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Critique d'album

The Pineapple Thief


Abducted at Birth


(03/11/2017 - Kscope - New Prog - Genre : Rock)
Produit par The Pineapple Thief

1- Private Paradise / 2- Drain / 3- Whatever You Do, Do Nothing / 4- No One Leaves This Earth / 5- Punish Yourself / 6- Everyone Must Perish / 7- Judge The Girl / 8- Parted Forever / 9- Mysterious Extra Track
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Dépoussiérage du premier album de Bruce Soord. Une réalisation imparfaite qui pose néanmoins de solides bases pour la suite"
Franck, le 26/03/2021
( mots)

Versions of the Truth, le treizième album de The Pineapple Thief nous a clairement laissé sur notre faim. Nous vous avions alors promis de revenir sur les premiers albums du voleur d’ananas, parus initialement sous le label Cyclops Records entre 1999 et 2007. Il faut dire que les six disques réalisés durant cette période étaient jusqu’à présent réservés à une poignée d’initiés ainsi qu’aux fans de la première heure. Le prix exorbitant des quelques copies restantes sur le marché venait alors décourager les auditeurs curieux qui avaient pu découvrir le groupe avec le très bon Tightly Unwound (2008), album marquant le début de la collaboration avec le label Kscope. Bien content de voir le talentueux groupe (dont le parcours n’est pas sans rappeler un certain Porcupine Tree) rejoindre ses rangs, le label anglais devenu un acteur majeur de la scène new prog s’est empressé de remettre en avant cette discographie méconnue. C’est ainsi que nous voyons apparaître depuis 2011 différentes rééditions dont la dernière en date, Abducted at Birth, qui n’est autre que le tout premier album du groupe sorti en 1999 sous le nom de Abducting the Unicorn. Tout comme Steven Wilson avec Porcupine Tree, Pineapple Thief (le "The" sera ajouté bien plus tard pour éviter une comparaison trop marquée) est le projet d’un seul homme, Bruce Soord ; projet qu’il initie en parallèle de son groupe Vulgar Unicorn en compagnie d’amis musiciens. C’est d’ailleurs en référence à ce groupe que Soord changea finalement le nom de l’album en Abducting the Unicorn. Cette nouvelle édition revient donc à l’intitulé prévu initialement. Nouveau nom, nouvel artwork, des morceaux retravaillés et un titre bonus, voilà une parfaite occasion pour découvrir les prémices de ce projet, qui ne deviendra un groupe à part entière qu’après plusieurs albums. 


Ce premier album est l’occasion pour le frontman de s’adonner à diverses expérimentations et de tester plusieurs styles de compositions : des morceaux relativement classiques et directs jusqu’à des structures beaucoup plus progressives alternant entre minimalisme et arrangements complexes. On retrouve aisément les influences de Porcupine Tree, mais aussi des sonorités allant piocher chez Radiohead ou encore The Smashing Pumpkins. La comparaison est d’autant plus prononcée que le chant de Bruce Soord se situe à mi-chemin entre celui de Thom Yorke et Billy Corgan


A l’instar des premières productions des trois groupes cités précédemment, le premier album de The Pineapple Thief s’apparente davantage à une première ébauche manquant par moment de cohérence et d’un fil conducteur. Ainsi on peut passer du très Radioheadien "Whatever You Do, Do Nothing" à l’autrement plus expérimental "No One Leaves This Earth" dont la section instrumentale quasi electro rappelle par moment les ambiances sombres de Signify (Porcupine Tree, 1996). On se rend aussi compte de la réelle progression effectuée au fil des années au niveau du chant. Bien entendu, l’intérêt de The Pineapple Thief n’a jamais été du côté de la prestation vocale, mais il faut bien avouer que le chant n’est ici pas toujours maitrisé et montre parfois ses limites. On est également bien loin du niveau des partitions de batterie proposées depuis 2016 par Gavin Harrison ; l’aspect bien trop sage et linéaire des percussions conférant par moment une impression de boite à rythme.


Ces défauts se voient facilement compensés par les nombreuses qualités qui parcourent Abducted at Birth. Tout d’abord le titre "Private Paradise", rare rescapé de cette période (que certains ont pu découvrir avec le Best-of 3000 Days), justifie à lui seul que l’on s’intéresse à l’album. Malgré ses longueurs (presque 12 minutes), ce titre est une réelle réussite se démarquant avec son ambiance légère et rêveuse. Pourvu d’une rythmique entrainante, le morceau permet à Bruce Soord de s’illustrer avec un premier solo de guitare, qui, sous son apparente simplicité cache en réalité une réelle richesse d’arrangement. C’est justement là où se trouve le véritable talent de Soord : en partant d’une base mélodique linéaire, l’artiste britannique parvient à créer de véritables tableaux composés de différentes superpositions de guitares et de subtiles variations d’intensité, révélant au fur et à mesure des immersions une technicité et une profondeur d’écoute insoupçonnée.


Bruce Soord semble exploiter toutes les sonorités permises par son instrument à six cordes et commence à définir l’identité des futurs albums de Pineapple Thief. C’est le cas notamment sur "Punish Yourself" où l’on retrouve le son si caractéristique de cette guitare mi-électrique mi-acoustique à la tonalité douce et chatoyante. "Judge a Girl" est à ce titre une bonne transition vers l’album suivant. Mais c’est surtout avec le morceau "Parted Forever", belle progression délicate et minimaliste de 19 minutes, que Soord prépare le terrain à un de ses futurs chef d’œuvres : "Remember Us" qui viendra clôturer de manière magistrale, quatre ans plus tard, l’album Variations on a Dream.  


Sans être exceptionnel, ce premier album pose de solides bases pour la suite de la discographie de The Pineapple Thief, que ce soit dans l’esthétique ou dans la technique de composition. Les amateurs du groupe prendront plaisir à (re)découvrir cet album à travers cette réédition, qui malgré des longueurs flagrantes et un manque de cohésion, réserve son lot de surprises. Abducting the Unicorn (désormais Abducted at Birth) marque ainsi le début de l’œuvre de Bruce Soord, qui, avec passion et minutie nous gratifiera par la suite - dans un anonymat presque complet - de véritables bijoux de rock sensible teinté de progressif.

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