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Critique d'album

Humble Pie


Smokin'


(00/03/1972 - - Hard Rock blues rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Hot 'N' Nasty / 2- The Fixer / 3- You're So Good To Me / 4- C'mon Everybody / 5- Old Time Feelin' / 6- 30 Days In The Hole / 7- Road Runner / 8- Road Runners 'G' Jam / 9- I Wonder / 10- Sweet Peace And Time
Note de 3/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Classic-rock très classique"
François, le 27/08/2022
( mots)

Il est une ironie de l’histoire que celle qui fit de Smokin’, cinquième album d’Humble Pie, leur plus grand succès, alors qu’il était le premier composé sans le guitariste star Peter Frampton, le futur homme au live le plus vendu de l’histoire (Frampton Comes Alive !, 1976 – ne soyons pas excessifs, c’est seulement l’un des lives les plus vendus de l’histoire). Pourtant, le groupe de Steve Marriott, tel qu’on peut l’appeler maintenant qu’il n’a plus de direction bicéphale, atteint le sommet des charts, ou presque, et ce des deux côtés de l’Atlantique, tout en demeurant un "supergroupe" avec l’arrivée de l’ex-Colosseum Clem Clempson (les membres d’Humble Pie sont tous issus d’anciennes formations plus ou moins prestigieuses, dont les Small Faces pour Marriott et Spooky Tooth pour le bassiste Ridley).


Album de la Conquête de l’ouest donc, qui connut d’ailleurs un meilleur accueil aux Etats-Unis qu’en Angleterre, Smokin’ semble également avoir été conquis par les USA au regard du nombre de reprises qui le composent. On croise ainsi Eddie Cochran et son "C’mon Everybody", dans une version Heavy et T-Rex-ienne, Cecil Grant et "I Wonder", un slow bluesy qui s’étend sur plus de huit minutes (!!), et enfin Junior Walker avec "(I’m a) Road Runner" (ici sous le titre "Road Runner/Road Runner’s G Jam"), très cadencé et plein de groove. Comment expliquer cette avalanche de de reprises ? Manque d’inspiration ? Souhait de rendre un hommage aux racines esthétiques américaines du combo et de ses membres issus des 1960’s britanniques très influencées par la musique outre-Atlantique ? Quoique bien interprétées, notamment par Steve Marriott qui est un chanteur à la présence aussi bien rock que soul, elles piochent dans un registre très convenu, peu inventif pour les 1970’s bien entamées.


Et c’est un peu là que le bât blesse en ce qui concerne Humble Pie : son orientation classic-rock sans réelles aspérités dans une période qui ne manquait pas d’originalité au sein des musiques populaires. Certes, les claviers et le chant incarné de Marriott donnent un peu de relief à "Hot ‘n’ Nasty", le riff Heavy de "The Fixer" est loin d’être mauvais, la ballade soul "You’re So Good for Me" et le country-blues "Old Time Feelin’" apportent un peu de diversité, le zeppelinien (surtout pour le chant) "Sweet Peace and Time" est parfois séduisant …  Mais le tout est vraiment très convenu, il n’y a finalement rien qu’on ne trouve déjà chez Trapeze, Free, Nazareth ou Grand Funk Railroad par exemple et parfois en mieux. C’est loin d’être mauvais, sûrement très adéquat pour la période, mais il nous semble vraiment que dans la postérité, ce genre d’œuvre ne peut qu’apparaître daté. Alors oui, il y a tout de même un tube, qui possède toujours son potentiel cinquante ans plus tard, "30 Days in a Hole", entre rock et soul (pensez aux chœurs), au riff groovy et au rythme cadencé – c’est au moins ce qu’il faudra en retenir.


Loin des débuts marqués par une certaine progressivité, Humble Pie propose ici un rock simple qui vise une audience large, dans un registre très soul et blues avec des détours vers hard-rock léché. Très bien interprété, notamment par Marriott qui demeure une figure incontournable de la scène britannique, il se démarque peu au sein de la dynamique rock des 1970’s et peut sembler aussi bien trop inscrit dans son temps qu’encore un peu lié aux 1960’s.


A écouter : "30 Days in a Hole", "Sweet Peace and Time"

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