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Critique d'album

The Stranglers


Dreamtime


(01/10/1986 - Epic - Post-Punk - Genre : Rock)
Produit par

1- Always the Sun / 2- Dreamtime / 3- Was it You? / 4- You'll Always Reap What You Sow / 5- Ghost Train / 6- Nice in Nice / 7- Big in America / 8- Shakin' Like a Leaf / 9- Mayan Skies / 10- Too Precious
Note de 3/5
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Note de 1.5/5 pour cet album
"Stranglers in the Light"
François, le 22/03/2026
( mots)

Il y a longtemps, alors que je confessais mon affection pour les Stranglers à un amateur de rock mainstream bien plus âgé que moi, celui-ci évoqua immédiatement le tube "Always the Sun" comme étant la composition la plus mémorable d'un combo qu’il connaissait fort peu. Or, mon rapport au répertoire des Stranglers se limitait en fait aux quatre premiers albums, auxquels s’ajoutaient quelques morceaux phares des trois albums suivant ; j’ignorais donc jusqu’à l’existence d’"Always the Sun", grand succès du groupe (bien qu’en deçà des espoirs du label à l’époque) et morceau d’ouverture du neuvième opus du combo, Dreamtime.


Ce dernier fait suite à Aural Sculpture (1984), qui était selon nous très mauvais du fait de sa soumission aux exigences esthétiques du temps ; en outre, Dreamtime continue de souffrir des tensions internes au groupe si bien que sa composition fut très retardée. Le résultat ne pouvait qu’être décevant et "Always the Sun" symbolise l’aboutissement du tournant radio-friendly des hommes en noir jadis réputés infréquentables. Je dois néanmoins avouer qu’après l’avoir entendu plusieurs fois sur scène, j’ai fini par développer beaucoup de sympathie pour ce titre malgré ses défauts et son refrain un peu mièvre.


Cependant, j’aurai du mal à éprouver la même tendresse pour le reste de l’album. Les quelques titres retenus dans la postérité en témoignent, Dreamtime est loin de la promesse onirique formulée dans son titre : "Dreamtime" est bien souvent affligeant (même si la grandiloquence du court refrain gothique fonctionne bien), "Was It You?" est complètement à côté de la plaque du fait de sa fanfare grotesque (erreur d’Aural Sculpture ici réitérée) mais heureusement pour lui, "Big in America" fait pire encore en lorgnant parfois du côté du madison.


Que dire alors de la ballade "You'll Always Reap What You Sow", qui n’aurait pas dépareillée sur un featuring entre U2 et Cock Robin ? De la réinvention loupée du rock’n’roll dans une version new wave et low-fi – et surtout mortellement ennuyante - sur "Ghost Train" ? Des relents de pop new wave typique des 80s de  "Too Precious" après son introduction à la James Bond ? Malgré la référence à la baie des Anges, "Nice in Nice" est une triste promenade des Anglais pleine d’embuches dans un registre bien peu inspiré, même si de rares passages de claviers évoquent bien l’identité du groupe (qu’on retrouve également sur "Shakin' Like a Leaf"). De son côté, l’évanescent "Mayan Skies" peine à nous faire voyager sous d’autres tropiques et nous confine plutôt dans l’ennui de l’aéroport au moment d’une escale vers le Mexique – destination jamais atteinte.


Ainsi se referme la discographie des Stranglers en ce qui concerne les années 1980, une décennie qui selon nous, a été pour le groupe l’occasion de longs errements dans des eaux peu sûres, durant lesquels l’absence d’horion esthétique enviable s’est traduite par un manque cruel d’inspiration. Hélas, les années 1990 ne rattraperont pas cette dérive, au contraire même, le bateau prendra l’eau de toutes parts avant de naviguer à flot derechef dans les années 2000.


À écouter : "Always the Sun"

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