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Critique d'album

Turnstile


GLOW ON


(27/08/2021 - ROADRUNNER RECORDS - Hardcore - Genre : Rock)
Produit par Mike Elizondo

1- Mystery / 2- Blackout / 3- Don't Play / 4- Underwater Boi / 5- Holiday / 6- Humanoid / Shake It Up / 7- Endless / 8- Fly Again / 9- Alien Love Call (feat. Blood Orange) / 10- Wild Wrld / 11- Dance-off / 12- New Heart Design / 13- T.L.C. (Turnstile Love Connection) / 14- No Surprise / 15- Lonley Dezires (feat. Blood Orange)
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Crémeux de piment de Cayenne et ses pépites de chocolat soufflées"
Diego, le 10/09/2021
( mots)

La formation Turnstile, originaire de Baltimore, est de retour avec GLOW ON, quatrième effort discographique enthousiasmant.


Le groupe jouit d’une solide réputation sur la scène punk hardocre, fortifiée par des prestations scéniques intenses, des brûlots rock portés fièrement par une instrumentation rageuse et les qualités de vocaliste de son frontman, Brendan Yates.


Ce n’est pas nécessairement une grande nouveauté, mais les exemples de groupes estampillés “punk” fournissant une production hybridée par d’autres genres musicaux ne manquent pas cette année: on pense notamment aux accents pop du dernier Black Honey, à la tournure à mi-chemin entre britpop et heartland de Iceage, ou encore aux expérimentations des Viagra Boys sur l’excellent Welfare Jazz.


A la production de GLOW ON, on retrouve Mike Elizondo, déjà aux manettes du Real Slim Shady d’Eminem, ou encore du In Da Club de 50 Cent. Turnstile mise clairement sur la fusion et ne s’en cache pas.


La qualité principale du disque est ainsi de proposer un camaïeu d’influences particulièrement original tout en parvenant à ne jamais renier les racines punk du groupe, à base d’accords de puissances et de riffs distordus dévastateurs. Se réinventer sans se perdre, voilà une première prouesse.


Au rayon des surprises, on range la participation de l’artiste psychédélique soul/RnB Blood Orange sur deux titres: le single "Alien Love Call" et la dernière piste "Lonely Dezires". Les deux morceaux sont de belles réussites: le premier va clairement chasser sur une terra incognita pour le groupe, avec ses accords de dream pop infusé dans la réverb et le chant lointain, shoegazesque de Yates. Les manipulations vocales de la production peuvent surprendre, mais elles constituent une vraie occasion de reprendre son souffle sur un album par ailleurs extrêmement urgent. "Lonely Dezires", quant à lui, synthétise ce qui aurait pu mal tourner si la plupart des chansons de GLOW ON avaient suivi cette route: les instrus tout muscles dehors, sur lesquels le chant aérien et planant vient se superposer. Sur un titre, d’autant plus en fin d’album, le risque de l’ennui provoqué par ce genre de mélange est limité et contenu. Ces garçons ont du goût, aucun doute là-dessus.


L’intro du premier morceau, "Mystery", donnait après tout le ton de l’album: des synthés laissant leur place à des guitares et un chant survoltés. L’intelligence du groupe se démarque à nouveau par la place laissée à la basse, dansante et groovy à souhait. Les synthés réapparaissent sur la fin du titre, pour servir de transition magistrale au punchy "Blackout". La prise de risque est récompensée: l'enchaînement entre les titres fonctionne du tonnerre. 


Comment ne pas penser à Rage Against The Machine sur l’album: Turnstile multiplie les idées et les riffs (parfois sur un même morceau), les effets sonores (sur l’intro de Don’t Play) ou le chant hurlé de Yates qui évoque le fantôme de Zach de la Rocha (et non de Tom Joad). Par moment l’influence est une filiation directe : sur le break tout en montée de tension de "Holiday" (le finish avec ses "Hey" est un clin d’oeil à peine dissimulé à "Sleep Now In The Fire"), ou encore sur le solo de guitare de "Dance Off" qui pue le Tom Morello à plein nez.


La guitare du soliste Brady Ebert fait d’ailleurs des incursions toujours bien senties, notamment sur "Mystery" et "Blackout", jamais dans la surenchère technico-technique, mais dans le supplément mélodique qui colore un titre et le rend d’autant plus imparable.


Le crossover entre les genres ne se limitent pas à l’appel à un ami venant du hip hop. Preuve s’il en faut, "Underwater Boi" est un ovni musical incorporant des éléments soul, alt rock et pop: c’est encore une fois un exemple de mayonnaise qui prend sur l’album. Le titre "Fly Again" incorpore les mêmes ingrédients, avec un refrain rageur à valeur expiatoire pour Yates ("Still can fill the hole you left behind"/"Je ne peux toujours pas combler le vide que tu as laissé"). "New Heart Design" joue également cette carte -relativement- apaisée, avec son riff évoquant les récentes compositions des Voidz et l’entrée vocale très années 80.


Des brûlots punk minimalistes et visant uniquement à être jouissifs continuent d’être représentés: on pense à "Humanoid/Shake It Up", "Endless" (et sa basse enivrante), le bien nommé "Dance-Off" ou encore au délirant "Wild Wrld" et sa sonnaille endiablée qui donnerait la bougeotte aux plus réfractaires. "T.LC." s’empresse de montrer les muscles après la parenthèse "New Heart Design". Le mantra "I want to thank you for letting me be myself"/"Je veux te remercier pour me laisser être moi-même" propulse la chanson dans une sphère auto-réflective qui démontre à nouveau la qualité d’écriture et de composition des titres composant ce disque.


Turnstile signe ici probablement sa meilleure galette à ce jour, réalisant même l’exploit de l’alliage entre des styles musicaux à priori mutuellement exclusifs, à l'instar des plus grandes innovations culinaires. La pochette de l’album annonçait après tout déjà la couleur: des nuages sur fond de ciel rose. Le dream punk à l’état pur.

Commentaires
Diego_AR, le 17/09/2021 à 10:17
Content que ça te plaise @Franck ! C'est effectivement une de mes très belles surprises de cette année également !
FranckAR, le 15/09/2021 à 19:48
Une très belle surprise, j’aime beaucoup ! Un mélange des genres réussi pour un résultat explosif.
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