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Critique d'album

Motörhead


Bad Magic


(28/08/2015 - UDR Gmbh - Heavy rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par Cameron Webb

1- Victory Or Die / 2- Thunder & Lightning / 3- Fire Storm Hotel / 4- Shoot Out All Of Your Lights / 5- The Devil / 6- Electricity / 7- Evil Eye / 8- Teach Them How To Bleed / 9- Till The End / 10- Tell Me Who To Kill / 11- Choking On Your Screams / 12- When The Sky Comes Looking For You / 13- Sympathy For The Devil
Note de 4/5
Vous aussi, notez cet album ! (13 votes)
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Motörhead surprend encore par sa longévité et la qualité de ses productions"
Erwan, le 08/09/2015
( mots)

On a l’habitude depuis quelques années d’accueillir chaque nouvelle de Motörhead comme on accueille avec inquiétude les paroles du médecin qui s’occupe d’un de nos proches. Chaque concert a le goût funèbre de la dernière danse, et l’annonce de la sortie d’un nouvel album du trio laisse forcément perplexe. Pourtant, il est là, devant nous, amaigri, ridé, le visage marqué et le regard sévère, un long doigt dressé dans notre direction. Lemmy et sa bande avaient déjà fait taire beaucoup de détracteurs avec Aftershock en 2013. Une paire d’années plus tard, Bad Magic confirme que même très proche du décès, Lemmy n’a jamais été aussi vivant.


Après 40 ans de carrière, Motörhead fait partie de ces groupes dont on n’attend plus vraiment de surprise, et qui peuvent se contenter à la façon d’AC/DC de réciter ce qu’ils font de mieux dans leur style reconnaissable entre tous. Que prouver de plus après plus d’une vingtaine de disques, après être devenu l’une des formations les plus emblématiques du rock ? Pourtant, si on retrouve bien évidemment ce qu’on s’attendait à entendre dans ce Bad Magic (Eh oui, Motörhead fait du Motörhead, qui l’eut cru ?), le tempo rapide et le son caractéristique du groupe ne tuent pas les nuances que proposent ces 13 nouvelles pistes. Les morceaux plus rock n’roll tels "Fire Storm Hotel", "Teach Them How To Bleed" ou "When The Sky Comes Looking For You" sont une respiration intéressante dans un disque qui, comme tous ses prédécesseurs, est dominé par la basse et les riffs très gras vite expédiés sur un tempo toujours costaud.


On connaît Motörhead, on sait comment ça fonctionne, et on pouvait craindre une chose depuis l’annonce de la tracklist : cette reprise de "Sympathy For The Devil" qui clôt l’album. Pas une première dans l’histoire du rock, les Guns et Ozzy Osbourne s’étant déjà frottés à l’emblématique titre des Stones avec plus ou moins de réussite. Il était évident que Motörhead allait devoir beaucoup s’approprier la chanson pour la faire coller à leur façon de faire. On se retrouve donc avec une reprise bien plus pêchue, dominée par le jeu solo et les percussions, qui ne salit pas la version originale en restituant à l’arrivée la même énergie. La manière est moins fine, c’est clair. Mais on ne peut s’empêcher de sourire en l’écoutant, se disant qu’il n’y a peut-être pas d’autre titre qui colle mieux à Lemmy que celui-ci. On ne peut néanmoins que le contredire quand ce dernier affirme que sa reprise dépasse de loin l’originale.


Comme tous les bons disques de hard rock, Bad Magic se lance à toute vitesse pour nous emporter sans vraiment nous laisser le choix et les premiers titres "Victory or Die" et "Thunder and Lightning" s’enchaînent tout seul, dans un style classique mais efficace. "The Devil", "Evil Eye" et "Tell Me Who to Kill" font également partie des gros morceaux de ce nouveau disque et offres le plaisir d’entendre Lemmy dans différents registres de voix, tantôt plus guttural, tantôt chuchotant, tantôt beaucoup plus claire, de quoi rassurer sur l’état de ses cordes vocales alors que tout le reste semble partir en sucette. Petite surprise du chef, la power-ballade "Till The End" qu’on n’attendait pas vraiment, l’exercice étant assez rare chez Motörhead. Une ballade saturée qui nous offre une facette de Lemmy qu’on aurait peut-être aimé entendre plus souvent en 40 ans.


 


La réalité est malheureusement bien plus moche que ce que ce Bad Magic nous laisse croire : Lemmy arrive au bout de la route. Les récentes images de son concert annulé à Austin ne laissent aucun doute. Mais alors que sa santé se dégrade et qu’il est presque certain que Motörhead ne pourra pas exister sans lui, Bad Magic est une jolie parenthèse, un genre de petit mensonge que l’on peut écouter en se disant « Tout va bien. Il est toujours au top. ». Et qui sait, peut-être que le grand trompe-la-mort n’a pas fini de nous surprendre…

Avis de première écoute
Note de 3/5
A priori, Motörhead, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé. Un petit Ace of Spades de temps en temps, ça me suffit pour avoir ma dose de guitares hurlantes, rythme d'enfer et chanteur chevelu. La bonne nouvelle, c'est que même en ayant raté 35 ans de leur carrière, je peux aborder Bad Magic avec exactement la même attitude: c'est une bonne tranche de hard rock à l'ancienne. Pour les fans, c'est aussi plutôt une mauvaise nouvelle, du coup.
Avis de première écoute
Note de 3.5/5
Rien de nouveau sous le soleil... Mais on s'en tamponne l'oreille avec une chaussette. Ce Bad Magic à la production d'enfer suinte le rock, le vrai, le dur. Déboulant aussi vite qu'un camion à bestiots dans une descente d'autoroute, le nouvel album de la bande à Lemmy dépote et ne fait pas dans la dentelle. Le plaisir instinctif du rock, point barre.
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Commentaires
James, le 16/03/2016 à 16:34
Du très bon, un groupe culte . R.I.P Mister Lemmy