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Critique d'album

Wucan


Reap the Storm


(29/09/2017 - MIG - Hard-rock retro prog - Genre : Rock)
Produit par

Note de /5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Le Krautrock version saturée revivifie la scène revival"
François, le 09/07/2021
( mots)

Qui sème le vent récolte la tempête. Sow the WindReap the Strom. Rien n’est dû au hasard chez Wucan, fleuron allemand d’un rock revival imprégné des 1970’s flamboyantes, et deux ans après un premier opus épatant, ils offrent au public une suite qui, dès son titre, affirme la volonté de prolonger l’univers développé auparavant. Amateurs de hard-rock à relents psychédéliques, de space-rock à flûte, mais également de Krautrock (les racines musicales teutonnes sont revendiquées chez Wucan), vous voici comblés. 


En effet, Reap the Strom est un écho à Sow the Wind, dans son style comme dans sa construction. Comme son prédécesseur, il commence par des titres plus courts, directs, classiques et se termine par de longues pièces plus proches de l’esprit Krautrock. Mais c’est un écho décuplé dans sa puissance, sa longueur, son ambition. Preuve en est, le premier titre qui vient justement remettre en cause notre première assertion puisqu’il s’agit d’une pièce de près de dix minutes chantée en allemand. "Wie Die Welt sich drecht" inaugure une esthétique space-rock (les effets de guitare, les carrillons) mais le chant puissant de Francis Tobolsky et les guitares aiguisées nous ramène bien vite dans le hard-rock sans concession du groupe … Avant de confirmer la pente spatiale par une poussière d’étoile plus planantes afin d’allonger le titre. Néanmoins, pour revenir à l’économie interne de l’œuvre, les deux morceaux les plus étendus et expérimentaux sont bien repoussés en fin d’album quand la première face, ouverture exceptée, est plus ancrée dans un retro-rock saturé et classique. 


Ainsi, "Ebb and Flute / The Eternal Groove" est baigné dans l’esthétique de Jethro Tull (la flûte est un élément important du groupe) et mène vers un final surprenant à la basse ampoulée. "Out of Sight, Out of Mind" dévoile une rage métallique proche de heavy classique : c’est une pépite terriblement accrocheuse. Plus loin, "I’m Gonna Leave You" mélange les univers psyché, funky et soul dans l’esprit de Blues Pills (pour dresser un parallèle récent) ou des Shocking Blue. "Falkenlied", ballade allemande, permet de souffler dans ces méandres harrassants. A chaque fois cependant, les touches Krautrock sont disséminées au sein des morceaux avec davantage de fluidité et de cohérence que sur le premier opus où les deux dimensions du groupe étaient moins étanches. 


En effet, la coloration Krautrock-expérimental est encore accentuée, moins dans son versant électronique (veine Klaus Shulze / Tangerine Dream) que dans son versant post-psychédélique et space-rock, à l’image d’Amon Düül II par exemple. Ainsi, deux pièces s’étendent sur une longueur astronomique (Kosmische Muzik oblige, me direz-vous), le bien nommé "Cosmic Guilt" et "Aging Ten Years in Two Seconds" qui culmine au-delà des vingt minutes. Le premier joue sur des ambiances planantes (on a même droit à des sonorités indiennes, des percussions hors-batterie) et lorgne sans hésiter vers la scène psychédélique (écoutez les effets de guitare, les mélodies des parties chantées, la flûte). Le second, après une introduction proche du titre précédent, s’engage dans des sentiers plus véloces et électriques, très accrocheurs (la première partie, celle qui se concentre sur le développement d’un titre plus classique, est un beau hard-rock retro). Le titre bascule ensuite dans quelque chose de plus angoissant et expérimental, avec son lot de sons inquiétants et de plans déroutants (il y a du Guru Guru dans ces notes), pour nous mener ensuite dans des paysages acoustiques et folk (avec flute et cuivre), puis monter en puissance afin de retrouver l’électricité des débuts vers un final au solo aérien. Les transitions sont très bien agencées, les variations toutes agréables, les phases plus ardues ne s’étalent pas trop longtemps : elles laissent l’auditeur dans des moments perturbants juste le temps qu’il faut pour l’émoustiller sans le perdre. Bref, si "Cosmic Guilt" possède des longueurs, "Aging Ten Years in Two Second" est une réussite. 


Si vous souhaitez trouver un groupe à la fois original et retro (ce qui n’est pas toujours évident dans la scène revival), Wucan doit impérativement atteindre vos oreilles. Récoltez cette tempête musicale, le bon grain y est foisonnant. 

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Critique d'album

Wucan


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