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Furia Sound Festival Edition 2006


Maxime, le 29/06/2006

Samedi 24 Juin

Samedi punk


Avec une augmentation très nette du nombre de festivaliers, le samedi est particulièrement dédié au punk. Des petits débutants locaux aux anciennes gloires internationales, tout le spectre sera couvert. Mais pour l’heure, place à l’évènement du festival : la venue de la Team Nowhere au complet. Sur la grande scène, Pleymo, Enhancer, Wünjo (reformé pour l’occasion) et Vegastar se relaient, déballant leur tubes, se livrant à quelques prestations mixtes. Un set qui permet de constater l’homogénéité de ce label pour djeuns : noms improbables, look white trash, différentes variations autour du son néo-métal (rap-rock pour Enhancer, gothique H&M pour Vegastar…). Même si ce concert ne nous fera pas adhérer au mouvement, force est de reconnaître que le collectif s’est forgé une solide réputation sur la scène hexagonale, concert d’autant plus précieux pour les fans qu’il est unique. Les groupes n’entament pas de tournée commune et aucun titre inédit composé conjointement n‘est prévu. On aperçoit quelques caméras, peut-être en vue d’un DVD et/ou d’un album live mais Pleymo n’a pas confirmé ces suppositions lors de sa conférence de presse ; Pleymo qui sortira d’ailleurs son nouvel album le 9 octobre. Avare en détails, le groupe a juste indiqué qu’il a été produit par un américain et qu’il aura, comme les albums précédents, une thématique commune et un visuel étudié. On les reverra donc bientôt.

Gojira martiaux


Après ce déluge de rock en baggy, Syd Matters fait un peu figure de tisane nocturne. Le groupe, statique au possible, ne parvient pas à sublimer de chouettes chansons studios qui retombent comme un soufflé une fois portées sur scène. Dommage. Mais pour ceux qui veulent que ça remue, la terre se fissure bientôt sur la scène trois, avec la venue des français de Gojira (Godzilla en japonais, le terme, on s’en rendra rapidement compte, étant particulièrement approprié). Les prestation metal seront rare cette année. Il faut en profiter. Les festivaliers le comprennent vite et se ruent vers la scène afin de faire onduler leurs tignasses de concert avec le groupe, aussi régulier qu’un Boys Band dans le balayage capillaire synchrone. Musicalement, c’est bien évidemment on ne peut plus brutal, façon Trash Metal mâtiné d’accents tribaux à la Sepultura. Dans la grande tradition de leurs homologues brésiliens, le groupe se fend même d’un petit interlude enrichi de percussions, histoire de respirer un peu. L’excellence du son et la solidité des riffs martiaux confirment la flatteuse réputation dont le groupe jouit dans la sphère metal hexagonal.

Grands écarts musicaux


Sur la grande scène, Kill The Young entonne son Power-Pop, mélange de punk à la Buzzcocks et de grunge mélodique à la Smashing Pumpkins. Assez incolores sur disque, leurs titres prennent un cachet certain sur scène, laquelle paraît presque trop vaste pour ce jeune trio. Peu après, Baxter Dury déballe un folk généreusement rythmé sur la scène deux. En marge du punk, cette journée sera aussi celle des grands écarts musicaux, preuve de l’éclectisme du Furia. En effet, pendant que les belges de Venus déploient un pop-rock classieux empli d’une gravité sourde, les anglais de Conflict chargent leur Punk véloce coupé de temps à autres d’accents Hardcore. Mais l’accent cockney ostensiblement prononcé du chanteur finit par lasser. L’imitation outrée de Johnny Rotten, ça va bien cinq minutes. Plus convaincants dans le même genre, GBH, moins dispersé, plus nerveux, plus rock’n’roll, enchante. Pré-ado et punk briscars pogottent à l’unisson. Deux quarantenaires se livreront d’ailleurs à un bagarre amicale sous les yeux inquiets de quelques jeunes festivaliers. Au-delà de la symbiose musicale, le choc des générations demeure. En même temps, devant un public massif, Yann Tiersen alterne phases en accordéon/violon, et pop-rock nourrie de cordes difformes. Contrat rempli. Enhancer fait son retour pour un set complet. On peut exprimer toutes les réserves du monde sur leurs disques, force est de constater que sur scène leur fusion rap-rock a sacrément de la gueule. Riffs putassiers mais redoutables, rythmes entraînants au possibles, impossible d’y résister physiquement. La communion entre le public et le groupe, qui joue ici à la maison (le festival ayant soutenu la formation depuis le début), est totale.

le retour des Dead Kennedys


Arthur H surprend presque les jeunes qui le connaissent mal, avec un set bien rythmé, s’étirant parfois en des longueurs malvenues, mais toujours concluant avec ses quelques apartés funk tirant parfois vers une certaine forme de post-punk primitif. "On dirait du Franz Ferdinand !" S’exclame une jeune festivalière. Ce qui n’est qu’une demi-absurdité. Grand écart toujours, les Dead Kennedys se produisent simultanément sur la scène trois, sans Jello Biafra bien entendu puisque suite à des procès incessants, le chanteur a non seulement été évincé du groupe mais a été privé du droit de jouir des royalties du répertoire qu’il a pourtant composé. Il est donc remplacé par un vocaliste habillé d’une chemise jaune fluo flanquée d’une cravate noire, accoutrement qui lorgne un peu avec celui de Green Day lors de leur dernière tournée. D’ailleurs, le côté Hardcore du groupe s’est très largement estompé, se coulant davantage vers les sonorités punk-rock actuelles. Des vétérans à la nouvelle génération, on ne sait plus qui copie qui. Qu’importe, le groupe est solide et le concert très réussi. Assez insolites, les russes de Messer Chumps forment un duo guitare/basse mixte et instrumental. Les yeux barrés d’une frange douteuse, le guitariste, la bouche pincée, entonne des riffs tantôt surf, tantôt mariachi sur des rythmiques garage (le résultat fait un peu penser à "Cecilia Ann" des Pixies, titre qui ouvrait Bossanova) pendant que sa compagne, vêtue d’une robe rouge moulante l’accompagne d’un même mutisme aussi amusant que flippant. Au même moment, les Têtes Raides rassemblent tout le monde sur la grande scène, mais les Messer Chumps s’en contrefoutent royalement, rassemblant une petite troupe de freaks ravis sous le chapiteau.

Babyshambles porté pâle


Viendra ou viendra-t-il pas ? Et bien l’est pas venu, l’icône Pete Doherty et sa troupe des Babyshambles. Si l’annonce déçoit certains, même les fans habillés en copié-collé sur leur idole semblaient s’y attendre. On se consolera, comme on peut, avec la prestation énergique et sympathique de Mouss et Hakim. On est bien content de voir Fishbone, ne serait-ce que pour réparer leur relatif et injuste anonymat, alors qu’ils ont ouvré la brèche fusion avec autant d’importance que les Red Hot Chili Peppers ou que Faith No More. Concert en forme d’hommage donc, leur belle prestation nourrie de funk, de ska, de reggae et de hard rock (mais avec toujours ce son unique) offre une formidable occasion de les (re)découvrir. La soirée se clôt sur le set de Guérilla Poubelle, combo qui avait fait ses armes l’année dernière ici-même. De débutant le groupe revient ce soir en conquérant, dans l’intervalle un petit buzz s’est formé parmi les jeunesses punk de notre beau pays. Vainqueur, le groupe clôt de façon festive une très bonne journée.
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The Killers


Pressure Machine


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Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

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