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Critique d'album

Jeff Buckley


Grace


(23/08/1994 - Columbia Records - Rock émotif - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Mojo Pin / 2- Grace / 3- Last Goodbye / 4- Lilac Wine / 5- So Real / 6- Hallelujah / 7- Lover, You Should've Come Over / 8- Corpus Christi Carol / 9- Eternal Life / 10- Dream Brother
Note de 3/5
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Note de 5.0/5 pour cet album
"Un génie à la voix venu d'ailleurs, une oeuvre intemporelle, que du bon ..."
Jerome, le 07/05/2006
( mots)

"Encore un samedi pluvieux. Envie de rien faire. Rien d’intéressant à la radio et j’ai déjà écouté mes cd une bonne dizaine de fois. Pourquoi ne pas trouver quelque chose de nouveau à écouter ? Un coup d’œil dans mon portefeuille... ouais bof, lui aussi tire la gueule... reste plus qu’à aller faire un tour à la médiathèque. Deux minutes plus tard, me voilà emmitouflé dans un K-way, chevauchant ma mobylette en essayant d’éviter les flaques pour préserver mon jean. A peine arrivé, je me lance dans une recherche minutieuse de l’album qui sauvera peut être mon week-end de l’ennuie. Après avoir retourné le rayon Variétés Internationales (et non, il n’y a pas de rayon rock dans mon village) je tombe sur une pochette qui éveille mon intérêt. Jeff Buckley... j’ai déjà entendu ce nom quelque part... Allez hop, emballé c’est pesé, direction le vieux barbu qui garde les cd et retour chez moi sur mon fidèle deux roues. Je change de jean (trempé malgré mes efforts), j’allume la chaîne et j’enfourne la galette fraîchement dégottée. Si j’avais su que j’allais prendre la plus grande claque de ma vie, je me serais sans doute mieux habillé pour l’occasion ! "

C'est après l'EP Live At Sin-é capturant l'intensité de ses premiers concerts, sorti en 93 , que Jeff Buckley entre en studio sous la coupelle d'Andy Wallace (Sepultura, Faith No More) pour enregistrer ce qui deviendra un album de référence pour toute une génération, le somptueux Grace. Et le 23 Août 1994, alors qu'il débute une tournée européenne, le disque fait enfin son apparition dans les bacs des disquaires.

Dès les premières mesures de "Mojo Pin" (comprenez "aiguille à héroïne") le ton est donné. Ici, les instruments ne servent qu’à accompagner la voix phénoménale de Jeff Buckley. Et ce n’est pas le monument "Grace", véritable pièce d’orfèvre tant dans sa conception que dans son interprétation, qui nous dira le contraire. L’enchaînement des accords ne laisse aucune échappatoire à l’auditeur et l'entraîne, non sans une certaine délectation, vers un final des plus apocalyptique.

Parfois pop ("Last Goodbye", "Lover You Should Come Over"), parfois plus rock ("So Real") mais toujours émouvantes ("Lilac Wine", Dream Brother"), chaque chanson possède son univers propre et s'appuie sur des textes irréprochables. Et oui, en plus d'avoir une voix incroyable, Jeff Buckley est également un songwriter de génie.

Et à travers cette débauche d’émotions, l’album continue tranquillement à nous balader au fil des morceaux jusqu'à la piste 6 ou on voit apparaître un Jeff Buckley, seulement armé de sa guitare, comme au temps de ses premiers concerts, prêt à faire taire, si besoin était, les plus sceptiques. Pour cette reprise du classique "Hallelujah" de Léonard Cohen, il n’aura eu besoin d’aucun arrangement pour signer l’une de ses plus belles oeuvres.

Seul bémol, le titre "Corpus Christi Carol", reprise de Benjamin Britten, ou l’exploit vocal n’a d’égal que le décalage de cette chanson aux accents lyriques avec le reste de l’album. Et c'est profitant de ce moment de flottement que Jeff Buckley nous livre son morceau le plus rock, "Eternal Life", comme pour nous montrer qu’il est le seul maître à bord.

Tout n'est qu'amour et rage au fil de ces 10 titres et il n’aura fallu qu’un disque pour faire de Jeff Buckley le digne héritier de son père (le non moins fameux Tim Buckley). C’est le genre d’album qui s’écoute d’une traite, comme un film dont on ne veut pas rater la fin et sept ans plus tard ma rencontre avec Grace, j’ai toujours l’impression d’avoir une pépite dans les mains chaque fois que je passe cet album. Si un destin tragique ne l'avait pas rattrapé l'année de ses 31 ans, qui sait ce que ce génie aurait encore pu nous faire partager ...

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