↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Church of the Cosmic Skull


Is Satan Real?


(16/09/2016 - Cosmicskull - - Genre : Rock)
Produit par

1- Mountain Heart / 2- Black Slug / 3- Movements in the Sky / 4- Answers in Your Soul / 5- Is Satan Real? / 6- Watch It Grow / 7- Evil in Your Eye
Note de 4/5
Vous aussi, notez cet album ! (3 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 4.0/5 pour cet album
"Une nouvelle Eglise vous ouvre ses portes, conversion garantie"
François, le 14/01/2021
( mots)

Ceux qui connaissent Church of the Cosmic Skull s’attendent peut-être à des remarques sur l’humour, le pastiche sectaire et le sens de la dérision. Il n’en sera pourtant pas question dans cette chronique, puisque leur premier album, bien que comportant déjà certaines caractéristiques allant dans ce sens, joue moins sur ce registre que Science Fiction, leur second opus, notamment d’un point de vue musical. Attendez donc que ce dernier soit traité par nos soins pour que nous évoquions cette aspect essentiel de l’Eglise en question. 


Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de ce groupe britannique, sachez que la pochette de Is Satan Real ?  annonce plutôt bien la couleur. L’hommage au rock des seventies (et de la fin des sixties, pour le versant psychédélique) est très appuyé, de la présence des claviers analogiques (parfaitement maîtrisés) à la flying V en passant par les couleurs chatoyantes un peu atténuées par un filtre légèrement sépia qui vieilli l’ensemble, jusqu’à la pilosité faciale de Brother Bill ou la durée de l’album qui avoisine celle d’un 33 tours d’antan. Amoureux du revival rock de l’âge d’or vous serez ici servis … et surtout surpris. En effet, sans revenir sur les écueils du renouveau musical bercé aux 1970’s, il faut bien dire que les formations concernées sont toutes plus ou moins brillantes et, surtout, toutes plus ou moins originales. De son côté, Church of the Cosmic Skull est un groupe à la fois unique et brillant tant les influences qu’il revendique sont aussi nombreuses qu’audacieuses. 


La présence de deux chanteuses, les sisters Caroline et Joanne, souvent actrices de chœurs très recherchés, n’y est pas pour rien. Cela donne un côté Abba, pour reprendre les dires provocateurs du groupe, même si nous pensons plutôt à Fleetwood Mac ou aux Mamas and the Papas. Le contraste est saisissant quand on perçoit l’influence tout aussi essentielle du hard-rock pachydermique style Black Sabbath dans un titre comme "Black Slug", dont l’introduction tamisée ne doit pas vous tromper. De même, les influences progressives ne sont pas complètement oubliées, comme sur le title track majoritairement instrumental – avec une guitare jonglant dans des effets et citations hautes en couleur. On pense aussi au très long "Evil in Your Eye" – plus de 11 minutes – qui sans être purement prog’ possède tout de même une architecture complexe, des passages planants, des chorus plein de bravoure (aussi bien aux claviers – particulièrement sur ce titre - qu’à la guitare). On n’est pas loin de ces groupes qui naviguent entre rock progressif et easy-listening que furent Supertramp ou ELO. 


Ce même titre présente toute la dimension exceptionnelle du groupe qui parvient à créer un répertoire réellement rock, voire hard-rock, très inventif et maîtrisé techniquement, tout en recyclant des gimmicks issus de genres plus FM (la ligne de claviers de "Evil in Your Eye") et en se déployant sur des registres variés (folk sur "Answers in Your Soul"). On peut louer un véritable talent dans la composition, au-delà de la densité réelle du propos, à travers la capacité à trouver des éléments immédiatement accrocheurs. "Movements in the Sky" possède ainsi un refrain touchant qui louvoie entre espoir et mélancolie, sensation ambigüe apportée par les claviers et les chœurs, et "Watch It Grow" un riff à la Uriah Heep très efficace rehaussé par le dialogue très bien mené entre le chant principal et les choristes. 


De toute façon, la messe était dite dès les premières notes de l’album. Quelle introduction dantesque que celle de "Mountain Heart", coup de cœur absolu de cet album haut en couleurs ! Une guitare surpuissante, plus vrombissante que rugissante, aux notes toutes plus bien trouvées les unes que les autres, avant d’offrir un couplet mémorable, où le chant et la six-cordes suivent la même mélodie. Il y a du Californien, du Henrix et du Atomic Rooster, du Kansas et du Curved Air là-dedans ... Il y a surtout du Churh of the Cosmic Skull, dont la forte identité est confirmée par la présence du violon, qui enrichit une palette instrumentale déjà bien fournie. 


Vous avez ici l’histoire de ma conversion, rendez-vous sur la chronique de Science Fiction pour en savoir plus sur les dessous de cette Eglise musicale unique en son genre. 


 

Commentaires
FranckAR, le 15/01/2021 à 12:17
Excellent ce groupe, et très bon album! Mais au final je préfère le ton plus "second degré" du deuxième album. Ne surtout pas passer à côté des clips très colorés qui maitrisent l'art du kitsch à la perfection ^^.
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Album de la semaine

The Killers


Pressure Machine


"

Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

"
À lire également