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Critique d'album

The Pineapple Thief


One Three Seven


(00/00/2001 - Kscope - New Prog - Genre : Rock)
Produit par Bruce Soord

1- Lay on the Tracks / 2- Perpetual Night Shift / 3- Kid Chameleon / 4- Incubate / 5- Doppler / 6- Ster / 7- Release the Tether / 8- How Did We Find Our Way? / 9- 137 / 10- Preserve / 11- Warm Me / 12- PVS / 13- MD One
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Début des choses sérieuses pour Bruce Soord"
Franck, le 13/04/2021
( mots)

N.B. : Cet article fait suite à la chronique The Pineapple Thief – Abducted at Birth.


En s’autorisant une parenthèse solo sous le patronyme de Pineapple Thief, l’artiste britannique Bruce Soord a pu s’adonner à une musique bien plus légère et accessible que celle qu’il pratiquait avec son groupe de l’époque, Vulgar Unicorn (groupe de rock progressif totalement méconnu mais qui mérite tout de même le détour). Bien qu’imparfait et expérimental, l’album Abducting the Unicorn (renommé Abducted at Birth), mettait déjà en avant le réel potentiel de composition de son auteur, ce dernier se montrant à l’aise tant dans des registres pop, que rock alternatif ou encore progressif. Le musicien n’a clairement pas la folie des grandeurs et n’est pas du genre à s’attirer les projecteurs ; ainsi, ce projet inattendu aurait pu se limiter à un plaisir éphémère. Fort heureusement, face à l’insistance de ses fans, Soord finit par remettre le couvert. Nous voici donc, vingt ans plus tard, en train de commenter le deuxième album de The Pineapple Thief, intitulé One Three Seven (2001).


Resituons le contexte musical de l’époque. A l’aube des années 2000, la scène britannique voit débarquer deux futurs phénomènes venant bousculer la hiérarchie préétablie : d’un côté Coldplay avec les mélodies voluptueuses de Parachutes (2000), de l’autre Muse et la démesure salvatrice de Origin of Symmetry (2001). Les valeurs sûres, quant à elles, en profitent pour surprendre et se renouveler : Radiohead fait alors son Kid A (2000) - laissant sur le cul une partie de son public - et Porcupine Tree, bien loin des futilités mercantiles, prépare son virage vers le metal. Difficile de tirer son épingle du jeu face à de tels concurrents, surtout avec un nom aussi inoffensif que "Voleur d’ananas". Peu importe, Bruce Soord en véritable outsider de l’ombre (lié malgré lui à une scène new prog très expérimentale réduisant tout espoir de succès médiatique), pose petit à petit les fondations de son projet. 


Tout en prolongeant l’expérience amorcée avec Abducted at Birth, ce deuxième effort nous fait découvrir une nouvelle facette de l’artiste: celle d’un véritable façonneur de chansons pop délicates et mélancoliques. Et malgré des textes parfois minimalistes (abordant inlassablement des thématiques comme la vie, l’amour, la mort) enveloppés dans des compositions à l’apparente simplicité, on finit par se prendre au jeu et tomber sous le charme des ambiances rêveuses ("Lay on the Tracks"), chansons d’amour ("How Did We Find"), et autres morceaux aussi touchants qu’épurés ("Md One").  Cette sensibilité n’est en aucun cas un prétexte pour livrer une musique aseptisée et mielleuse. Malgré un aspect lumineux prédominant, une part d’obscurité subsiste dans cette musique alternant régulièrement entre beauté immédiate et ambiances plus inquiétantes. Qui aurait pu prédire que derrière les cris stridents et la rythmique quasi hip-hop de "137" se cachait un refrain aussi radieux et entêtant ? Ce titre définit à lui seul tous les contrastes et la richesse de la musique de The Pineapple Thief; celle-ci n’hésitant pas à se montrer plus incisive comme dans le titre "Doppler" dont les guitares rugissantes accentuent toujours plus la comparaison avec Radiohead (à l’époque de My Iron Lung).


Autre réussite incontestable et première création d’envergure pour Soord : "Kid Chameleon". Devenu depuis un classique du groupe, ce morceau nous happe dès son introduction hypnotisante - composée d’une ligne de guitare et de subtils effets électroniques - avant une montée en intensité tout en finesse et en émotion.


Seule ombre au tableau, un contenu bien trop dense pour un album qui prône pourtant une certaine légèreté, ayant pour conséquence de noyer dans la masse de réelles fulgurances. Avec ses 70 minutes au compteur et quelques passages un peu plus faibles, le disque aurait en effet mérité un sérieux élagage. Il faut dire que Bruce Soord se découvre à l’époque une productivité nettement au-dessus de la moyenne, et ne peut encore se permettre d’avoir recourt à des contenus annexes (EP ou compilations de faces B). Ce qui peut expliquer en partie cet excès de générosité.


Avec ce deuxième album, Bruce Soord franchit un nouveau pallier lui permettant de donner une véritable identité à son projet. Désormais plus à l’aise au chant, mais aussi dans la composition, l’artiste britannique parvient à proposer un délicieux recueil de morceaux pop saupoudré de ses influences progressives, qui, vingt plus tard s’avère être un des disques les plus accessibles et immédiats de The Pineapple Thief. La machine est désormais lancée ! A son bord, un homme qui n’aura de cesse de peaufiner son œuvre dans un anonymat médiatique quasi complet, tout en maintenant un rythme de croisière lui permettant d’enchainer avec pas moins de huit albums en l’espace de six ans (dont deux disques bonus et une nouvelle collaboration avec Vulgar Unicorn). Le meilleur restant à venir... 

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