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Critique d'album

The Postal Service


Everything Will Change


(04/12/2020 - Sub Pop - Electro / Indie pop - Genre : Autres)
Produit par

1- The District Sleeps Alone Tonight / 2- We Will Become Silhouettes / 3- Sleeping In / 4- Turn Around / 5- Nothing Better / 6- Recycled Air / 7- Be Still My Heart / 8- Clark Gable / 9- Our Secret (Beat Happening cover) / 10- This Place Is a Prison / 11- There’s Never Enough Time / 12- A Tattered Line of String / 13- Such Great Heights / 14- Natural Anthem / 15- (This Is) The Dream of Evan and Chan (Dntel) / 16- Brand New Colony
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un concert de The Postal Service, même sous forme de réédition, ça ne se refuse pas !"
Franck, le 14/01/2021
( mots)

The Postal Service fait partie de ces projets éphémères dont la notoriété n’a cessé d’augmenter au fil des années. Déjà à l’époque de sa sortie en 2003, l’album Give Up se hissait parmi les plus gros succès du label indépendant Sub Pop, juste derrière un certain Bleach de Nirvana. Pour rappel, The Postal Service est un projet atypique issu de la réunion de deux univers que tout semblait opposer, à savoir la rencontre improbable de Benjamin Gibbard (chanteur du groupe indie rock Death Cab For Cutie) et de Jimmy Tamborello (artiste de musique électronique aussi connu sous le nom de Dntl). Les deux hommes ont commencé à composer ensemble à partir de 2001, en s’envoyant de manière assidue leurs différents travaux par courriers postaux de part et d’autre des Etats-Unis (Gibbard étant à l’époque basé du côté de Seattle et Tamborello à Los Angeles), d’où le nom choisi par le groupe. Cette collaboration à distance a abouti à un album présentant une osmose rare entre rock indépendant et musique électronique, parfaite synthèse de l’univers des deux compères. Si vous ne connaissez pas cet excellent disque, nous vous invitons à lire la chronique sur notre site (par ici). Un deuxième album a longtemps été attendu, mais les années passant il a fallu se faire à l’idée que Give Up serait l’unique et ultime opus du duo. Notons néanmoins la très belle réédition publiée pour le 10ème anniversaire proposant de nombreux suppléments, dont des titres inédits et de sympathiques reprises des différents singles (par Iron & Wine ou encore The Shins).


En 2013, le groupe entreprend une tournée de retrouvailles en compagnie de la chanteuse et guitariste Jenny Lewis qui avait pu poser sa voix sur plusieurs titres de l’album. Everything Will Change est en fait issu d’un concert enregistré en 2014 au Greek Theatre de Berkeley (Californie) et sorti initialement sous forme d’un documentaire vidéo du même nom. En guise de cadeau de Noël pour 2020, le groupe a la bonne idée de proposer une version audio remixée et remasterisée de cette prestation. Pourquoi donc s’intéresser à un concert réalisé il y a plus de six ans par un groupe ne présentant qu’un seul album à son actif ? Tout simplement parce que les nouveautés autour de The Postal Service s’avèrent particulièrement rares (comme vous l’aurez compris) mais aussi pour le plaisir nostalgique de se replonger dans un des albums electro-pop les plus appréciables des années 2000. De manière plus symbolique, la musique des deux correspondants prend une tout autre saveur en concert, au même titre qu’une relation à distance qui se concrétise physiquement. 


Comment ne pas se faire happer dès l’entame du concert par l’indispensable "The District Sleeps Alone Tonight" (morceau à écouter en soirée au casque, frissons garantis !) ? Ça y est, la magie opère à nouveau et nous voilà reparti pour un tour ! La musique de The Postal Service n’a d’ailleurs pas pris une ride, et le duo de voix formé par Gibbard et Lewis - proposant l’un comme l’autre une prestation tout à fait convaincante et assez proche de la version studio - reste un des réels points forts de cette pop radieuse servie sur un imposant socle de musique électronique. Les trouvailles sonores de Tamborello conservent tout leur panache, comme en attestent les percussions électroniques du single "We Will Become Silhouettes". Ce dernier se permet également quelques variations subtiles par rapport à l’œuvre originale tout en prolongeant l’expérience lors des différentes transitions. Et puis, que dire de "Such Great Heights", titre de loin le plus connu de la bande et que l’on ne se lassera jamais d’écouter: une des meilleures chansons de l’indie U.S de ces vingt dernières années, n’ayons pas peur des mots !


Ce concert se pose également comme un excellent recueil de l’ensemble des réalisations du groupe, le tout restitué avec un mixage de qualité. On retrouve avec plaisir les deux très bons inédits "Turn Aound" et "A Tattered line of string", que le groupe avait commencé à composer en 2006, prémices d’un second album un temps envisagé. Également au menu, la face-B "There’s Never Enough Time", ainsi qu’une reprise du titre "Our Secret" du groupe de rock indie Beat Happening. Mais c’est surtout la reprise de "(This Is) The Dream of Evan and Chan" (issu du premier album de Dntl), morceau par lequel tout a commencé et marquant la toute première collaboration entre les deux hommes, qui apporte une authenticité indéniable à cet album live et saura combler les amateurs du groupe. On se satisfait parfois de peu, mais quand on aime, c’est ce genre de détails qui fait la différence. 


La magie de The Postal Service en concert, quelques titres inédits, et surtout beaucoup de nostalgie font de cette réédition un objet particulièrement délectable. Pour les néophytes, Everything Will Change sera une bonne porte d’entrée, même si nous recommandons en premier lieu de se tourner vers l’album studio, qui conserve tout son charme plus de dix-sept ans après sa sortie.

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