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Critique d'album

Yawning Man


Rock Formations


(01/04/2005 - Alone Records - Desert Rock - Genre : Autres)
Produit par

1- Rock Formations / 2- Perpetual Oyster / 3- Stoney Lonesome / 4- Split Tooth Thunder / 5- Sonny Bono Memorial Freeway / 6- Airport Boulevard / 7- Advanced Darknuss / 8- She Scares Me / 9- Crater Lake / 10- Buffalo Chips
Note de 3/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Ces gars-là viennent de créer le stoner ambient! "
Maxime, le 30/05/2005
( mots)

Si le stoner était une agence de recrutement, elle serait bien plus efficace que notre ANPE. Reclassement, apprentissage, délocalisation d'activité, recomposition de structure, possibilité de retrouver un job après licenciement...le monde du fuzz rock est extrêmement actif et permet une très grande flexibilité. Il n'y pas un seul musicien qui n'ait fait partie d'au moins trois combos, présent sur parfois plusieurs fronts en même temps ! En conséquence, entre les split albums, les changements de line-up, les super groupes occasionnels et les formations sérieuses, on y perd son latin et on se demande lequel est un vrai groupe et lequel un simple side project. Et ce n'est pas ce Yawning Man qui va changer la donne ! Car, bien que ce soit leur premier album, ce groupe existe depuis plus de dix ans, livrant un maxi par ici, quelques concerts par là. Cette formation fantomatique s'inscrit dans le courant plus large du Desert Rock et a été l'une des influences de Kyuss (le titre "Catamaran" tiré de l'album ...And the Circus leaves Town est une reprise de Yawning Man).

Ainsi, le titre de ce premier effort apparaît presque comme ironique. Rock Formations renvoie aussi bien au phénomène minéralogique illustré par la pochette qu'au nombre impressionnant de groupes que ce combo agrège. Il est en effet composé d'un trio qui a largement roulé sa bosse dans le milieu : Alfredo Hernandez à la batterie, cogneur sur le dernier Kyuss et le premier Queens of the Stone Age , Gary Arce, bretteur chez Oddio Gasser, et enfin Mario Lalli, bassiste pour Fatso Jetson (excellent groupe dont je conseille l'album chez Records Records, le label de QOTSA). Tout ce joli petit monde oeuvre, disais-je, dans la catégorie plus large qu'est le Desert Rock, incluant plusieurs mouvements dont le Stoner n'est qu'une partie. Il faut y regrouper tous les artistes qui tricotent une musique planante, emprise de langueur, évoquant la désolation, la solitude et le sentiment de liberté que procure une ballade dans le désert.

Et les Yawning Man se posent là, bâtissant caillou par caillou un son vaporeux et évanescent, propre à la rêverie et la contemplation. D'habitude, le stoner instrumental me laisse froid, ses alambiquées productions qui font les beaux jours d'un Sleep, Karma to Burn ou Pelican m'arrachant d'interminables bâillements. Ça n'est pas du tout le cas pour Yawning Man (et pourtant, au vu de leur nom...), car la bande travaille des textures beaucoup plus simples et épurées. On pense à des Shadows qui se seraient égarés dans le désert, tentant de retranscrire musicalement leurs hallucinations ou à un bluesman qui aurait découvert les vertus des champis. Le morceau liminaire, "Rock Formations", est la B.O. idéale d'un générique d'un film de Tarantino qui se passerait à la frontière de l'Arizona et du Mexique. "Perpetual Oyster", une des meilleures compos de l'album, à califourchon sur sa basse mutine, évoque magistralement l'euphorie produite par les drogues hallucinogènes. La production, simple et efficace, assure le dialogue entre chaque instrument. La guitare est aérienne, taquine parfois, sur ce "She Scares Me" indolent ou ce "Crater Lake" brillant et scintillant comme un enjoliver sous le soleil brûlant.

Oui, les Yawning Man viennent de créer le stoner ambient, que l'on peut consommer sur un mode analogue à son voisin issu de la musique électro. Là où l'ambient permettait aux ravers de faire une petite pause entre deux séances de danse transie sous haute perfusion de House ou Breakbeat, Rock Formations vous apaisera entre deux écoutes d'un Kyuss ou d'un Hermano. Disque particulier, il nécessite une posture appropriée : difficile de l'écouter attentivement, sans distraction, mieux vaut le mettre en excellent fond sonore, ou mieux, vous le passer sur l'autoradio et rouler au crépuscule sur des routes de campagne isolées. Dépaysement garanti ! Un voyage qui ne passionnera sans doute pas tout le monde, mais une destination qui vaut son pesant de cacahouète, surtout en live où on les attend de pied ferme, le 20 Juin à la scène Bastille.

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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