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Critique d'album

Foxboro Hot Tubs


Stop Drop And Roll!!!


(20/05/2008 - Jingle Town - Garage Vert - Genre : Rock)
Produit par

1- Stop Drop And Roll / 2- Mother Mary / 3- Ruby Room / 4- Red Tide / 5- Broadway / 6- She's A Saint Not A Celebrity / 7- Sally / 8- Alligator / 9- The Pedestrian / 10- 27th Ave. Shuffle / 11- Dark Side Of Night / 12- Pieces Of Truth
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Ou quand Green Day dépoussière le garage 60's avec un canular kitch et déjanté !"
Nicolas, le 14/06/2008
( mots)

Maintenant que le buzz est retombé et que l'identité des Foxboro Hot Tubs a été révélée au grand jour, que reste-t-il de ce projet alternatif monté par les facétieux Green Day ? Plus qu'un album, ce concept de garage rock au kitch délicieux et assumé a donné lieu à une série de concerts pittoresques aux USA, au sein de petites salles d'à peine 200 personnes où le trio californien, grimé avec toute la ringardise possible, lunettes de soleil géantes, moumoute en stuc, chemise rose fluo et gilet léopard, a pu se produire à quelques centimètres de fans hystériques dans une ambiance moite et survoltée gorgée de sueur et de bière.

On l'aura compris, Billie Joe Armstrong et ses comparses ont décidé de se marrer un bon coup avant de poursuivre leur discographie punk-rock habituelle. Après The Network en 2003, voici donc leur nouvelle trouvaille décalée : un bon vieux disque semblant tout droit sorti des 60s. Même le CD est traité à l'ancienne : pochette en carton (avec les mentions "high fidelity" et "stereo"), sous-pochette en papier blanc, artwork imitant une face A de vinyle où a même été mentionné : "Ne lisez pas la face B dans votre lecteur". Surréaliste.

Avec la Face A, nous sommes en terrain connu puisqu'elle a été mise à disposition gratuitement sur le MySpace du groupe durant quelques mois (voir ici pour les retardataires). Rien de nouveau donc, si ce n'est que "Highway 1" a disparu du lot et s'est vue remplacée par "Broadway". On retrouve toujours avec plaisir ce rock à l'ancienne, bourré de références oldies allant des Kinks aux Who, avec un soupçon de Clash et une pincée de Buddy Holy. Si "Mother Mary" est vraiment le seul titre à se rapprocher du style habituel de Green Day, le reste se démarque quand même largement des clichés habituels du punk-rock, et ça fait du bien. Quant à la face B, elle est peut-être encore meilleure : entre reprise de "You Really Got Me" affublée de paroles burlesques ("Alligator" "the space invader"), synthé chevrotant et double rythmique alternée ("Sally") ou envolées débridées de saxophone ("Pieces Of Truth"), on n'a vraiment aucun mal à suivre le Révérend Strychnine Twitch et son orchestre de nullos en puissance dans leurs délires. L'ecclésiaste en question n'étant autre que Billie Joe, lequel n'hésite d’ailleurs pas à se mettre en scène dans ses chansons au même titre qu'une certaine Mary, ou encore Jesus - ce dernier étant déjà présent, souvenez-vous, dans American Idiot. Et quand on sait qu'Armstrong fait rimer Strychnine Twitch avec "son of a bitch" (sic), on devine aisément qu'il a dû carburer au vin de messe plus qu'à tout autre breuvage pour accoucher de ce joyeux bordel. Dès lors, on pourra presque lui pardonner d'avoir crânement repris note pour note Weezer et son... "Buddy Holy" (tiens donc) sur "The Pedestrian", sans compter tous les emprunts qui me sont passés sous le nez. Mais est-ce vraiment ça le plus important ?

Au delà de la grosse poilade entre potes et du passe temps de luxe pour musiciens capricieux - et à ce propos, mieux vaut encore monter une parodie de groupe ringard que se shooter à l'héroïne, Green Day , pardon, Foxboro Hot Tubs , nous offre avec ce Stop Drop And Roll!!! un disque qui revisite avec euphorie mais rigueur un répertoire qui n'est finalement pas si vieillot une fois remis au goût du jour. Une livraison fleurant bon la nostalgie vintage, à mille lieues des élucubrations romantico-toxiques si tristement sérieuses d'un Pete Doherty, et qui se savoure sans retenue au premier comme au millième degré : on en redemande. Le mot de la fin revient bien évidemment au révérend Twitch, propos rapportés au terme d'une interview déjantée à la presse américaine : "On serait bien branché par une tournée mondiale. Ce qui serait cool, ce serait d'avoir un bon groupe en première partie, genre Green Day ou The Network . Vous avez un plan pour les contacter ?". Blagueur, va.

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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