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Critique d'album

Lynyrd Skynyrd


Lynyrd Skynyrd 1991


(11/06/1991 - Atlantic - Rock sudiste - Genre : Rock)
Produit par Tom Dowd

1- Smokestack Lightning / 2- Keeping the Faith / 3- Southern Women / 4- Pure & Simple / 5- I've Seen Enough / 6- Good Thing / 7- Money Man / 8- Backstreet Crawler / 9- It's a Killer / 10- Mama (Afraid to Say Goodbye) / 11- End of the Road
Note de /5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Un heureux comeback en demi-teinte"
François, le 06/11/2021
( mots)

Octobre 1977, direction Bâton-Rouge en Louisiane, un avion se crashe à 18h52. En son sein, les membres du groupe Lynyrd Skynyrd, étoiles du rock sudiste, connaissent un destin tragique : trois morts (sans compter les ravages parmi les roadies) et de nombreux blessés. La carrière prometteuse du plus grand groupe de southern rock est stoppée nette. 


Dix ans plus tard, pour rendre hommage au tragique accident, une reformation inattendue décide de célébrer les cinq albums mythiques qui avaient fait la carrière tristement écourtée du combo. Un témoignage, Southern by The Grace of God (1988), met en avant l’efficacité de cette nouvelle composition de Lynyrd Skynyrd ainsi que la ferveur du public pour un mythe en train de se réécrire : le potentiel était là pour une résurrection en bonne et due forme, entendre un nouvel album. Ce fut Lynyrd Skynyrd 1991, un titre on ne peut plus sobre pour évoquer la date du retour mais également le groupe sous une seconde version. 


Ronnie Van Zant, frangin de Johnny Van Zant, prend le chant avec un timbre très Dixie, aux côtés des membres historiques comme les guitaristes Gary Rossington ou Ed King (Randall Hall fait office de troisième guitariste, Allen Collins disparaissant en 1990), de Billy Powell aux claviers, Artimus Pyle à la batterie ou Leon Wilkeson à la basse. 


Le défi est tout de même d’ampleur, il fallait être à la hauteur des chefs-d’œuvre passés et de la mémoire des morts, tout en relançant réellement la machine, ne pas se contenter du témoignage. 


Stylistiquement parlant, Lynyrd Skynyrd offre une nouvelle cuvée de hard-rock sudiste traditionnel : "Smokestack Lightning", entre piano de saloon et riff rock’n’roll saturé, une teinte de groove sur "Keeping the Faith", le contraste entre des couplets très rythmés et des ponts/refrains plus solennels de "Southern Women" … Les trois premiers morceaux tracent la ligne générale de l’opus qui est satisfaisante pour l’amateur du genre mais sans grande prise de risque, ce qui permet certes de garantir un album de bonne qualité mais qui a également le défaut de le maintenir au rang de très convenu. Ainsi, la plupart des morceaux sortent des oreilles à peine ont-ils été entendus, laissant au moins le plaisir d’avoir passé un bon moment, même si certaines pistes ne manquent pas de relief ("It’s a Killer", "End of the Road"). 


De plus, le rock identitaire qu’ils proposent (et qui était attendu), n’échappe pas aux écueils du genre. Les grands renforts de chœurs gospel, très nombreux tout au long de l’opus, sont certes une caractéristique de l’esthétique sudiste, mais elle devient ici une invasion chorale très vite désagréable ("Keeping the Faith", l’aerosmithien "I’ve Seen Enough", on pourrait multiplier les exemples). De même, quand ils se lancent dans les ballades, ils n’évitent pas toujours la mièvrerie sans être ridicules ("Pure & Simple"), et finalement, ce qui est censé servir d’hymne ("Mama (Afraid to Day Goodbye)") est finalement (hélas) un bon morceau sans grande pompe (malgré de beaux passages de guitare). Rien de très exaltant. 


Lynyrd Skynyrd 1991 offre tout ce que le public pouvait attendre, et c’est bien là que le bât blesse. En répondant aux attentes, ils n’apportent aucune surprise et se contentent de produire un rock sudiste tout ce qu’il y a de plus classique. De plus, ils se contentent de ce minimum, sans jamais briller dans le registre que le groupe a pourtant grandement participé à mettre au monde. Avec ce sixième album, on retiendra donc une chose et non des moindre, Lynyrd Skynyrd est de retour ; la suite des événements sera plus intéressante. 


A écouter : "It’s a Killer", "Mama (Afraid to Day Goodbye)", "End of the Road"

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