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Critique d'album

Pixies


Trompe Le Monde


(23/09/1991 - 4 AD - Rock alternatif - Genre : Rock)
Produit par Gil Norton

1- Trompe Le Monde / 2- Planet Of Sound / 3- Alec Eiffel / 4- The Sad Punk / 5- Head On / 6- U-Mass / 7- Palace Of The Brine / 8- Letter To Memphis / 9- Bird Dream Of The Olympus Mons / 10- Space (I Believe In) / 11- Subbacultcha / 12- Distance Equals Rate Times Time / 13- Lovely Day / 14- Motorway To Roswell / 15- The Navajo Know
Note de 5/5
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Note de 5.0/5 pour cet album
"L'apogée aussi malheureuse que magnifique du quartet de Boston."
Maxime, le 16/02/2010
( mots)

Au début des années 90, les dieux du rock pouvaient légitimement penser que les Pixies avaient parfaitement accompli leur destinée : biffer ces sordides eighties en redonnant à un binaire impotent et paradant lamentablement dans les stades sa dimension ésotérique, ne plus envisager l’amplification comme un simple moyen, un véhicule, mais comme une substance brute à travailler dans sa matérialité même. Démultipliée dans ses manifestations sonores par la fée électricité, la guitare est un objet qui peut produire un boucan infernal, autant qu’une déferlante de sons les plus étranges, biscornus et insolites possibles. Mais cette approche expérimentale a un prix : il faut s’affranchir de la série d’accords classiques soutenant la mélodie et ainsi s’exposer à l’hermétisme et aux concerts de larsens virant au grand n’importe quoi pontifiant. Voilà un écueil que Sonic Youth n’a pas su éviter, du moins pendant une partie de sa carrière. Or, la grande réussite des lutins du Massachusetts a été de parvenir à ne pas découpler ces deux orientations (la mélodie et l’exploration bruitiste) par une anti-technique les fusionnant dans un même mouvement, proposant un rock agrégeant la rage du punk, un songwriting aux frontières de la pop, l’ascétisme primitif de la country et du surf tout en le rendant aussi explicite qu'une décharge d’électricité pure. Sur cette ligne aussi claire que périlleuse, Surfer Rosa et Doolittle ont semé des graines qui germeront vite dans la décennie qui s’ouvre, contribuant grandement à donner naissance à ce qu’on appellera d’un vilain mot le rock alternatif. La descendance est déjà prête à emboîter le pas en prenant ces deux albums comme bréviaires, à commencer par Kurt Cobain qui exportera la formule devant les masses, en vendant plus de disques en 6 mois que ses mentors durant toute leur existence discographique.

Les deux premiers efforts du groupe ont si bien produit leurs effets que la suite paraît presque superflue. Délivrés de l’effet de surprise, Bossanova et Trompe le Monde apparaissent comme des réalisations de seconde zone, des parents pauvres, rarement jugés au même niveau que leurs prédécesseurs. Il semble malgré tout que le temps ait fait son office et que, si Bossanova est toujours considéré comme légèrement en deçà des qualités moyennes pixiennes, les mérites de Trompe le Monde soient enfin considérés à leur juste valeur. Aussi n’est-il plus aussi polémique qu’en 1991 d’affirmer que ce quatrième et dernier opus est une réalisation majeure, et qu'il constitue peut-être même (osons le dire) le meilleur album que le quatuor de Boston ait enfanté durant sa courte existence.

L’une des grandes lois du rock semble s’être encore une fois vérifiée ici : il faut que le groupe soit arrivé aux bords de l’implosion, que l’odeur d’une mort prochaine flotte dans l’air pour qu’il soit poussé dans ses derniers retranchements et se transcende. Car il règne en ce début d’année 1991 une atmosphère détestable au sein des Pixies, résultat de longs mois de pourrissement relationnel entre Frank Black et Kim Deal. Les soirées de biture, les défections, les retards de dernière minute et le succès d’estime du premier album des Breeders de la cool bassiste tapent depuis de longs mois sur les nerfs du guitariste en chef, dont le professionnalisme quasi calviniste s’accorde peu avec ses fréquents écarts de conduite. Depuis longtemps, Black ourdit une éviction dans les règles de l’art, c'est-à-dire brutale et unilatérale, de cet élément perturbateur, convoquant une réunion en loucedé avec Lovering et Santiago pour poser les termes du renvoi. Mais Deal a vent de l’entourloupe et fait capoter l’affaire.

