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Critique d'album

Nada Surf


The Proximity Effect


(01/01/1998 - Mardev Records - Power Pop - Genre : Rock)
Produit par

1- Hyperspace / 2- Amateur / 3- Why are you so mean to me / 4- Mother's day / 5- Troublemaker / 6- 80 Windows / 7- Bacardi / 8- Bad best friend / 9- Dispossession / 10- The voices / 11- Firecracker / 12- Slow down / 13- Robot
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
""
Maxime, le 07/05/2005
( mots)

Nada Surf ne restera-t-il à jamais que le groupe de "Popular" ? C'est ce qu'a probablement conclu Elektra (sur la major Warner) lorsque le groupe lui apporta ce deuxième album. Considérant qu'il ne possédait aucun tube potentiel, elle massacra sa distribution et se lança avec la formation dans une série de procès et de ruptures de contrats aussi douloureuses qu'injustes. Voilà tout le paradoxe malsain des majors vis-à-vis du rock indé : elles veulent donner sa chance à des artistes singuliers mais exigent en même temps d'eux des tubes formatés. Voilà aussi pourquoi le rôle des labels est si déterminant, dans leur dynamisme et leurs choix courageux et innovants (au risque parfois de substituer leur renommée à celle des artistes, mais c'est un autre problème).

Pas de panique, Nada Surf se porte bien et, désormais sur un label indé (qui a réédité cet album), il jouit d'une carrière un peu plus confidentielle mais qui lui sied mieux que les campus américains ultra bondés. Après un premier album en demi-teinte, le groupe aux deux tiers francophone (une des causes de leur succès en France) livrait son meilleur effort. The Proximity Effect est en effet un petit bijou de power pop ciselé, probablement trop méconnu chez les amateurs de rock indé et sous-estimé, je trouve, chez les fans français qui lui préfèrent le plus pop (mais aussi plus mou et longuet) Let Go. Ce deuxième album illustre pourtant à merveille les exigences de la power pop, exigence de mélodies et de poussées d'adrénaline contrôlées.

L'album slalome donc en permanence entre ballades ("Amateur") et titres plus incisifs. Il est clair que c'est dans cette deuxième catégorie que le groupe excelle le plus. Ainsi, ce "Mother's Day" au riff imparable qui fait sortir Mathew Caws de ses gonds (un exploit !) et surtout, ce splendide morceau qu'est "Bacardi" (qui évoque donc l'ivresse produite par ledit breuvage) alternant accélérations donnant le vertige et courtes accalmies. Une pièce de choix dans le répertoire des Nada Surf. Daniel Lorca (le bassiste) se risque sur un "Troublemaker" entêtant qui s'ouvre sur une mélodie intimiste avant de s'achever en un orage trempé de sueur. Il n'y a peut être pas de tubes au sens mtvien du terme, mais des petites chansons qui nous trottent dans la tête et qu'on garde au fond de soi, comme un petit jardin secret et précieux. Les amateurs du groupe dans son côté pop sont priés de faire un tour du côté, non pas de chez Swann, mais de "Bad Best Friend", une petite perle, véritable madeleine de Proust pour tout nostalgique de son adolescence perdue. Mention spéciale pour ce "Firecracker" impérial qui illustre la conception du rock selon les Nada : énergie sans pour autant déballer les gros riffs de guitare, une colère contenue dans un cadre pop, sans jamais en déborder.

Un peu trop sage, Nada Surf ? C'est peut-être le reproche qu'on peut leur adresser. On découvre leurs albums comme un ami qu'on ne visite pas souvent, qui ne fait pas partie de notre cercle intime, mais qu'on a plaisir à revoir. Ça n'est pas avec lui qu'on a fumé notre premier joint, pris notre première cuite, gratté notre premier riff mais on a passé avec lui des fins d'après midi ensoleillées qui avaient un arrière-goût d'éternité. Un ami à la fois lointain et proche. Une personne essentielle, donc. Et c'est avec cet effet de proximité qu'on s'est le plus marré et apprécié.

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