6- You Can't See the Forest for the Wolves / 7- Building / 8- Beneath the Burning Tree / 9- Someday the Fire... / 10- Waterfront Dance Club / 11- Charlie Don't Surf / 12- Ghosts / 13- Constant Resurrections
Note de 1/5
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Note de 1.0/5 pour cet album
"Un album émo tout bonnement insupportable. Mais est-ce vraiment étonnant ?"
Nicolas, le 10/01/2009
( mots)

Curieux courant musical que cet émo-rock qui charrie derrière lui un paradoxe des plus amusants : s'il n'y a jamais eu autant de groupes à être estampillés "émo" qu'à l'heure actuelle, on n'a jamais vu non plus autant de formations de cette veine fouler du pied cette étiquette presque insultante. Le mouvement est en effet réputé pour avoir très mauvaise presse, on vous renverra à l'affaire du suicide d'une émo-fan américaine qui a fait grand bruit l'an passé. Toujours est-il que, en terme de ventes, l'émo a le vent en poupe et maintient actuellement une vitesse de croisière des plus confortables. Le moment est donc idéal pour mettre les pieds dans le plat et tenter de comprendre pourquoi notre jeunesse s'est ruée sans coup férir sur ces jeunes éphèbes qui hurlent leur désespoir à corps et à cri.

Pour ce faire, Funeral for a Friend semble être le client idéal. Fers de lance du post-hardcore gallois (aux côtés de  leurs cousins pas-si-germains-que-ça, Lostprophets et Bullet For My Valentine), les 5 jeunes post-ados peuvent se targuer d'un succès comparable dans nos contrées à celui des inénarrables My Chemical Romance outre Atlantique. Comme en plus la rédaction s'est vue proposer gracieusement de chroniquer leur dernier album, Memory and Humanity, l'occasion ne pouvait décemment pas être manquée de se frotter sérieusement à l'émo-rock. A condition néanmoins de savoir à quoi s'attendre pour ne pas fuir irrémédiablement au bout du premier tour de platine, car qui s'y frotte s'y pique.

Premier obstacle, qui sera rédhibitoire à la plupart d'entre nous : la chant de Matt Davies s'avère proprement, définitivement et désespérément insupportable. C'est une véritable épreuve que de devoir affronter cette voix au timbre doucereux, qui braille à pleins poumons en manquant constamment d'exploser dans un fracas de larmes. Même sur les rares balades de l'album (comme l'anecdotique "Charlie Don't Surf"), l'individu ne prends pas le temps de nuancer ses effets et se contente simplement de chanter en voix pleine à un volume moins élevé. Seul "Constant Illumination" permet d'apprécier quelques hurlements bien sentis qui redynamisent un tant soi peu un set d'une platitude exaspérante. Rajoutez à cela des mélodies plutôt fades (à l'exception du titre pré-cité et de "Beneath The Burning Tree"), et vous obtenez un long album de 13 titres dont il est impossible de ne pas ressortir complètement éreinté.

Ce chant lacrymal est pourtant caractéristique de l'âme émo, preuve flagrante que l'on a bien affaire à ce type de musique. D'autres indices peuvent être glanés au fil de textes adolescents qui suintent le mal-être, la pénibilité d'affronter une existence laborieuse (trop dur, tu vois ?) et l'espoir en des lendemains qui chantent. En écoutant Funeral for a Friend, vous apprendrez que la vie est vraiment trop injuste, qu'il devrait être interdit de devenir malheureux, et qu'un chagrin d'amour, ça fait mal, très mal. Mais vous apprendrez aussi qu'il faut tenir bon, chercher quelque chose ou quelqu'un qui en vaille la peine, et avoir foi en la vie. C'est si beau qu'on en pleurerait. Mais comme le chanteur le fait déjà à notre place, on préférera s'abstenir. Un peu de pudeur, que diable.

Derrière, côté instruments, ça ne suit pas vraiment. Oh bien sûr, les loulous sont loin d'être des manchots et possèdent un bagage technique nettement supérieur à des groupes comme Linkin Park ou Good Charlotte (excusez les références). Mention spéciale à Ryan Richards qui ne ménage ni ses caisses, ni sa double pédale, ainsi qu'à Kris Coombs-Roberts qui balance quelques riffs metal susceptibles de s'avérer intéressants. Malheureusement, la mollesse de la production rend l'instrumentation pachydermique au possible : du bruit, oui, de l'énergie, non. Sans compter quelques manques d'inspiration flagrants, tel le riff tout bonnement inachevé de "Ghosts" dont on cherche vainement une conclusion qui n'arrive jamais.

Renseignements pris a posteriori sur les forums de fans, Memory and Humanity serait un album dans la moyenne du groupe, ni leur meilleur, ni leur plus mauvais. Excusez-nous par avance de ne pas aller le vérifier, mais le zèle des rock-critics amateurs a ses limites. Ne reste alors plus qu'un constat. Pour exprimer une rébellion ou un mal être adolescent par le rock, les options ont sensiblement différé selon l'époque incriminée. Dans les années 60, il y avait les Doors et les Stones. Dans les années 70, Led Zeppelin et Black Sabbath. Dans les années 80, Metallica et AC/DC. Dans les années 90, Nirvana et Rage Against The Machine. Aujourd'hui, My Chemical Romance et Funeral for a Friend. Question : notre jeunesse a-t-elle vraiment mérité une telle punition ?

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In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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