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Critique d'album

Intronaut


Fluid Existential Inversions


(28/02/2020 - Metal Blade Records - Metal progressif, post-metal - Genre : Hard / Métal)
Produit par Josh Newell

1- Procurement Of The Victuals / 2- Cubensis / 3- The Cull / 4- Contrapasso / 5- Speaking Of Orbs / 6- Tripolar / 7- Check Your Misfortunes / 8- Pangloss / 9- Sour Everythings
Note de 4.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Laissez-vous prendre dans les tourbillons sonores d’Intronaut"
Franck, le 14/12/2020
( mots)

La fin d’année approchant, il sera bientôt l’heure du bilan pour cette période musicale. Cette année restera spéciale du fait de son contexte, mais je pense pouvoir avancer sans trop de risques que 2020 est un grand cru, particulièrement riche en découvertes et en albums de grande qualité, et ceci tous styles confondus ! Dans le genre metal, la dernière réalisation des Allemands de The Ocean, traitée dernièrement dans nos pages, m’a laissé une forte impression et a de grandes chances de finir sur mon podium personnel. Dans un style relativement proche, je tenais à vous présenter le groupe américain Intronaut qui a sorti en début d’année un album de haut vol. Ce groupe de metal originaire de Los Angeles (à mi-chemin entre le post-metal et le sludge), propose depuis sa formation en 2004 une musique complexe, incorporant des éléments de rock progressif et de jazz dans des morceaux à tiroirs où polyrythmies et autres expérimentations sonores sont de la partie. 


A l’image de l’étrange pochette (entre terre et mer) l’expérience sera mouvementée et déroutante, baladant régulièrement l’auditeur entre chaos et harmonie. Autant dire que plusieurs écoutes seront nécessaires pour en apprécier toutes les qualités. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’album en est truffé ! Fluid Existential Inversions est le sixième effort des californiens qui auront attendu cinq ans pour rejoindre à nouveau les studios. Le groupe est passé par une période difficile qu’il a fallu surmonter - notamment le renvoi du batteur historique Danny Walker - et a donc pris le temps nécessaire pour concocter ce nouveau disque. Malgré des albums aux qualités indéniables, Intronaut ne dispose pas d’une notoriété à la hauteur de son talent. Il faut dire que la concurrence est rude au sein d’une scène metal particulièrement foisonnante et que de nombreux groupes peuvent rester dans l’ombre des têtes d’affiche. En l’absence de nouveautés du côté des ses concurrents directs, Mastodon et Baroness en tête (on pourrait également inclure Meshuggah et Animals As Leaders pour le côté djent), Intronaut a l’occasion de se distinguer en 2020 !


Le groupe ne se fait pas attendre et embarque l’auditeur dans un véritable tourbillon sonore mené tambour battant par une énorme section rythmique. Les éventuelles inquiétudes liées au changement de batteur s’estompent rapidement : le nouveau membre Alex Rudinger est plus que convaincant avec un jeu précis aux influences jazz, et impose une cadence impitoyable dès le single "Cubensis". Ce premier titre est une parfaite introduction à l’univers d’Intonaut, alternant inlassablement entre riffs nerveux et passages plus atmosphériques. L’autre particularité du groupe est son duo de chanteurs-guitaristes composés de Sacha Dunable et de Dave Timnick. Les deux hommes se complètent parfaitement - à tel point qu’il est difficile de distinguer qui fait quoi - et apportent de la profondeur aux différents enchainements, que soient au niveau de l’intensité du jeu de guitares mais aussi avec des harmonies vocales saisissantes. Le bassiste Joe Lester, en véritable chef de file, assure quant à lui une continuité tout au long des expérimentations sonores du groupe avec un jeu remarquable, à la fois varié et percutant.


Dès la première écoute, un groupe comme Baroness vient instinctivement à l’esprit (notamment lors de certains chœurs), mais il serait réducteur de limiter Intronaut à des comparaisons. A l’instar de The Ocean, les californiens se démarquent avec des ambiances sophistiquées et des structures complètement imprévisibles. Le titre "The Cull" en est le parfait exemple, tant il brouille les pistes : débutant pourtant de manière plutôt agressive sur de grosses guitares saturées et les rugissements de Sacha Dunable, le morceau se révèle surprenant et doté d’une incroyable force mélodique. 


Le groupe nous rallie définitivement à sa cause avec le morceau "Contrappasso". Tout y est, un riff de guitare puissant (dont le groove n’est pas sans rappeler Meshuggah), un chant maitrisé de bout en bout et une batterie toujours aussi explosive. Les instants d’accalmie s’en trouvent d’autant plus marquants et apportent quelques moments d’évasions où le tumulte laisse place à de subtiles notes de claviers et de guitares aux sons clairs. 


Intronaut sait également se faire plus direct avec le classique mais efficace "Speaking of Orbs", qui nous fera balancer la tête de haut en bas avec ses faux airs de nü-metal, et regretter d’autant plus l’absence de concert cette année. Autre moment fort de l’album, "Pangloss" qui nous plonge dans une atmosphère sombre au son lourd, en martelant sont riff entêtant avant de bifurquer vers des sonorités plus heavy metal. La fusion entre rock progressif et les différentes influences metal du groupe s’avère particulièrement réussie, d’autant plus que les Californiens évitent de tomber dans les poncifs du genre (technique à outrance, ligne mélodique peu lisible ou encore album trop long). Cela reste valable lorsque le groupe s’adonne à de multiples changements rythmiques et à des sonorités djent, comme sur le titre final "Sour Everythings" qui ne dépareillerait pas sur un album des musiciens émérites de Animals As Leaders


Après cinq ans de tourments, Intronaut fait un retour fracassant avec un album riche et ambitieux, appuyé par une production soignée et des musiciens en grande forme (encore une fois, quel jeu de batterie !). L’album est exigeant et fourmille de détails au sein d’une structure complexe, mais le groupe parvient à maintenir l’attention de l’auditeur jusqu’au bout grâce à une créativité et une gestion du rythme épatante rendant l’ensemble assez addictif. Amateurs de rock et metal progressif, ne passez surtout pas à côté de cet album !

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