Qu’est-ce qui peut bien pousser deux personnes qui n’ont manifestement plus envie de jouer ensemble de commettre un nouvel album ? Les maisons de disque, of course. Déçus par le manque à gagner causé par la tournée avortée de Bossanova, Ivo Watts Russell et Ken Goes pressent bien vite leur opulente vache à lait de pondre une nouvelle série de titres. L’Amérique la boude, mais l’Europe, et en particulier la France, lui ouvre ses zéniths. L’inspiration de Charles Kittridge est à sec, mais, bien décidé à ne pas laisser la moindre place à sa bassiste honnie, prend à cœur son rôle de songwriter en chef avec une impotence dictatoriale. Meurtri dans son orgueil par le bon accueil des Breeders qui pouvait laisser penser qu’il pouvait peut-être se passer quelque chose d’autre en dehors des Pixies, il retrouve une nouvelle fois les studios de Gil Norton dans les mêmes conditions que pour le disque précédent, avec dans les poches une poignée de titres se réduisant à une suite de trois accords et pas le moindre texte. Ivre de sa propre importance, Black annonce enregistrer un double album. Des rumeurs fusent alors et parlent d’un disque à tendance heavy metal, ce que tendraient à confirmer les premiers titres envisagés (Zep, Zep II, Power Ballad). La vérité est que Frank Black lui-même ignore quelle tournure vont prendre les bribes d’accords qu’il pose sur piste, incapable de les structurer, bloquant sur les textes, au point de faire sortir Norton de ses gonds, frustré de ces longues séances improductives. Black confessera quelques années plus tard, l’air pince-sans-rire : "Je disposais de pas mal de musique et je n’avais pas encore fais les paroles, alors ça m’a rendu nerveux de voir l’ingénieur et le producteur tourner autour de moi. C’était au point où je ne pouvais même pas aller aux toilettes, tout le monde me regardait !"

Epié dans ses moindres mouvements, le leader maximo fait le dos rond, pose ses riffs, griffonne quelques indications lapidaires puis regagne ses pénates. A charge aux autres membres de venir ensuite greffer leurs parties respectives. Jamais la bassiste et le chanteur ne se croiseront une seule fois pendant cet enregistrement. Deal relate cette période de gestation avec une indifférence effarée : "D’habitude il arrivait avec des idées plus précises, comme s’il y avait toujours eu une évidence. Mais sur Bossanova et cet album aussi, c’était plutôt du style : "Voilà la chanson", et il jouait deux-trois accords." Trompe le Monde est donc le double blanc des Pixies, ou plutôt leur simple noir, puisque l’idée du double album est progressivement évacuée. Il offre le spectacle d’un groupe complètement désintégré, uniquement unifié dans le creuset du mix final qui se chargera d’emboîter les prises respectives de musiciens poursuivant leur propre direction de manière autarcique, un ensemble de trajectoires erratiques qui rejoignent pourtant le même point final. C’est à ce titre que ce quatrième opus est en même temps leur Abbey Road, une photographie des Pixies à leur apogée, un témoignage livré à la postérité. Et de cette non-communication tacitement acceptée par chacun se dégage finalement une espèce de sérénité lasse. Un nouvel et ultime album des Pixies était sans doute à ce prix. On perd l’émulation instinctive des séances collectives mais le squelette fragile que laisse Black à ses condisciples permet à chacun d'explorer posément, calmement, son propre territoire. Deal excelle à nouveau avec un jeu minimaliste aux bords de l’autisme, Lovering reconquiert sa frappe puissante sous-exploitée sur Bossanova, et Santiago livre une fois encore ses fulgurances guitaristiques, ses riffs de mirliton flirtant parfois avec le génie pur, ses motifs mutants qu’il tricote frénétiquement aux quatre coins de l’espace sonique.

Durant ces longs mois de sessions hachées, Gil Norton a tout le loisir d’expérimenter, multipliant les ébauches et les placements de micro. Qu’on se le dise : il est plus que temps d’arrêter de se pâmer devant le travail de Steve Albini entrepris sur les premiers enregistrements du groupe, ses prises de son éclair, faire jouer Franck Black avec des lames de rasoir en guise de médiator. Les albums bouclés en 15 jours, c’est certes sympathique pour révéler le potentiel d’un groupe de garage, c’est insuffisant pour exploiter le son Pixies. Qui réclame la nuance, le sens des détails, la minutie. Conscient qu’il met à bas un opus terminal, Norton confectionne la production du disque de façon somptuaire. Comme les embaumeurs de l’Egypte antique, il bâtit un sarcophage à la gloire de ses protégés, enfermant encens, or, myrrhe et pierres précieuses pour accompagner la dépouille d’un groupe en voie de momification vers l’immortalité. Vu qu’il n’est à l’heure actuelle pas possible d’écouter les versions remasterisées des albums, à moins de s’offrir le très onéreux coffret Minotaur, le meilleur moyen d’en apprécier pleinement l’amplitude reste encore d’écouter le disque en version vinyle et au casque.


