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Critique d'album

Champs


Vamala


(23/02/2015 - Pias - - Genre : Chanson / Folk)
Produit par Dimitri Tikovoi

1- Desire / 2- Sophia / 3- Running / 4- Forever Be Upstanding At The Door / 5- Send Me Down / 6- 3,000 Miles / 7- Vamala / 8- The Balfron Tower / 9- Blood / 10- Down (Alone On The Avenue) / 11- Roll Me Out / 12- The Devil's Carnival
Note de 4.5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Une belle confusion des genres"
Mathilde, le 11/03/2015
( mots)

Champs. On ne parlera pas ici de lopin de terre à cultiver. Aucun lien non plus avec un vieux groupe de folk américain des 60ies. Non, champs comme le diminutif de"champion", le nom de famille des deux frères composant le groupe. Originaires de l’île de Wight, Michael et David avaient déjà fait une entrée remarquée avec Down Like Gold  il y a un an tout juste. La folk était dépouillée, les voix éthérées. Des champions, les champions? Eh ben ouais en fait, dans leur genre, qu’on a peu croisé. Revenant cette fois-ci avec Vamala et de la pop dans leurs chaussettes, les gamins sensibles se montrent moins sacrés et plus sacripants.
 
Champs, des fois, c'est un peu un best-of des slows féminins des 80ies mixés avec la hype atmosphérique actuelle des pays nordiques et aussi de Future Island, Mercury Rev. Il n’y a qu’à écouter la taquine "Down On The Avenue" pour entrapercevoir dans ce groupe indé des bribes de pop FM, comme une Madonna version cristalline qui nous susurrerait -avec ou sans sa cape- une berceuse atmosphérique genre aurore boréale en Islande. Mais Champs c’est aussi et surtout, des incantations qu’on croirait religieuses et dépoussiérées d’une vieille église. C’est qu’ils chantaient à la paroisse les petits pères. On l’aurait parié.

C'est étonnant cette façon qu'a Michael de lâcher sa goualante en voix de tête, à la manière d'Alt-J, et plus rarement heureusement d’Asaf Avidan ("Desire", "Running") sur des chansons du coup moins savoureuses. C’est là l'identité du groupe et faut s’y faire, voire s’y habituer : la voix est centrale. Souvent doublée en des nappes harmoniques par le frérot, elle va jusqu’à pousser des cris d’orfraie dans les aigues, pour redevenir nasillarde en voix pleine. Dit comme ça, ça donne pas envie, mais c’est en fait très savamment réalisé. 


Le producteur Dimitri Tikovoi a porté le duo plus fort dans ses affres poétiques, en renforçant aussi l’instru, qui reste cependant seulement porteuse. L’album est plein de surprises. "The Devil's Carnival" est troublant de justesse avec ses pianos célestes et toujours la confusion des genres, ce parti pris de minauder via un phrasé plaintif et virevoltant, aux frontières du spectre fréquentiel homme/femme(de quoi les inscrire aux auditions à l'aveugle de The Voice). "Send Me Down" prend une toute autre tendance. Chanson folk comme sortie du bayou qui démarre en haut, on y entend aussi pour la seule et unique fois une voix de bonhomme. Et le tout se fond en gospel. On pense bien sûr à Simon & Garfunkel (qui se seraient piqués aux hormones), mais finalement le terreau du groupe sent l’engrais anglais traditionnel. Et c’est tant mieux pour eux.

 
C'est franchement pas mal même si des fois un poil too much, à force de voix perchées, de songwritting appliqué, de manière old school qui peut mettre les abeilles. En même temps c'est le risque avec douze titres à l'enveloppe forcément maniérée. Vamala n'est du coup pas toujours aussi aérien que sa pochette le suggère, mais reste un bien bel effort qui confirme le talent atypique d’un groupe enthousiasmant et mémorable.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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