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Les femmes du rock en 2020 et 2021


Olivier S, le 08/03/2021

La journée internationale des droits des Femmes, officialisée en 1977 par Les Nations Unis a pour but premier d'informer, interpeller, sensibiliser les citoyens sur les inégalités et les discriminations que subissent encore les femmes aujourd'hui. Elle a pour vocation première, de promouvoir le droit des femmes afin de réduire les inégalités persistantes vis-à-vis des hommes.
 
Malheureusement, elle laisse le sentiment d'une certaine récupération par un pan de la société, qui semble plus versé dans l’appât du gain que par une quelconque conviction idéologique. La "journée de la femme", ainsi abusivement renommée avec l'aimable complicité des médias, a perdu de son essence revendicative aux yeux du grand public, au profit de l'image d'un événement tout aussi vide de sens que les journées internationales du bain moussant ou du Pop-corn. Pour faire une comparaison, ce serait comme si la journée internationale contre l'huile de palme était remplacée par la journée mondiale du Nutella. Maintenant, regardez à la date du 05 février et vous allez comprendre l'ampleur du pouvoir marketing au regard des causes militantes. Un indice, une seule existe.
Pour en revenir à la journée internationale du droit des Femmes, oui le marketing a joué sur notre perception d'un tel événement et c'est regrettable. Pire, si cet événement est perçu comme une journée unique accordée aux femmes, ne serait-il pas envisageable et commode d'en faire un instrument de culpabilisation masculine, propre à le guider vers une consommation ciblée ?
Comment ne pas y voir une certaine mauvaise foi, un certain cynisme ?
Tout ce folklore marketing n'est évidemment pas de nature à encourager les initiatives militantes et sincères vis-à-vis de la condition féminine, autour de cette journée du 08 mars, au risque d'apparaître faussement opportuniste.
Toutefois, nous avons décidé cette année, d'aller au-delà de l'apparente futilité véhiculée par les médias et de soutenir la cause féminine, à notre humble niveau. Nous sommes en 2021 et c'est bien heureux, pleinement concernés par le rôle des femmes dans la cause que nous commentons et défendons au quotidien : l'univers du Rock et toutes ses ramifications.
Nous avons donc pris le parti, de donner un coup de projecteur supplémentaire sur des musiciennes contemporaines, puisque c'est notre levier premier, en tant que rédacteur.
Mais plutôt que de nous lancer dans un état des lieux exhaustif du rôle féminin dans l'industrie du rock actuel, chiffres à l’appui, nous préférons vous faire partager un sentiment, une idée, une conviction.

Le sentiment d'abord qu'en 2021, les choses ont pas mal évolué pour les femmes du rock depuis la grande époque des pionnières que sont, ou qu'étaient Janis Joplin, Joan Baez, Patti Smith, Joni Mitchell, Girlschool, The Runaways et bien d'autres grandes battantes. Certaines barrières étant depuis bien longtemps tombées, le milieu ne semble plus aussi imperméable au genre féminin qu'il ne l'était au milieu du siècle passé. Toutefois, la lutte est loin d'être finie et il apparaît évident que bon nombre de musiciennes subissent encore des réticences voire des discriminations de la part du milieu. Il est toujours nécessaire pour une femme évoluant dans le milieu du rock ou du métal, de devoir faire ses preuves, là où un homme ne suscite pas les mêmes réserves. Ce constat, au-delà de son aspect hautement discriminatoire, envoie des signaux décourageants aux musiciennes en devenir, qui voudraient se faire une place dans ce genre musical. Pensez un peu au volume de talents dont le rock et le métal ont dû se passer depuis leur origine, en se montrant inhospitalier envers le sexe féminin et vous aurez une vague idée du gâchis qu'occasionne ce genre de sexisme institutionnalisé.

L'idée ensuite, qu'en 2021, la notion de "rock au féminin" a bien vécue et qu'il est peut-être temps de faire un travail de réévaluation des formules employées dans le milieu de la presse musicale spécialisée. Car sous ses aires d'étiquette innocente, cette appellation ne renvoie-t-elle pas au fond, à l'idée même de l'existence d'un rock masculin et de sa version biaisée, sinon dégradée, produite par des femmes et identifiable par leur empreinte ? Cette appellation finalement qui ne semble pas, en apparence tout du moins, véhiculer le moindre marqueur négatif, renvoie qu'on le veuille ou non à l'acceptation sournoise, qu'il existe une différence de sexe dans la façon de faire du rock ou du métal.
Le risque ici, serait que par la suppression de ce raccourci, que nous avons tous emprunté, s'instaure la négation même de l'apport féminin, qui s'en trouverait alors gommé. En effet, on ne peut nier que l'expression de la condition féminine, qu'elle soit instrumentale au travers du chant ou d'expériences au travers des lyrics, amène indubitablement une contribution genrée. En apportant un vocal différencié, relatant une expérience et des ressentis spécifiques, les chanteuses, leaders, parolières, contribuent ainsi à apporter leur vision du monde, de la société, des relations humaines et tout naturellement de leur condition de femme dans ce monde. Cet apport étant tout à fait vital dans un art qui se veut universel, mérite toutefois bien mieux que d'être catalogué dans une case "rock au féminin" fourre-tout. Car sans nier l'influence du sexe de son leader dans l'identité d'une formation, la singularité de sa musique ne devrait cependant être attribuée qu'à l'individualité de chacun de ses membres, indépendamment du sexe de chacun. Quant au style musical développé, il ne saurait être défini en fonction d'un paramètre biologique quel qu'il soit. Oui, c'est peut-être un détail, mais ne dit-on pas que le diable y trouve un malin plaisir à s'y dissimuler ?

La conviction enfin, que la "discrimination positive" ne l'est que par abus de langage et qu'il ne ressort rien de bon de survendre une formation sous prétexte qu'elle est composée d'une majorité de femmes, que son leader est une femme, ou que la formation soit exclusivement composée de femmes.

Voilà pourquoi, nous avons pris le parti de vous présenter les artistes féminines qui ont fait l'actualité en 2020 et 2021 et qui avant tout nous ont surprises, touchées, fait voyager, impressionnées, nourrit, bouleversées, bref, les productions musicales qui ont compté pour nous et que nous sommes fiers de promouvoir. Oui, les formations exposées ici, comportent toutes au moins une femme dans leurs rangs, mais nous vous les présentons, car ce sont avant tout des artistes qui nous ont fait vibrer.

Commentaires
Daniel, le 10/03/2021 à 12:40
Les femmes sont notre meilleure part. Merci pour l'article qui me donne envie de réécouter "Tapestry" de Carole King. Puis n'importe quoi de Kate Bush. Ou de Joan Baez. Ou de Tarja, Ou Nina Simone. Ou la moitié de l'Univers, finalement.
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Pressure Machine


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Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

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