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Critique d'album

Eagles of Death Metal


Death by Sexy


(11/04/2006 - Downtown Records - Garage rock - Genre : Rock)
Produit par Josh Homme

1- I Want You So Hard (Boy's Bad News) / 2- I Got a Feelin' (Just Nineteen) / 3- Cherry Cola / 4- I Like to Move in the Night / 5- Solid Gold / 6- Don't Speak (I Came to Make A Bang!) / 7- Keep Your Head Up / 8- The Ballad of Queen Bee and Baby Duck / 9- Poor Doggie / 10- Chase the Devil / 11- Eagles Goth / 12- Shasta Beast / 13- Bag O' Miracles
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Les EODM remettent le couvert avec leur boogie rock salace et décomplexé"
Maxime, le 04/05/2006
( mots)

Sympathique récréation plutôt que véritable side-project, Eagles of Death Metal, trio déjanté de rock rétro décomplexé, nous avait joyeusement récuré le canal auditif en 2004 avec un disque fort enthousiasmant. Queens of the Stone Age ayant achevé sa tournée mondiale, on se serait attendu à une nouvelle livraison des Desert Sessions. Or, plutôt que de se rendre avec quelques potes défoncés au Ranch De La Luna, Josh Homme a préféré réactiver son combo occasionnel, même si les deux entités sont liées. EODM est en effet né lors des jams homériques des Desert Sessions (vol 3 et 4 sur le titre "The Gosso King Of Crater Lake"). Tim Van Hamel parti vers d’autres horizons, le groupe s’est soudé autour du binôme Jesse Hugues (chant, guitare) et Josh Homme (batterie, guitare), lequel a pour le coup laissé tomber le pseudo Carlo Von Sexron.

Death By Sexy reprend les affaires pile poil là où les avait laissées Peace Love & Death Metal. Ressortez votre jean moulant taille basse, c’est le moment où jamais de rouler de l’arrière-train au son d’un boogie rock décharné qui a eu la politesse de ne pas décrotter ses santiags en franchissant le paillasson. Placidement calé derrière ses fûts, Homme débite des rythmes sexy diablement entraînant tandis que Jesse Hugues minaude au micro, en véritable fils spirituel d’un Canned Heat qui subirait une incontrôlable poussée hormonale. Le son, sec comme un clou, aligne des scansions tour à tour lascives et rêches que des guitares obscènes viennent fouetter avec autant d’adresse que des coups de cravache adroitement administrés par une partenaire sadique.

L’album regorge donc de petits tubes mineurs et bébêtes mais néanmoins entraînants, à l’image des trois premières pistes. Le tout s’articule entre morceaux mid-tempo sous haute perfusion de phéromones ("Keep Your Head Up", "Poor Doggie") et titres plus alertes dopés à l’amphétamine ("Shasta Beast", "Solid Gold"). Hughes continue de singer Elvis Presley lors d’un "Chase The Devil" désopilant donnant l’impression que le King a chopé le Chikungugna. Le garage rauque des Kinks se voit léché avec insolence par des paroles débilitantes au possible qui situent pour la plupart leur thème de prédilection autour de la région péri-génitale. On songe parfois à du Creedence qui aurait traîné ses chemises à carreaux non pas dans le Bayou mais dans quelque strip-bar de Las Vegas. Il est clair que ce côté délicieusement régressif contribue beaucoup au charme du combo. Épaulé par sa clique (Alan Johannes coproduit le disque, Joey Castillo et compagnie ont traîné dans le studio à un moment ou à un autre de l’enregistrement…), Josh Homme nous gratifie de quelques riffs qui n’auraient pas dépareillés chez QOTSA ("I Gotta Feeling", "Don’t Speak") avant de clore l’affaire en badinant un "Bag O’ Miracles" soutenu par une poignées de guitares acoustiques et quelques claquements de mains.

Évidemment, le but de l’entreprise n’est pas de faire avancer le schmilblick mais de fourbir de joyeux moments de rock old school. Contrat rempli avec succès. Maintenant, il est sûr que Death By Sexy n’évite pas l'écueil de la répétition, bien qu’il soit un peu plus condensé que son prédécesseur. Le duo n’a pas un sens du boogie aussi affûté que leurs comparses de Five Horse Johnson et ça s’entend. Aguicheuse, la musique des EODM fait songer à une strip-teaseuse siliconée qui nous rejoue pour la énième fois le numéro de charme qu’elle livre tous les soirs dans son club. La garce a de sérieux atouts. Il n’empêche que le nouveau projet de Josh Homme, 5:15ers, dans lequel le rouquin se frottera au blues avec son mentor de toujours Chris Goss, reste infiniment plus bandant que ce disque aussi anecdotique que séduisant.

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