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Critique d'album

Carl Barât and the Jackals


Let It Reign


(16/02/2015 - Cooking Vinyl - garage libertin - Genre : Rock)
Produit par Joby J. Ford

1- Glory Days / 2- Victory Gin / 3- Summer in the Trenches / 4- A Storm is Coming / 5- Beginning to See / 6- March of the Idle / 7- We Want More / 8- War of the Roses / 9- The Gears / 10- Let it Rain
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Le libertin nous fait une belle surprise avec un album étonnament réussi"
Nicolas, le 18/03/2015
( mots)

Autant être franc : celui-là, on ne l’avait pas vu venir. Plus personne ou presque n’attendait quoi que ce soit d’intéressant de la part de Carl Barât après le split des Libertines puis des Dirty Pretty Things. Certes, on se souvient encore d’un Waterloo To Anywhere qui avait de la gueule, mais c’est à peu près tout. Non pas que le sieur Doherty ait fait beaucoup mieux, même si ses Babyshambles ont eu plus de constance sur le long terme. Comble de tout, l’annonce de ce nouveau come back, après un disque solo anecdotique, arrive comme un cheveu sur la soupe après que lesdits Libertines aient décidé de se reformer et d’enregistrer un nouvel album. Quelle place, dans ce cas, pour un autre vrai-faux projet solo - les chacals de Carl Barât pouvant s’apparenter aux oiseaux de Noel Gallagher ou aux soigneurs de Johnny Marr - avec de surcroît un groupe de scène recruté via petite annonce sur Facebook ? A priori aucune. Et pourtant, vous ne devez surtout pas passer à côté de cet album.


La surprise est totale à l’écoute de ce Let It Reign à l’artwork flanqué de la statue de la reine Boadicée, symbole de la lutte des Iceni contre l’oppression romaine au 1er siècle. Jamais on ne se serait attendu à retrouver un Barât aussi remonté, avec une telle envie d’en découdre, de faire parler la poudre, de laisser tonner sa guitare. Let It Reign est un album de combat, au propre comme au figuré, un disque rendant hommage aux soldats et notamment à ceux de la première guerre mondiale. “Glory Days”, le titre introductif co-écrit avec Benjamin Biolay (l’anglais et le français ayant cohabité le temps d’un opéra il y a quelques années), leur est d’ailleurs destiné, et d’emblée, le ton est donné. Allure martiale, barrissements de guitares, voix braillarde, on sent du bagout, de la morgue, une envie de tout envoyer braire. On s’attend à un morceau qui prend ses aises et qui s’installe tranquillement ? Et pourtant le refrain, parfait, vient nettoyer les couplet à l’emporte-pièce. Bigre. Le gin de la victoire réalise également son petit effet : “We are not afraid of anyone / I defy anyone to tell me that I’m wrong”, éructe Carl en s'époumonant comme un tirailleur polonais au son de trompettes conquérantes et de cordes électriques rêches. Plus que du rock, il y a de la furie punk dans cet album, rappelant tantôt les The Clash (“Summer In The Trenches” et son ska débridé), tantôt les Ramones (“The Gears”, mené tambour battant et ventre à terre). Ailleurs, Carl Barât fait du Strokes mais en mieux (“A Storm Is Coming” entonné avec un détachement tout casablanquesque) et parvient même parfois à raccrocher les wagons avec Oasis (“War Of The Roses”, très britpop dans l’esprit). Le reste du temps, on reste dans un garage plus personnel, mélodique, parfois altier (“March Of The Idle” et son refrain scandé en apnée), parfois joueur et détaché (“We Want More”, aux “Yeah Yeah” presque aussi candides que sur un Vines des premiers jours). Et lorsque le tempo ralentit, la machine Barât fonctionne encore en s’appuyant sur de jolies chansons pas orgueilleuses (“Beginning To See”, séduisant dans son emballage de violons sur fond de gratte mi-acoustique, mi-électrique) ou s’amusant avec les mots (la pluie de “Let It Rain” remplaçant le règne de l’album pour un morceau aussi apaisé qu’efficace).


Let It Reign est un coup de maître, aussi inattendu soit-il. Dès lors, bien évidemment, on ne peut qu’attendre avec une fébrilité non feinte le troisième album des Libertines qui ne devrait a priori plus trop tarder. Et tant qu’à faire, vu que les libertins sont attendus à Rock en Seine, on ne serait pas étonné outre mesure de voir les chacals de Carl Barât traîner leurs guêtres dans les parages. Clairement, que ce soit sur album ou en live, vous auriez tout intérêt à ne pas négliger ce side-project en apparence si secondaire, et n’allez pas dire qu’on ne vous aura pas prévenus.

Note de 4/5
Nul besoin d'attendre ce fameux troisième album des Libertines, Carl Barât livrant ici un album à la production joyeusement crade aussi jubilatoire que déchaîné.
Note de 3.5/5
Carl Barât reprend goût à la guitare pour notre plaisir, même si le résultat n'atteint pas le niveau de Waterloo To Anywhere mais s'en rapproche. Le guitariste a-t-il gardé quelques cartouches pour le prochain Libertines ?
Note de 4/5
Tantôt déchaîné, tantôt lancinant. Parfois élaboré, parfois beaucoup plus simple. Mais toujours diablement efficace. Un coup de coeur dès la deuxième écoute. Vivement le prochain opus des Libertines qui s'annonce marquant.
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