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Critique d'album

Purity Ring


Another Eternity


(03/03/2015 - 4AD - Electro pop - Genre : Autres)
Produit par Purity Ring

1- Heartsigh / 2- Bodyache / 3- Push Pull / 4- Repetition / 5- Stranger Than Earth / 6- Begin Again / 7- Dust Hymn / 8- Flood on the Floor / 9- Sea Castle / 10- Stillness in Woe
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Le futur de la pop ?"
Alan, le 20/03/2015
( mots)

Une autre éternité, éthérée, entre purgatoire onirique et psyché déviante où gravité et pesanteur demeurent en suspension. Où une voix chérubine chante avec une candeur vicieuse sa fascination pour la chair. Où textures et harmonies dessinent les contours tantôt lisses, tantôt anfractueux d’un microcosme ouaté et sédatif. Curieux portrait ? C’est pourtant exactement de quoi il est question avec cette nouvelle production des canadiens qui radicalise la formule atypique du premier opus en y apportant cependant des éléments nouveaux.


Je n’ai pas la patience pour des pièces longues et aventureuses, déclarait Corin Roddick en janvier dernier. J’ai besoin d’un morceau qui sait où il va, avec paroles et lignes de chant, et il se doit d’être concis, d’aller rapidement de A à B.” À ce niveau, le producteur-compositeur est resté fidèle à son credo puisqu’à un peu plus de 35 minutes, Another Eternity se veut encore plus court que son prédécesseur qui n’excédait déjà pas les 40 minutes. 35 minutes durant lesquelles ce-dernier déroule sur dix pistes beats directement empruntés à la trap music et arrangements Avicii-esques symbiotiques au sein d’une production minutieuse et soignée (“Bodyache”, “Begin Again”, “Flood on the Floor”). 


C’est sur ce maëlstrom électronique que Megan James pose sa voix d’enfant fragile et faussement innocente : plus limpide et intelligible que sur Shrines, le chant explore toujours au travers des textes très personnels de cette dernière un attrait particulier presqu'érotique pour l’imagerie charnelle, alternant entre étude des fluides corporels sur “Bodyache” (“You sweat, and you bled/I couldn’t look ‘cause your body would shake”) et mécanique amoureuse sur “Repetition” (“Climb up my rattling spine and I’ll contract/Tell me I’m the only one and I’ll move back”). Une voix claire et chétive, donc, à la dimension organique et antithétique d’une musique electro plus “froide” et moins “humaine”, les deux s'unissant au sein d’une dichotomie séduisante de laquelle émane la dimension onirique énoncée plus haut.


Un album dreamy qui se veut cependant plus accessible que son prédécesseur par un alignement musical décelable dès sa première écoute : avec Another Eternity, Purity Ring épouse la pop music - dans son sens le plus large : dix morceaux concis construits sur le modèle standard du couplet-refrain et puisant plus ou moins - c’est selon - dans ce vaste répertoire, signant ainsi des morceaux empreints de R&B (“Repetition”, “Sea Castle”), de hip hop (“Stranger Than Earth”, “Flood on the Floor”), de pop (“Heartsigh”,  “Bodyache”) et, comme déjà énoncé plus haut, d’EDM (“Begin Again”, “Dust Hymn”) et de trap (“Stranger Than Earth” et “Flood on the Floor”, dont les beats constituent de parfaits exemples). Autant d’influences qui confèrent à Another Eternity une certaine variété dont manquait quelque peu Shrines - qui se voulait pourtant plus aventureux et osé que son successeur - et marque une évolution stylistique qui, bien que quelque peu putassière et racoleuse sur les bords diront certains, se veut convaincante et (très ?) prometteuse pour la suite.


Avec son deuxième opus, le duo d’Edmonton accouche d’une passerelle entre pop FM mainstream et futurepop - plus si - underground. Synthèse équilibrée et maîtrisée des titres les plus pertinents qui flirtent actuellement avec le haut des charts, Another Eternity séduit par ses textes à la fois envoûtants et déroutants ainsi que par son atmosphère onirique et éthérée qui résulte de ce kaléidoscope musical évoquant nombre de genres actuels en à peine une demie-heure. Dix morceaux concis et allant à l’essentiel qui, parce qu’ils baignent dans ce bouillon de culture musical, pourraient marquer une nouvelle étape dans l’évolution de la pop music.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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