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Critique d'album

Burning Brides


Leave No Ashes


(06/12/2004 - V2 Records - Hard Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Heart Full Of Black / 2- Come Alive / 3- Alternative Teenage Suicide / 4- King Of The Demimonde / 5- Century Song / 6- Dance With The Devil / 7- Leave No Ashes / 8- To Kill A Swan / 9- Pleasure In The Pain / 10- From You / 11- Last Man Standing / 12- Vampire Waltz
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
""
Maxime, le 08/05/2005
( mots)

Ah ! Un disque comme ça, ça fait plaisir quand même ! Marre de tous ces groupes qui prétendent être le remède à la pseudo mort du rock à coup de poses pompeuses. Les Burning Brides refusent d'intellectualiser tout débat. Ils veulent nous cramer la tête, nous fissurer les tympans, nous aplatir le cerveau jusqu'à ne laisser aucune cendre de notre dépouille. Point barre. Comment refuser une telle invitation, je vous le demande ? Mais qu'est-ce qu'on attend pour mettre le CD dans le lecteur ! Deux mots sur le groupe avant de se lancer : formé en 1998, ce trio venant de Philadelphie, auteur d'un très furieux premier album, Fall of the Plastic Empire (très belle pochette) s'emploie à inaugurer la frange bruitiste du label V2, plutôt réputé pour ses groupes pop (Stereophonics, Mercury Rev...).

On vend Burning Brides comme les nouveaux Pixies ou Nirvana. Un peu rapide, cet étiquetage, à moins qu'on considère que chaque groupe gueulant sur fond de guitare saturée pompe forcément l'héritage de Black Francis. La formation sonne comme la rencontre fracassante de l'indé américain burné et du rock sombre propre à Black Sabbath. Ni stoner, ni grunge, le groupe explore un son brut et épuré, avec une prédilection pour les guitares flirtant avec les graves. Plus concis que du Soundgarden , plus furieux et lourd que du Smashing Pumpkins et efficacement produit par Georges Drakoulias (Primal Scream, Ride, Screaming Trees), ce disque déploie des ambiances tantôt plombées ("King of the Demimonde") qu'explorerait un Ozzy Osbourne qui aurait foutu les deux doigts dans la prise, tantôt des fébriles coups de boules soniques ("Alternative Teenage Suicide"), tantôt des brûlots aux exigences mélodiques un peu plus poussées ("Heart Full of Black", "To Kill A Swan").

La voix habitée mais parfois pas assez assurée de Dimitri Coats hante et scande des compos nerveuses qui tentent, à grands renforts de gifles, de faire oublier leur armature pop. Peine perdue, il a beau s'élimer les cordes vocales, le Dimitri, c'est pas sur ce "Dance with the Devil", qu'il nous cachera le soin apporté aux structures et aux arrangements. Moment jouissif : ce "Leave no Ashes" tribal qui mêle la verdeur du propos et la plus explosive des rancoeurs (You have wings but you will never fly, terrible !). Passé ce point, l'album se cabre, se calme quelque peu et livre des titres plus pop, comme épuisé d'avoir envoyé le bois en première partie. Le talent du groupe compense cette relative déception. Encore un de ces albums où la première partie est une tuerie et dont la seconde reste un peu à la traîne ! Dommage...Le tout se termine sur un choral et lancinant "Vampire Waltz" et on se dit qu'on a loupé de peu l'excellent album.

Pour son deuxième opus, Burning Brides fait donc dans le lourd, progresse, mais c'est sûr, il peut faire encore mieux. Surtout, que Coats continue à cultiver ses penchants masochistes ("Pleasure in Pain") et blasphématoires, il ne peut qu'aller dans le bon sens ! Tout amateur de rock électrique, je parle de VRAI rock électrique, qui pense qu'une guitare ne peut être jouée que poussée à 11 sur ampli Marshall se doit d'essayer. On attend les futurs convertis trempés de sueur, la lèvre ouverte, au fond de la fosse lors de concerts sans concession. Forcément sans concession.

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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