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Critique d'album

A Tijuana Trip


Everybody Needs It


(15/12/2007 - autoprod - Stoner Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Good Alcohol Trip / 2- E-Roïn D-Press / 3- Love Bud
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Une nouvelle dose de surf-doom instrumental. Gare à l'addiction."
Maxime, le 17/06/2009
( mots)

Avec sa première démo (The Meth-Lab Exp., 2006), le one-man band A Tijuana Trip nous avait sérieusement accroché les esgourdes avec son surf-doom instrumental en forme d’ode barrée à la dope. L’addiction n’avait pas tardé à poindre. Aussi s’est-on jeté sur le dealer responsable de cette dépendance (Pierre Guilbert, grand instigateur en chef de tout ce barnum) lorsqu’il nous a proposé une nouvelle dose. Si Everybody Needs It est plus pingre que son prédécesseur (3 titres contre 5 auparavant), la came reste de premier choix.

Grande absente de The Meth-Lab Exp., l’héroïne se taille ici la part du lion au moyen d’une longue pièce de 6 minutes s’éveillant dans une torpeur narcotique pâteuse pour vite ployer sous des geyser continus de fuzz crépitant dans la zone rouge, prise en sandwich entre deux panégyriques dédiés à la bière préférée de l’américain moyen. Les décharges plombées, granuleuses, goudronneuses de "Good Alcohol Trip" et "Love Bud" sonnent comme ce qu’aurait pu enregistrer un Link Wray après que les stoners de Kyuss lui aient mis un drôle de truc dans sa téquila alors qu’ils l’invitaient au Rancho De La Luna pour un paisible apéro. Voilà exactement le type de production que Frank Kozik se serait dépêché de presser sur vinyle rouge translucide à 1000 exemplaires en le floquant du chat satanique de son culte label Man’s Ruin.

Plongée lubrique dans le versant le plus hallucinogène du desert rock initial, A Tijuana Trip prend aux tripes, joue au flipper entre les deux hémisphères du cerveau et fait bouillir le sang. A l’heure où Karma To Burn se reforme et trouve des rejetons illégitimes sur le territoire hexagonal (les récents Yeah Right ! qui ont ouvert leur dernier concert parisien, les plus psychédéliques Glowsun), il est plus que temps que le projet solitaire de Pierre Guilbert se solidifie autour d’un premier long-format et d’un line-up destiné à exporter la machine sur les planches. Espérons qu’un label bien embouché capte la comète sur son télescope.

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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