Et là on comprend. Très compact au premier abord, Trompe le Monde se déploie majestueusement dans la durée. On se rend progressivement compte que le disque est bâti sur une construction très fine de l’espace sonore. Norton y reconduit la démarche entérinée dès Doolittle : sur-emploi de la reverb, sécheresse de la batterie, allers-retours permanents des guitares des premiers aux seconds plans… Mais il pousse les murs, désintègre les parois, filtre les claviers et les cordes électrifiées dans l’écho, utilisant le partage entre les deux baffles comme d’une espèce de flipper cosmique dans lequel les musiciens ne cessent de se renvoyer la balle. Aussi n’est-il pas rare que certains riffs ne traversent le spectre sonore que l’espace d’une poignée de secondes. Trompe le Monde dispose ainsi d’un son dopé aux effets spéciaux stéréoscopiques, beaucoup plus ample et puissant que celui, plus aride, de Doolittle (on peut toutefois préférer ce dernier pour ces mêmes raisons). Le titre liminaire fait d’emblée la démonstration de cette science sonore. Si on a, à raison, beaucoup glosé sur l’excellence d’une composition comme "Debaser" en guise de mise en bouche, "Trompe le Monde" relance la compétition au titre de meilleur morceau introductif jamais composé par les Pixies. Alors que Lovering lance un galop désespéré, Black entonne un chant élégiaque soutenu par la guitare tournoyante de Santiago évoquant une chute en apesanteur dans un vortex intersidéral. Ces trois mouvements en apparence dissemblables (la puissance / l’abandon /le sentiment voluptueux de lévitation) cohabitent dans un même temps et un même espace et, aussi hétérogènes soient-ils, créent au final un ensemble harmonieux. Apparemment contradictoires, basse, batterie, chant et guitares se répondent et forgent une expérience inédite.  

Trompe le Monde est ainsi un condensé de la discographie des Pixies : il prolonge, à la fois dans la forme et sur le plan des textes, les obsessions ufologiques développées par Bossanova, mais renoue avec l’agressivité primale des débuts. Le punk a nouveau droit de cité, même s’il se voit contrarié par la mélancolie ("The Sad Punk"). De même persiste ce goût pour les ballades étranges pour lesquelles Norton nimbe la voix de Black d’un écho spectral ("Palace of The Brine", "Letter To Memphis", "Motorway To Roswell"). A cette base renouvelée, le groupe mêle un ingrédient nouveau : le heavy metal, qui tente une incursion aussi querelleuse que destructurée sur "Planet Of Sound" ou "U-Mass". Avec cette somme, les Pixies portent à un point d’excellence leur vision du rock qu’on pourrait taxer de cubiste. Comme son modèle pictural, le rock cubiste expose sans les masquer les éléments hétérogènes qui le constituent, il se présente comme une forme perpétuellement inachevée, un amas composite, un agencement sans cesse à (re)construire. C’est cette capacité, sans cesse vantée chez les Pixies, d’agréger plusieurs idées de chansons dans une seule de moins de trois minutes, qui ravit à nouveau ici. Chaque titre n’obéit pas à cette loi. On décèle par exemple quelques morceaux beaucoup plus linéaires comme le cacochyme "Sabbacultcha" ou l’anecdotique "Distance Equals Rate Times Time", morceaux qui, comme par hasard, datent de 1987. Mais pour l’essentiel, c’est bien cet art singulier qui forme le sous-bassement du génie des Pixies, celui de concevoir des chansons à tiroir, s’imbriquant, se distribuant, se répondant en gigognes.

Trompe le Monde accumule ainsi les petits vertiges délicieux, au premier rang desquels vient "Alec Eiffel", prototype même de la maestria pixienne, mélange monstrueux et contre-nature de médiocrité prosaïque (ici, comme souvent chez Frank Black, un texte abscons à la gloire du concepteur de la célèbre tour parisienne) et de perfection mélodique presque arbitraire, tant elle parait non recherchée. Qui aurait cru à la première écoute, que ce punk abrasif s’engouffrant dans les speakers dès l’entame puisse déboucher, une minute trente plus tard, vers un véritable moment d’extase provoqué par le surgissement jouissif d’une envolée de chœurs fantomatiques couplés à des cataractes de claviers cristallins ? Voilà sans doute l’une des intuitions lumineuses de cet opus : s’être adjoint les services d’Eric Drew Feldman, clavier de Pere Ubu et de Captain Beefheart, pour conférer à ce pop-punk analphabète constamment zébré de fulgurances assassines une aura rétro-futuriste crépusculaire, comme si la petite troupe de Boston entamait un voyage spatial sans retour dans un vaisseau déglingué aux bords de la désintégration. Ce rock mutant, polymorphe, susceptible de changer brutalement de cap à tout moment, viole strictement tous les genres abordés : le binaire assourdissant de "The Sad Punk" sur lequel Black s’élime les cordes vocales s’englue ensuite dans un faux rythme plombé sans perdre de sa violence, le proto-shoegaze noisy de Jesus And Mary Chain dont le "Head On" est trépané par des guitares stridentes, ou encore ce "Motorway To Roswell" dans lequel Frank le Noir parvient à émouvoir à partir d’une histoire stupide d’enlèvement extra-terrestre. Trompe le Monde est ainsi parsemé de ces petits moments de bravoure qui gravitent, épars, comme de petits satellites autonomes.

