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Critique d'album

dredg


Chuckles and Mr. Squeezy


(03/05/2011 - Superball - alternatif / progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- Another Tribe / 2- Upon Returning / 3- The Tent / 4- Somebody is Laughing / 5- Down Without A Fight / 6- The Ornament / 7- The Thought of Losing You / 8- Kalathat / 9- Sun Goes Down / 10- Where I'll End Up / 11- Before it Began
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Ou l'art de défendre un album indéfendable..."
Nicolas, le 18/05/2011
( mots)

Chuckles & Mr Squeezy, ou l'album indéfendable. Rares sont les disques à avoir déclenché des réactions aussi hostiles voire haineuses de la part d'une communauté de fans, et ce dès que les premiers extraits audio furent postés sur la toile. L'affaire en est arrivée à un tel point qu'un proche collaborateur de dredg, qui a préféré garder l'anonymat (comme c'est courageux), a volontairement dérobé les masters de ce cinquième opus studio pour les poster sur YouTube un mois avant sa sortie officielle, ceci dans le but, dixit le communiqué de cet illustre inconnu, de "faire prendre conscience aux fans de la médiocrité de l'album afin que les gens n'aillent pas acheter cette merde". Franchement, Gavin Hayes et sa bande ont-ils vraiment mérité un tel traitement ?

Il faut dire que dredg a sacrément tendu le bâton pour se faire battre. Attente de deux années seulement depuis le fantastique The Pariah, The Parot & The Delusion (alors que le combo est reconnu pour sa rareté et pour sa méticulosité), appel au très hype Dan The Automator, vieux pote de Gavin Hayes, pour assurer une production d'emblée annoncée pop-électro, nom d'album ridicule, artwork absolument hideux, et premiers extraits laissant entrevoir un traitement sonore limite bâclé avec sensation de flou global. Ça fait tout de même beaucoup pour un groupe de rock indé qui bénéficie d'un capital de sympathie aussi élevé que sa visibilité dans les médias grand public est basse. L'autre fait à mettre en lumière est que dredg, à ce jour, n'a commis que des albums de grande classe. Entre l'expérimentation mesurée de Leitmotif, le prog-rock suffocant d'El Cielo, le canevas sonore massif de Catch Without Arms et la pop sélect de The Pariah... , le quatuor a touché quatre fois à l'excellence en autant d'albums pourtant fondamentalement différents. S'il est tout à l'honneur du groupe d'avoir voulu une nouvelle fois explorer de nouveaux territoires sonores, peut-être n'était-il pas nécessaire d'effrayer à ce point ceux qui le soutiennent depuis tant d'années.

Le traitement pop de Chuckles & Mr Squeezy a nécessité de sacrées compromissions de la part de dredg. Exit la complexité instrumentale, exit les gros rushs de guitare, exit les sublimes partitions de batterie de Dino Campanella (probablement le cogneur le plus intelligent de la planète, toutes tendances confondues). Seul le massif "Upon Returning" permet à Dino de se lâcher un peu sur son drum-kit tandis qu'il passe le reste du disque à bidouiller ses boites à rythme. Clairement, le premier contact avec Chuckles est déroutant tant on peine à reconnaître le goût pour l'orfèvrerie précieuse des quatre hommes. Certains morceaux se révèlent même étonnamment faibles, comme le ridicule "When I'll End Up" qui pourrait presque passer pour un mauvais Phil Collins tendance BO de Walt Disney (c'est dire). Plus gênante est cette sensation de flottement que l'on ressent en permanence et qui donne l'impression que l'album ne décolle jamais complètement. Autant dire qu'après une paire d'écoute, la sentence se révèle atrocement lapidaire.

Mais ensuite la perplexité laisse place au soulagement. Non, dredg n'a pas perdu son âme en chemin, c'est juste qu'il faut réussir à faire abstraction de ce que le groupe a pu réaliser avant pour pouvoir rentrer dans l'univers nonchalant et rêche de Chuckles. Une fois ce pré-requis réalisé, on se trouve en présence d'un disque qui tient parfaitement la route (si on omet la daube sus-nommée) et qui ménage de vraies réussites. A ce titre, le magistral "The Thought Of Losing You", pourtant descendu en flèche par les adulateurs du combo, se révèle absolument parfait et donnerait des sueurs froides à tous les groupes mainstreams dont les bouses tournent en boucle sur la bande FM. Même son de cloche pour l'efficace "Somebody Is Laughing", balancé et mélodique à souhait, prouvant par A + B que la formation possède un réel talent pop (et comme on le dit souvent, il n'est pas si aisé que cela de réussir à sonner de façon claire, évidente et accessible). Ailleurs dredg tente quelques expérimentations intéressantes, comme l'emploi de grosses rasades d'électro grésillante ("Down Without A Fight") ou l'abus de rythmiques surpuissantes et de guitares martelées sans ménagement ("Upon Returning"). Ces titres étouffants alternent avec des morceaux plus légers et contemplatifs qui, même étranglés par un mixage vraiment médiocre (LE gros point noir du disque), parviennent à nous égarer hors des sphères de ce monde, tantôt avec un petit accent americana très Nouveau Mexique ("Before It Began"), tantôt en allant chercher l'émotion au fond des tripes d'un Gavin Hayes toujours aussi séduisant dans sa simplicité vocale ("The Ornament", magique, ou encore "Kalathat"). On en parvient même à apprécier ce curieux morceau introductif, l'opioïde "Another Tribe", gros trip aussi neurasthénique que groovy (appréciez le paradoxe).

Bah, peu importe, finalement. Si vous avez un minimum d'intelligence, vous avez déjà fait le tour du net et vous savez déjà que Chuckles & Mr. Squeezy relève invariablement de l'excrément intersidéral qui ne mérite aucunement votre attention. Dès lors, vous avez pu rire jaune devant cette critique en râlant sur le manque de pertinence d'albumrock. Il est vrai que cet article est probablement l'un des seuls papiers à avoir essayé de sauver tant bien que mal le groupe du naufrage public dans lequel il est en train de s'enfoncer. 3,5, est-ce vraiment mérité ? Probablement pas, mais une chose est certaine : même si Chuckles déçoit, l'album n'est pas aussi mauvais qu'on le prétend. En tout cas, dredg n'a certainement pas mérité un tel lynchage.

 

 

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