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Critique d'album

Daughn Gibson


Me Moan


(09/07/2013 - Sub Pop - indietronica / alt-country - Genre : Autres)
Produit par

1- The Sound of Law / 2- Phantom Rider / 3- Mad Ocean / 4- The Pisgee Nest / 5- You Don't Fade / 6- Franco / 7- Won't You Climb / 8- The Right Signs / 9- Kissin' On a Backtop / 10- All My Days Off / 11- Into The Sea
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"USA Today."
Kevin, le 08/07/2013
( mots)

Daughn Gibson a commencé à se faire un nom au printemps 2012 après son premier album All Hell et cette improbable alliance en noir et blanc de l'americana le plus poussiéreux et l'electro la plus gaillarde. Avant ce tour de force amplement convaincant, cette armoire à glace made in Pennsylvanie avait dégommé les fûts du groupe de rock/stoner Pearls And Brass, avant de laisser la musique de côté après son départ du groupe. Si plus personne ne l'attendait, il n'empêche que le succès de son premier album braque tous les regards sur la sortie du second, comme pour vérifier si son insolite musique pouvait survivre à un nouveau jet. S'il fallait décrire en quelques mots la production de l'ami Gibson, on mettrait en avant cette troublante voix pressleysienne qui maugrée sur des errements electro-country. Une voix chaude, précise et maîtrisée qui résonne et rebondit sans effort et fleure bon ces réminiscences de l'Amérique la plus fascinante. Car l'homme utilise son organe pour raconter, comme Cormac MacCarthy ou Jeff Nichols avant lui, sa vision de son pays, sans cliché ni ménagement, avec plus de guitares tranchantes et de basses rondouillardes que d'harmonicas des feux de camp. Tendu ou suave, il traîne son timbre profond de quaterback sur ses mélodies simples, pimpées aux arrangements touffus. 

Me Moan prolonge la combinaison entre musiques moderne et traditionnelle enclenchée avec le premier album, même s'il peut s'avérer étrangement pop lorsqu'il entremêle mélodies catchy et compositions densément grouillantes. Notamment sur l'impeccable "Won't You Climb" morceau lumineux et suffisamment aérien pour se détacher du réalisme froid qui émane par volutes de l'album. Ou encore le tout aussi ensoleillé "All My Days Off", comptine tendresse de fin d'été californien, qui sans sombrer dans le sentiment, offre un joli moment de respiration en fin de course. Mais le garçon cultive avant tout une idée crasse de l'élégance, héritage de ses années stoner, notamment sur un "Kissing On A Backtop" moite où l'ami Gibson roule des mécaniques comme un Elvis des campus pas content. La basse alourdit toutes les ambiances, plaquant au sol la plupart des morceaux, la joue contre le bitume brûlant. 

Car le bougre aligne des prestations de trucker sans sourciller, d'un "The Sound of Law" qui trace à toute allure à "You Don't Fade", où ses penchants pour les structures alambiquées refont surface dans un tumulte maté. On déguste également les quelques élans psyché d'un "The Pisgee Nest", qui dansent sur une fausse nonchalance au gré du vacillement d'un riff éthéré qui ondule sur une basse pachydermique. Ou encore les efforts expérimentaux d'un "The Right Signs" où sa voix de balourd est cassée par des beats acides avant de rendre les armes. Il est tout aussi facile d'apprécier "Mad Ocean", torturé comme un vieux Dandy Warhols gonflé à la testostérone, bazardé par son rythme bancal quoique soutenu, et traversé par une cornemuse distordue des plus intrigantes ; ou encore de se lover dans les calmes méandres rock façon road trip de "Franco" ou "Phantom Rider". 

Ce nouvel album apporte plus de nuances dans les compositions de Daughn Gibson, notamment dans son chant, qu'il semble appréhender avec davantage d'assurance. Le seul reproche qu'on pourrait lui faire est qu'à entretenir un son uniformément dense, il se dessine une homogénéité immaculée dans les textures. Les compositions sont habiles mais ce même voile gris qui plane tout au long de l'album enferme presque Gibson dans sa propre originalité, comme s'il refusait mordicus de tenter autre chose. Il s'avère malgré tout que le charme opère, que le succès de Gibson ne repose pas uniquement sur son originalité (mixer electro et country, franchement...) mais bel et bien sur un savoir-faire confirmé et indéniable. Une voix qui ressuscite les US façon fifties et affirme une brillante idée du rock tel qu'il peut être aujourd'hui. Me Moan mérite au moins une écoute curieuse, d'une parce qu'il est unique, de deux, parce qu'il est de très bonne facture. 

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