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Furia Sound Festival Edition 2006


Maxime, le 29/06/2006

Dimanche 25 Juin

Que d'eau, que d'eau !


Hélas ! Hélas, la pluie fait son entrée en cet ultime jour de festival. Un crachin continu transforme les butes en pentes bourbeuses. On se croirait aux Vielles Charrues ! Certains passages sont barrés, d’autres difficilement praticables. Du coup, on se déplace avec économie, chaque mouvement étant synonyme de plongeon boueux imminent. Certains s’y livreront avec joie. En conséquence, les concerts débutent avec un peu de retard. Malgré le temps, l’humeur festive demeure. Minimum Serious, tout sourire, annoncent avoir amené la pluie avec eux. Contexte paradoxal pour ce punk-rock californien à la The Offspring (le bassiste est d’ailleurs un sosie de Noodles) ou Green Day, dans la texture des riffs, les refrains acidulés et la batterie survitaminée. On a l’impression d’écouter de perpétuelles variations de "Holiday" ou de "Basket Case". Rien de nouveau sous les nuages donc, mais l’efficacité de la mixture nous fera taper du pied sur le sol spongieux de Cergy.

Entre bonne humeur et lynchage : le Air Guitar


Sous la houlette de Thomas Vandenberghe, ex-rédacteur en chef de Rock Sound reconverti en humoriste rock, la finale de la compétition de Air Guitar débute en trombe (d’eau). Les participants, tous plus ridicules les uns que les autres se succèdent. Masque de gorille, robe de petite fille, chemises que n’aurait pas renié Steevy un jour d’ébriété et autres accoutrements sont de la partie. Chacun aura le triple honneur de se faire chambrer par le présentateur, huer par le public et conspuer par le jury. Cinq finalistes sont départagés sur un riff imposé, celui, légendaire, de "Aces of Spaces" de Motörhead, qu’apparemment (ô sacrilège !) pas grand monde ne connaissait. Hé, pour les compètes d’Air Guitar, les titres de la bande à Lemmy sont aussi incontournables que ceux d’AC/DC ou de Metallica, fallait pas faire d’impasses lors de vos révisions ! Le trophée, donné par un Didier Wampas caustique, est remporté par un sosie du chanteur de The Darkness répondant au doux sobriquet de Sideburn, lequel gagne une guitare Gibson et le droit d’aller se faire humilier, ainsi que la France qu’il représentera au championnat mondial, en Finlande. Le public n’approuve pas le résultat, il avait un autre favori. Le concept d’Air Guitar est plutôt sympathique à la base, pourtant dans les faits on a la désagréable impression d’assister au lynchage de sympathiques hurluberlus prêts à tout pour monter sur scène. Étrange sensation même si l’ambiance est résolument à la bonne humeur.

Le défilé post-punk/new-wave


Le samedi étant la journée du punk, logique que l’on passe dimanche au post-punk. Quatre groupes vont en donner leur traduction : les anglo-norvégiens de Cherubs, tout d’abord, livrent une relecture appliquée de titres à la Futureheads, baignée de gimmicks new-wave mais salutairement rattrapés par des guitares bien féroces et quelques bonnes compos. Ensuite, les Brakes fourbissent leur post-punk nourri d’influences pop et folk, lesquelles apportent un véritable plus à leur prestation. On ne m’ôtera pas de l’esprit que The Editors constitue une pâle copie d’Interpol. Certes, sur scène, le groupe tire moins la tronche que leur collègues, mais même leur énergie ne parvient pas à combler cette carence flagrante de personnalité. Enfin, Art Brut compense son relatif manque d’identité sonore (mélange Gangs of Four/Clash tel que l’on entend trop souvent en ce moment) par les facéties de son frontman, son jeu permanent avec le public ainsi que leurs textes hilarants. Ces quatre groupe possèdent ainsi plus ou moins la même base sonore, et se démarquent les uns des autres par les quelques menues variations qu’ils apportent à cette formule actuelle archi-rabattue. Chacun a fourni une prestation convaincante, mais le retour sur platine risque de faire déchanter.

Ultimes sets


Dans l’intervalle jouent cette après-midi les trublions de Flying Pooh, dont les facéties sonores se révèlent parfois exaspérantes ; les poids lourds Marcel et son orchestre et Mickey 3D produisent des sets à leur image, mélange de proximité avec le public, de maîtrise, et de réelle envie de faire la fête. Sympathiques apartés dub avec les stéphanois de Dub Incorporation et surtout de High Tone qui livre un mélange très réussi entre électro et rythmique tribale. Très bonne prestation. Alors que la pluie consent à faire une petite pause, le festival s’achève sur la prestation des Wampas : foule trempée de boue, rock ludique et énergique. Le public en sort crevé mais véritablement heureux.
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Album de la semaine

The Killers


Pressure Machine


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Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

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