↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Winterhawk


Revival


(00/00/1982 - Lambda - Hard Rock / Progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- Intro / 2- Ace in the Hole / 3- Period of Change / 4- Can't See the Forest for the Trees / 5- Revival / 6- Sanctuary / 7- Free to Live
Note de 4.5/5
Vous aussi, notez cet album ! (1 vote)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 4.5/5 pour cet album
"Le Rush oublié du Midwest"
François, le 28/06/2021
( mots)

Reliés par les Grands Lacs, l’Ontario et le Midwest forment moins des espaces frontaliers qu’un territoire continu entre le Canada et les Etats-Unis, avec des caractéristiques économiques semblables entre métropoles industrielles et campagnes agricoles fertiles. Dans les années 1970, ce sont également les seuls espaces à avoir vu émerger une scène progressive conséquente (avec le Québec) qui possédait les mêmes caractéristiques (naissance tardive, des claviers, une vraie direction Hard-rock et des mélodies accessibles) et qui connut le même destin (un tournant AOR/FM). On pourrait également parler de la scène hard-rock qui y est également féconde mais demeure plus répandue sur l’ensemble du sous-continent. 


Au Canada, inutile de tergiverser, la formation qui les surpasse toutes s’appelle Rush (mention honorable pour Triumph tout de même), un trio à la croisée du hard-rock et du rock progressif qui domine la phase post-1974 de l’histoire du prog’ (souvent considérée comme un ralentissement de la dynamique initiale). Pour autant, et peut-être parce que sa musique est unique, Rush n’a pas connu tant d’épigones que cela. Il y en a quand même un à mentionner et il est étatsunien, du Midwest justement, très proche de l’Ontario. Il s’agit de Winterhawk, groupe formé à Chicago en 1977. Revival est dans les bacs en 1982, dans une édition au pressage réduit et diffusée par leur propre label (Lambda Records) ; il y a quelque chose de décalé par rapport à l’esprit du temps mais on peut imaginer qu’une partie des titres était déjà écrite et affinée dès la fin des 1970’s. Au début des années 1980, le groupe était d’ailleurs en pleine séparation. 


Imaginez le Rush des deux premiers albums qui aurait pris le même tournant progressif tout en restant davantage inscrit dans le hard-rock : vous avez, en substance, une description grossière de Revival. Ainsi, "Sanctuary" transpire Rush jusque dans la voix (très proche de celle de Geddy Lee), et, autre point qui favorise la comparaison, dans la façon de jouer les riffs, de passer sur phases plus apaisées ou de joindre des arpèges furtifs, de produire des soli sautillant. Dans cette même catégorie rushienne, vous trouverez la pièce maîtresse de Revival, "Period of Change" d’une splendeur inégalée. Les arpèges somptueux émergent de l’orage pour nous emporter dans un pèlerinage mélodique du refrain au solo, par des mouvements rythmiques très bien construits. Au-delà de ce chef-d’œuvre, les neuf minutes de "Free to Live" parviennent également à associer le hard-rock (et ce dès l’introduction) avec la finesse progressive dans un esprit très Rush première période pour des torrents de notes variés, toujours pertinents et d’une précision d’orfèvre. 


Néanmoins, le côté hard-rock dans sa forme pure est davantage appuyé que chez les Canadiens, avec une place bien plus importante accordée à la guitare dont la maîtrise est exceptionnelle. "Intro" lorgne davantage du côté du heavy avec des plans de guitare très mélodiques et complexes, accompagnés d’une batterie, qui, dans sa virtuosité donne une petite impression progressive. D’ailleurs, puisque nous évoquions Triumph, on trouve le même goût pour le rock’n’roll sur "Can’t See the Forest for the Trees", belle démonstration de frottage de manche pour un titre plus anecdotique, ou sur un "Revival", titre hard-rock efficace quoiqu’enrichit de plusieurs parties (notamment soliste) sur une belle longueur. Un "Ace in the Hole" évoquera d’ailleurs cette même pente électrique plus classique mais non dénuée de charme, encore une fois grâce à la beauté de ses parties instrumentales, à la guitare comme à la basse (vous serez surpris par le contrepoint entre les deux). 


Au rayon des perles disparues, négligées, ignorées, oubliées, Revival se situe clairement parmi les indispensables. Un sentiment d’urgence devrait se déclencher chez vous pour vous plonger sans retenue dans les notes de Winterhawk pour lui faire ainsi connaître un … renouveau. 

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Album de la semaine

The Killers


Pressure Machine


"

Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

"
À lire également