Pour autant, le réel talent des Pixies ne réside pas uniquement dans le caractère hétérogène de son rock, mais également dans la façon dont il soude les éléments divers qui le composent. On peut diviser le groupe en deux forces antagonistes : les éléments moteurs et les contrepoints. On retrouve dans cette première catégorie Frank Black, qui véhicule la mélodie et le motif principal, David Lovering présidant à la rythmique, s’employant à conserver le nerf du morceau. Kim Deal fait tampon face au guitariste-chanteur : les croches girondes de sa basse atténuent la stridence des power-chords de son rival, ses chœurs forment un écho sédatif à ses braiements psychotiques ("Sabbacultcha", "Palace of the Brine"). Joey Santiago, quant à lui, brille dans sa fonction suprême : s’engouffrer dans les jointures, faire son lit dans les replis, butiner dans les interstices. Son talent ne se limite pas aux sempiternels solos habituellement dévolus à la guitare lead (même s’il s’acquitte parfaitement de ce genre d’exercice) mais donne sa pleine mesure dans l'art de la fulgurance, lors de passages éclairs où il fait une violente incursion dans le spectre sonore pour amorcer les changements de tonalité, une poignées de secondes où il imprime véritablement sa griffe dans l’imaginaire de l’auditeur : les échappées priapiques accompagnant la fin des couplets sur "Alec Eiffel", les brusques mouvements de décélérations sur "Letter to Memphis", les saillies criblant le plombé "U-Mass"… Si les travaux antérieurs du combo ont durablement marqué les esprits, de Placebo à Weezer en passant par les Smashing Pumpkins, on comprend dès lors que Trompe le Monde, avec ses accointances heavy (dans des bornes somme toutes pixienne), ait traumatisé toute la génération metal/hardcore à venir. Il démontre que la maitrise technique n’est pas obligatoire quand il s’agit d’administrer des salves de riffs virils, qu’on peut faire du heavy metal sans emprunter la voie monumentale et classique d’un Metallica, que l’excentricité n'est pas un mot tabou. C’est à cette source d’insolence et d’anti-conformité qu’ira s’abreuver Dave Grohl pour le deuxième album des Foo Fighters, quand il s’agira pour lui de densifier sa power-pop sans perdre le public de vue. Cette descendance partielle continue encore aujourd’hui dans le petit monde des musiques lourdes, de Queens Of The Stone Age à Mastodon .

Mais pour l’heure, il est déjà trop tard pour les Pixies, bousculés vers la sortie par le succès tellurique de Nevermind qui les écrasera alors qu’il était censé les élever au rang de précurseurs. Après avoir tourné une bonne partie de l’année 1992, notamment en première partie de U2, le groupe entre en hiatus dans la rancœur et la haine froide, prétextant publiquement une année sabbatique. Frank Black tire définitivement un trait sur l’affaire par le biais d’un fax et d’une déclaration laconique au micro de la BBC le 13 janvier 1993. C’est la fin d’une belle et fulgurante trajectoire semblable à celle des Doors, Stooges ou Velvet Underground, résumable dans ce crédo : faire beaucoup dans un minimum de temps. Le génie de Pixies restera pourtant orphelin. De même que ni Lennon, ni McCartney, ni Harrison n’approchèrent durant toute leur carrière solo l’excellence des Beatles, aucun des membres du quartet ne reprendra le flambeau originel. Santiago et Lovering sombrent dans l’anonymat, Black commet une longue série d’albums en solitaire qu’on qualifiera gentiment de sympathiques (même s’il semble avoir retrouvé une certaine forme depuis quelques années) et qui ne devront leur médiatisation que parce qu’ils sont le fruit de l’auteur de "Wave of Mutilation" et de "Caribou". C’est finalement Kim Deal et ses Breeders qui s’en sortent le mieux avec leur Last Splash qui fera une belle percée suite au succès surprise du single "Cannonball". Mais il manque à l’hédoniste bassiste le brin de folie et de rigueur de son ancien comparse-tyran pour tirer constamment cette fainéante notoire vers le haut. On peut toutefois accorder aux Pixies le crédit d’avoir eu suffisamment de bon goût et de lucidité pour n’avoir, à l’aune d’une reformation scénique très lucrative entamée depuis 2004, pas poussé le vice jusqu’à donner une suite, forcément décevante, à ce disque en forme de point final, signant leur apogée aussi malheureuse que magnifique.

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